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Archives de Tag: spirituel

 

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Les preuves scientifiques d’une vie après la mort

 

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Pour une science sans à priori

Si les scientifiques renoncent à la réflexion métaphysique et spirituelle , ils se couperont de la société.

Nous sommes un groupe de scientifiques venant des horizons les plus divers, aussi bien au plan culturel qu’au plan des disciplines scientifiques que nous représentons.

Nous avons en commun le fait de penser que, si les conceptions religieuses ou métaphysiques ne doivent en aucun cas intervenir à priori dans le déroulement de la recherche scientifique, il est non seulement légitime mais également nécessaire de réfléchir à posteriori aux implications philosophiques, éthiques et métaphysiques des découvertes et des théories scientifiques.

Ne pas le faire serait prendre le risque de couper les scientifiques et la Science d’une majorité de nos contemporains.

Ce débat regroupe les opinions les plus diverses. Ainsi le biologiste contemporain Richard Dawkins a-t-il affirmé que l’on pouvait être un athée comblé après la publication par Darwin de « L’Origine des espèces ». Tandis que l’astronome Arthur Eddington a pu dire : « Après 1926, année de la synthèse de la mécanique quantique, un homme intelligent pouvait de nouveau croire en l’existence de Dieu ».

A l’inverse, des biologistes peuvent affirmer la compatibilité du darwinisme avec la foi en un créateur, et des physiciens que la physique quantique ne diminue pas la crédibilité du matérialisme et du scientisme.

Cependant, la légitimité de ce débat est aujourd’hui menacée, en France comme aux USA, par deux confusions qui sont liées à l’intense développement médiatique qui a eu lieu autour du mouvement dit du « Dessein Intelligent » (Intelligent Design). Mouvement qui transgresse les limites de la Science à la fois par son programme politique (la modification des programmes d’enseignement dans les lycées américains) et la présence en son sein de nombreux créationnistes qui nient quelques-unes des bases de la Science moderne.

La première confusion est celle existant entre « créationnistes » et ceux qui acceptent totalement l’évolution tout en émettant différentes hypothèses sur ses mécanismes, voire recherchent d’éventuels facteurs internes. Le terme « créationniste » doit être employé uniquement pour qualifier ceux qui nient l’existence d’un ancêtre commun à toutes les principales formes de vie sur Terre et les faits de l’évolution ayant mené des premières formes de vie jusqu’aux êtres actuels. Si une telle rigueur n’était pas appliquée dans l’emploi de ces termes, tous les scientifiques déistes, juifs, musulmans et chrétiens (ainsi que la plupart des fondateurs de la science moderne ) pourraient être qualifiés de « créationnistes » en ce qu’ils croient en un principe créateur. On voit bien que cela mène à une confusion extrême.

La deuxième confusion est encore plus facile à faire car elle porte sur le même terme : Dessein (Design). C’est la confusion entre ceux qui affirment que les progrès de l’astrophysique suggèrent l’idée selon laquelle un dessein existe dans l’Univers n’est pas à exclure, et le mouvement du Dessein Intelligent.

Ainsi en 1999, l’American Association for Advancement of Science (AAAS), la plus grande association mondiale de scientifiques et éditeur de la revue « Science » a-t-elle organisé un colloque sur les « Questions cosmiques » (Cosmic Questions) dont une journée était intitulée : Y a-t-il un dessein dans l’univers ? (« Is the Universe designed ? »). Bien entendu aucun des supporters actuels du Dessein Intelligent n’y avait été invité.

C’était un débat entre astrophysiciens professionnels. Le domaine de recherche concerné est issu de la découverte, dans les années 80, selon laquelle il était nécessaire que l’Univers fut réglé de la façon la plus précise (fine-tuned) pour que la vie puisse y apparaître. Et qu’une petite modification des constantes et des lois de l’Univers rendrait celui-ci impropre à voir s’y développer toute forme de complexité.

Ce domaine de recherche, qui concerne ce qu’on appelle le « principe anthropique », a donné lieu à de nombreuses publications dans des revues à référés. L’existence de ce réglage a amené certains scientifiques à penser que cela donnait une possibilité nouvelle, mais en aucun cas une preuve, à l’hypothèse de l’existence d’un principe créateur. D’autres contestent vigoureusement cela, sans apporter de preuves du contraire. Il s’agit d’un débat d’idées normal sur les implications philosophiques et métaphysiques des découvertes scientifiques. Ce débat a lieu à l’intérieur de la communauté académique et ceux qui y participent ne doivent en aucun cas être confondus avec ceux qui nient une partie des fondements de la science comme le font les créationnistes et la plupart des partisans du « Dessein Intelligent ».

À ce propos, il faut souligner que, même si l’acceptation du matérialisme méthodologique est à la base de la méthode utilisée dans la plupart des disciplines scientifiques (bien que la physique quantique fasse exception aux yeux de nombre de ses spécialistes), cette acceptation ne doit pas être présentée comme menant obligatoirement au matérialisme scientifique ou le validant.

Nous tenons donc à affirmer que :

– Vouloir se servir de l’existence d’un mouvement comme le Dessein Intelligent pour discréditer les scientifiques qui affirment, a posteriori, que les découvertes scientifiques récentes donnent droit de cité, sans les prouver, aux conceptions non-matérialistes du monde, c’est effectuer volontairement ou non, une confusion qu’il convient de dénoncer.

– Accuser, comme cela a été le cas récemment en France, ces mêmes scientifiques de se livrer à des « intrusions spiritualistes en science », c’est contraire à l’éthique et à la liberté du débat qui doit exister sur les implications philosophiques et métaphysiques des découvertes scientifiques. C’est aussi faire deux poids et deux mesures, car ces mêmes personnes n’accusent nullement un Richard Dawkins par exemple « d’intrusion matérialiste en science ».

– Agir de cette façon, ce n’est pas servir la science. En une période où il existe une crise de vocation importante chez les jeunes pour les carrières scientifiques, où la science est soumise à différentes sortes de critiques, la science se doit d’être la plus ouverte possible (entre autres ouverte à la question du sens) et ne doit pas se refermer autour d’un rationalisme borné caractéristique du scientisme.

– En France, l’Université Interdisciplinaire de Paris (UIP), aux activités de laquelle nous avons tous participé, a porté ce débat sur la place publique au cours de ses dix années d’existence. Elle l’a fait de façon ouverte et rigoureuse et nous pensons qu’une telle démarche doit être soutenue. Les signataires de cet article espèrent, par cette déclaration commune, aider le public français en général et les médias français en particulier à éviter les confusions et les amalgames que nous avons mentionnés ici ; à s’intéresser à la richesse du débat en cours sur les implications philosophiques et métaphysiques des découvertes scientifiques effectuées au cours du XXème siècle ; à respecter tous les acteurs de ce débat pour autant qu’ils se basent sur des faits admis par l’ensemble de la communauté scientifique.

http://www.staune.fr/Pour-une-Science-sans-a-priori.html

 

 
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Publié par le novembre 26, 2010 dans May aime la philosophie

 

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Poésie, exil spirituel

La poésie, une initiation au silence. Tel a été le titre d’un
travail entrepris, il y a quelques années déjà. À l’époque,
j’ai essayé de montrer comment la poésie, à travers les oeuvres
de Hugo, de Rimbaud et de Bonnefoy, est essentiellement spirituelle.
Qu’entre la poésie et le divin, il y a communauté de
destin. Tantôt voie privilégiée de la quête d’un absolu dont
seul le verbe poétique semble traduire la tension et la profondeur,
tantôt r e l i g i o elle-même et réceptacle d’une nouvelle
transcendance depuis ce qu’il est convenu d’appeler la fin du
sacré dans la pensée occidentale, la poésie se présente donc
comme la mémoire de ce qui constitue l’essentiel humain ou,
comme le dit Bonnefoy : « la mémoire de l’Un 1». Saint-John
Perse est allé plus loin en affirmant que « de l’existence poétique,
exigence spirituelle, sont nées les religions elles-mêmes,
et par la grâce poétique, l’étincelle du divin vit à jamais dans le
silex humain 2».
Quête de la source, de la liaison primordiale avec le divin,
recherche de la réminiscence de l’objet de plénitude, la poésie
est en ce sens proprement une initiation, mais dont la première
étape et la plus fondamentale est de creuser l’espace, le lieu de
sa réception. L’initiation poétique est donc paradoxalement
une initiation à l’absence de parole, à son exil, au silence.
Ainsi, l’élan poétique vers l’horizon de la plénitude n’est en
d é finitive rien d’autre que le cheminement qu’emprunte le
langage vers sa disparition afin que se lève sur la scène de
« Poésie, exil spirituel », dans Poésie terre d’exil.

Si, à l’instar du philosophe qui apprend à mourir, le poète
est celui qui, s’arrachant de sa condition de maître du verbe,
apprend à se taire, la poésie n’est-elle pas, en amont du silence,
une ascèse, une sorte d’exil ? L’initiation au silence n’est-elle
pas également un chemin d’exil vers le désert qui, derrière la
dune des pesanteurs du monde, promet l’oasis, au-delà, dans la
fulgurance d’une vision éphémère ? Mais de quelle sorte d’exil
p a r l o n s – n o u s ? S’agit-il du simple exil du sens que la langue,
quand bien même poétique, se résigne à ne pouvoir traduire ?
Ou de celui, plus profond, plus grave, de la Présence, de son
legs de principes et de l’incarnation de ces derniers au coeur du
v é c u ? Qu’entend-on en fait par exil spirituel ? Nous nous
demanderons enfin sur un ton quelque peu plus critique : comment
l’exil peut-il être, au-delà de l’arrachement et du silence
fertile, un moyen d’action sur le monde, un instrument de
résistance contre l’injustice ?

 

Salah Basalamah

http://www.google.ch/search?q=po%C3%A9sie+spirituelle&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a

 
3 Commentaires

Publié par le novembre 17, 2010 dans May a des coups de coeurs, May aime la poésie

 

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