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Archives de Tag: souffrance

Confession d’un dyslexique

M’en serais-je douté, la première fois que j’ai touché un livre ? Ai-je pensé qu’ils m’accompagneraient, eux et leur contenu pour des contrées inexplorées pendant ces longs moments mélancoliques ?

Me suis-je interrogé, enfant, sur mon amour inconditionnel pour ces caractères classiques? Pour ces mots qui m’attirent et m’enivrent aussi certainement qu’une drogue. Pour ces trésors qu’abrite mon cœur. Ces mots poussiéreux que j’aime tout autant que j’aime une femme.

 Aujourd’hui, j’ai une pensée pour tous ces mots. Ces mots martyrisés, mais qu’on continue d’utiliser. Ces mots diminués qui poursuivent leur rôle. Ces mots que je n’aimerai jamais assez. Ces mots que j’ai si souvent soumis au fouet.

Dans leur robe fuligineuse, ils sont l’essence de l’écriture. Ils m’ont appris à créer un monde de papier. Un univers chaotique fait de lignes enchevêtrées, de termes désuets, de folies incarnées dans un terme oublié.
  J’aime les mots comme j’aime une femme. J’aime leur sens et leur son. J’aime leur habit et leur identité. Le leur ai-je dit quand je les blessais ? Le leur ai-je murmuré quand la morsure de mon Bic leur ôtait une part de vie ? Quand une lettre était substituée à l’autre. Quand l’encre stoppait sa course trop tôt…
 Faquin, bibus, asphalte, stryge… autant de mots chers à mon cœur pour leurs saveurs, leur sens, leur vie. J’aime les mots comme j’aime une femme. Les aligner et danser avec eux sur un air de valse. Les étreindre sur une feuille, leur raconter joies et peine.
 Les mots sont nos trésors. Ceux des pauvres hères fatigués d’errer sur cette terre, apportant à chacun le réconfort dont il a besoin, interprétant dans des lignes le sentiment qui leur permet de se lever le lendemain. Ils sont nos royaumes et notre paradis. Les perles de nos vies. Ils offrent cette chaleur qui brûle éternellement, cette tendresse qui adoucit nos cœurs, ces résolutions qui affermissent notre volonté.

Les mots sont des miracles, et j’espère qu’un jour ils me pardonneront de les molester alors que je prends tant de plaisir à les manier.

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Colombe

Sur chaque espoir déçu
Sur chaque vie brisée
Sur la colère tue
Sur la rage rentrée

Sur le baiser reçu
Sur le baiser donné
Sur chaque enfant conçu
Sur l’amour menacé

Sur le voile de deuil
Sur la joue de l’enfant
Sur la clarté de l’oeil
Sur le ventre vivant

S’inquiète une colombe…

Armando Monjo

 
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Publié par le mai 11, 2011 dans May aime la poésie

 

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La paix dans le monde

«La miséricorde et la vérité se sont rencontrées;

La justice et la paix se sont embrassées.
La vérité  jaillira de la terre et
La justice brillera du haut des cieux.
Oui, le Seigneur donnera ce qui est bon;
Et notre terre produira son fruit» (Psaumes 85,11)

A un moment donné, tout est évalué non pas selon son apparence, mais selon le degré de son développement.

Tout ce qui existe que ce soit bon ou mauvais, même la chose la plus nuisible au monde, a le droit d’exister et ne devrait pas être éradiquée du monde, ni détruite… Nous devons la réparer et la transformer en bien, car tout regard sur le travail de la création est suffisant pour nous instruire sur la grandeur et la perfection de son opérateur et de son créateur. Nous devons, par conséquent, être très attentifs lorsque nous rejetons un défaut inhérent à un détail quel qu’il soit de la réalité et comprendre qu’en le jugeant redondant et superflu, nous calomnions son opérateur.
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Tout le monde sait que le Créateur n’a pas achevé la création. Et nous pouvons voir dans tous les aspects de la réalité, dans le général comme dans le particulier, qu’elle observe les lois d’un développement progressif émanant de son absence jusqu’à l’achèvement de sa croissance. C’est pour cette raison qu’au début de sa croissance, lorsqu’un fruit a un goût amer, ce n’est pas considéré comme un défaut du fruit car nous savons tous qu’il n’est pas encore arrivé à maturation.
Il en est de même pour chaque aspect de la réalité, lorsque qu’une chose nous apparaît mauvaise et nuisible, ce n’est en vérité que le propre témoignage de cet aspect qui n’est encore que dans une phase de transition, dans le processus de son développement. Nous ne pouvons donc pas dire que c’est mauvais et ce ne serait pas sage de notre part de l’imposer comme tel.
 
 

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Détresse au Féminin

J’ai créé un ultime forum, le dernier , j’en fais le serment, et j’en étais particulièrement fière voire heureuse car il  était un la concrétisation d’une réflexion aboutie, après une multitude de représentations qui ont échoué , cela dit sans raison majeure.

A vocation générale , culturelle, ouvert à toutes et à tous, j’ai mis un point d’honneur à lui donner un aspect sobre, intellectuellement neutre, délibérément masculin , tant il est vrai qu’on est en situation de monopole voire de cartel, en matière de réflexion et d’esprit.

Puissant, sombre , moderne et actuel , je croyais avoir enfin  trouvé The thème qui allait fédérer les genres, les mentalités.

j’ai néanmoins eu  le malheur , si féminin, de demander un avis au masculin sur une question d’apparence et d’esthétique d’une gymnastique cérébrale.

C’est avec un profond dégout et affreux désarroi que je me suis entendue répondre…mais ce n’est pas un truc de fille..un forum..

Un truc de fille..un forum en construction, en mode expérimentation , zéro contenu

C’est parce que l’administrateur est un fille….??????

En est encore à se cacher derrière des pseudos masculins , des noms d  plumes masculins, une moustache en postiche pour avancer sur le terrain de l’esprit sur certaines contrées.

Georges Sand et compagnie….seraient elle encore une brulante actualité

Je veux être Moi, Simply Me..et avancer avec intelligence et esprit.

Puis-je?

 
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Publié par le septembre 12, 2010 dans May aime se poser des questions

 

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Pleurer à en guérir

Je voudrais pleurer en continu

Ma tristesse infinie

Ma détresse engloutie

Pleurer à en guérir

Je voudrais dire à l’inconnu

Ma souffrance inouïe

Ma rage évanouie

Parler à en guérir

Je voudrais écrire à l’infini

Ma mémoire  éblouie

Ma pensée asservie

Écrire à en guérir

Je voudrais hurler à l’infini

Des mots qui ne parlent plus

Des larmes comme la pluie

Hurler à en guérir

je voudrais taire oui c’est fini

Ces choses que je ne  pense plus

Ces choses que je ne sais plus

Me taire à en mourir

 
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Publié par le avril 15, 2010 dans May aime la poésie

 

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May souffre en silence

Je suis en ce moment chez des amis à nous , près du centre ville

Je souffre d’une faiblesse chronique d’origine inconnue.

Tous les bilans sanguins effectués jusqu’à ce jour ne donnent aucun élement de réponse, aucune piste d’investigation.

Il faut absolument que mon mari prenne une femme de ménage , au moins deux fois par semaine, le mari et le vendredi par exemple.

C’est à peine si j’arrive à gérer , assumer , l’éducation des enfants , une éducation de qualité pour laquelle j’ai voué ma vie. Je ne peux pas tout faire. J’ai besoin d’aide….comme toute le monde…comme toutes les femmes.

Il y a  plusieurs corbeilles à linge à repasser qui attendent depuis deux semaines

Rien que d’y penser , j’ai peur…j appréhende

Enfin..vaut mieux rester positif et s’orienter …solutions.

InchAllah

 

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