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COMPLOT DE LA MÉDECINE MODERNE…

La médecine moderne : science ou religion ?

Satire bien vue et sans concession de la médecine moderne, engluée dans ses croyances, rigidifiée dans ses dogmes, à l’égal de la religion.

Par le Dr Larry Malerba

« La médecine moderne projette l’image d’une rigueur scientifique, mais possède toutes les caractéristiques d’un système de croyance religieuse. »

La conséquence pratique de sa perspective insulaire en est le système agonisant du matérialisme occidental de la médecine actuelle. La réparation du corps physique est assimilé à tort à la guérison. Peu importe à la médecine d’être capable d’une vraie guérison ; elle ne comprend même pas la signification du concept.

« L’église » de la médecine moderne est un monstre de Frankenstein non fonctionnel, conséquence d’avoir élevé les abstractions analytiques du mental rationnel à un statut quasi-divin surplombant toutes les autres facultés de l’expérience humaine. C’est la simple caricature de ce que la science médicale peut et doit être.

Dans sa quête d’objectivité la médecine a rejeté ses racines spirituelles et perdu de vue son humanité. Elle ne peut être que le reflet de la culture d’où elle a émergé.
Elle rejette avec arrogance la sagesse bâtie sur des milliers d’années d’histoire humaine, s’est fragmentée au point d’être dissociée, dépourvue de bon sens, préoccupée de buts matériels à court terme, esclave de suzerains financiers, et manque cruellement de la connaissance spirituelle indispensable qui lui permettrait de trouver son chemin hors de la folie qu’elle s’est elle-même imposée.

Comme pour certaines confessions religieuses, la médecine s’accroche farouchement à sa vision du monde lorsqu’elle est contestée par ses fidèles (les patients) dont les expériences vécues personnellement les amènent parfois à croire autrement.

Elle défend son dogme avec une puissante forme de pensée unique et est prompte à s’en prendre à des idées hérétiques qui menacent sa doctrine et ses intérêts territoriaux.
Comme certains mouvements religieux qui prétendent être les seuls et uniques vrais chemins vers le salut, elle affiche un degré inhabituel d’intolérance face aux non-croyants qui osent poser des questions.

Il s’agit d’un système de croyance fermé qui ne permet pas d’innovation ou de nouvelles idées. Elle prétend clamer la vérité, les faits et l’objectivité, mais s’expose elle-même autrement si nous examinons de près ses hypothèses, sa politique et ses pratiques.

L’église médicale trouve ses origines avec René Descartes au XVIIe siècle, un personnage clé dans la révolution scientifique et un promoteur du rationalisme, philosophie qui a élevé l’esprit et sa capacité de raisonner à un statut supérieur au-dessus de toutes les autres sources de connaissances.

Il y a cependant beaucoup de personnes pensantes qui considèrent la perspicacité spirituelle comme une forme supérieure de la connaissance.
Néanmoins, même si la réalité spirituelle et la réalité matérielle peuvent être considérées comme les deux moitiés du dualisme cartésien, l’un a progressivement commencé à l’emporter sur l’autre.

Ce qui n’a pas pu être mesuré, quantifié, ou affecté à une logique pour justifier sa vérité a été rejeté et mis de côté comme non pertinent et c’est à partir de ce dogme que la nouvelle église séculaire du matérialisme médical a pris racine.
C‘est le point de départ de la négation de la primauté de l’esprit, remplacé par le culte du corps physique comme le plus important, sinon la seule considération utile à la santé humaine.

La science médicale prend une position matérialiste en opposition au non-physique ; elle est fondée sur un déni de l‘intérêt de l’esprit.
L’ironie ici c’est que l’église de la médecine assume l’autorité et la fonction d’un système religieux, mais refuse de rendre compte du rôle que joue la dimension spirituelle dans la santé humaine.

D’autres qui comprennent l’importance des facteurs spirituels, comme l’au-delà, la réincarnation, les rêves, le synchronisme, et ainsi de suite, sont obligés de composer avec cette rupture dénaturée qui réduit le bien-être du corps physique à un point de vue matériel et laisse le bien-être de l’âme au bord de la route, comme si le corps et l’âme n‘étaient pas connectés et n’avaient aucune incidence l’un sur l’autre.

Avant d’aller beaucoup plus loin dans cette critique de la médecine occidentale, je tiens à préciser que j’utilise la médecine conventionnelle et le diagnostic quand ils me paraissent nécessaires pour mes patients, ma famille et moi-même.
Cela a ses avantages et ses inconvénients.

Nous serions impuissants sans le diagnostic médical, la médecine d’urgence, l’insuline pour les diabétiques, les antibiotiques pour les maladies mortelles, etc.
Et bien que j’aie le plus grand respect pour mes collègues médecins conventionnels qui se consacrent au bien-être de leurs patients, le système lui-même est mal en point, basé sur une philosophie erronée, et en grand besoin d’une sérieuse révision. De même, je respecte la diversité de l’expérience religieuse et spirituelle des hommes, surtout quand cela respecte également la diversité et évite la tentation du prosélytisme.

Le « Scientisme » est un terme qui a été appliqué à la tendance de la science occidentale à se considérer comme le seul moyen valable de décrire la réalité et l’acquisition de connaissances.

Loin de la science objective, il est entaché d’une forme auto-imposée de partialité matérialiste et mécaniste.

Quand il tente de manière inappropriée et maladroite d’imposer sa vision du monde limitée sur des domaines où il n’a pas à s’emmêler, on ne peut plus le considérer comme une science légitime qui se pratique avec une prise de conscience de ses limites. A la place il commence à ressembler à une idéologie qui n’est pas sans rappeler une forme religieuse d’évangélisation.

Il est encore une fois plus qu‘ironique que la médecine conventionnelle tente de rabaisser certaines thérapies alternatives comme «basées sur la foi».

Comme toute bonne croyante, l’église de la médecine repose sur l’autorité de ses textes sacrés. L’essai randomisé en double aveugle contrôlé par placebo est l’étalon-or qui assure la pureté de la doctrine de l’église. Les études sacrées sont la seule source de la vraie connaissance; toutes les autres formes de connaissances sont considérées comme inférieures. Les tenants de la foi citent souvent les textes sacrés dans le but de réfuter et de discréditer les points de vue hérétique. L’incongruité flagrante ici est la nature sans cesse changeante et capricieuse des études de recherche médicale, qui se contredisent souvent les unes avec les autres et sont souvent parrainées et financées par l’intérêt même des entreprises qui ont à gagner de cette recherche. C’est pourquoi les véritables auteurs des textes sacrés modernes s’avèrent de plus en plus être les garants du complexe médico-industriel.

Il y a peu ou pas de place pour la dissidence à l’intérieur des cathédrales (hôpitaux) de la médecine et ceux ayant des idées novatrices sont généralement traités comme des parias. L’effet net est de veiller à ce que la doctrine médicale reste hermétiquement fermée, imperméable aux influences extérieures. Le sacerdoce médical conserve son statut d’élite et son autorité, mais au détriment de sa relation à ceux dont on devait assurer le service.

En présentant un tel manque de réceptivité aux idées nouvelles et en insistant sur la supériorité de sa vision du monde, il ne peut être comparé qu’à une forme d’intégrisme, qui, à son tour, l’emmène très loin du domaine de la rationalité et de la logique dont il prétend ne demander qu’à sortir.

La bataille actuelle entre le monolithe de l’inflexible avis médical et ceux qui ont connu la dévastation de première main pour leurs proches forgée par les dégâts des vaccins et les réactions indésirables aux médicaments, est emblématique des problèmes créés par un système médical qui de plus en plus ne répond pas à ses patients. En arrivant à comprendre que la médecine moderne est le résultat d’une dépendance excessive aux fonctions d’abstraction et d’analyse de l’esprit rationnel, nous voyons comment elle peut prendre de telles positions si froides et calculées en face de tant de tragédies iatrogènes.

La science médicale mise sa crédibilité sur la rationalité et pourtant il serait plus exact de nommer ses croyances des justifications.

Nous sommes tous très familiers de ces mantras condescendants de déni médical: «ce ne sont que des preuves anecdotiques», «montrez-moi les études», «il n’existe aucune preuve concluante», «d’autres études sont nécessaires, » et « ce sont les risques qui viennent avec les bénéfices. » Ces rationalisations ne sont possibles que si nous acceptons l’idée fausse que la logique est supérieure à l’intuition, au sens commun, à l‘expérience de première main, et aux preuves empiriques.

Comme pour de nombreux systèmes efficaces religieux, un rituel et des symboles sont souvent utilisés pour inspirer la croyance et renforcer la foi des fidèles. L’église médicale a ses blouses blanches, son nettoyant vert, et ses stéthoscopes, symboles omniprésents de la prêtrise médicale. Et il ne faut surtout pas oublier le rituel du lavage des mains pour éloigner les germes malins en dépit de ce que la science basique nous apprend, que des pratiques trop antiseptiques contribuent au développement de mutations microbiennes, qui à son tour conduisent à une résistance croissante aux médicaments antimicrobiens. De telles pratiques ne me paraissent ni très rationnelles – ni scientifiques. Les fidèles devraient aussi aveuglément se soumettre à une longue série de gestes rituels tels que les visites médicales de routine, les vaccinations, la mammographie, les contrôles de cholestérol, et une batterie en pleine expansion de tests et de procédures que nous ont apporté les dernières technologies de pointe rendues possibles grâce à la générosité de l’industrie de la biotechnologie. Il faut se demander, avec ces vastes dépenses consacrées aux soins de santé, pourquoi notre santé collective en tant que société souffre autant.

En revanche, la vraie science médicale fidèle à sa mission initiale a été initialement conçue pour explorer la nature de la vie sans agenda prédéterminé. Elle ne s’est pas imposée de paramètres artificiels pour définir ce qui était et ce qui n’était pas digne d‘une recherche scientifique. Toutefois, lorsque la médecine contemporaine choisit de limiter la portée de ses enquêtes sur du purement matériel, il lui faut donc reconnaître les limites que cela lui impose en tant que science. Elle révèle un sérieux parti pris en déclarant que l’existence spirituelle est le seul fruit de l’imagination sans aucun impact sur la maladie et la santé. En choisissant de ne pas prendre en compte la réalité spirituelle, elle ne peut en même temps prétendre à aucune autorité sur les questions de vitalisme, d’énergie, de conscience, d’esprit ou d’âme.

La plupart des formes holistiques de santé et de guérison, d’autre part, commence avec l’hypothèse fondamentale que nous sommes des êtres spirituels qui habitent temporairement un corps physique pendant notre séjour ici -bas sur le plan physique. Si cette vérité doit être honorée, des lois et des principes spirituels énergétiques doivent être pris en compte pour les questions de santé et de maladie.

Un autre principe important de base de l’holistique est que «tout est un» et que tout, par conséquent, est interconnecté. Parler du corps et de l’âme comme des entités distinctes est une construction artificielle de l’esprit rationnel non conforme à la réalité globale. Cette illusion de séparation est, néanmoins, une partie de l’héritage d‘une vision du monde réductionniste / mécanique / matérialiste dans laquelle la plupart d’entre nous a été endoctriné. Lorsque la médecine moderne refuse obstinément d’intégrer les questions d‘énergie, de conscience, d’esprit, de pensée, d’émotion, d’intuition, d’intention, d’imagination et de sens dans son équation des soins de santé, elle réaffirme simplement les limites de son champ d’application et son ignorance de la situation d’ensemble holistique. Et elle réduit la vie humaine à son plus bas dénominateur commun matérialiste.

Quand une personne rapporte qu’elle a résolu ses maux de tête chroniques après une régression dans les vies passées, et qu’une autre vit un soulagement de sa dépression après avoir retrouvé son âme chamanique, et que la médecine conventionnelle répond en rejetant de telles histoires comme de simples «anecdotes», elle révèle un mépris indigne pour des choses dont elle n’a aucune compréhension. Lorsque des traitements homéopathiques améliorent de manière spectaculaire un enfant présentant un trouble déficitaire de l’attention et que la médecine conventionnelle revendique que ce n’est tout simplement pas possible car cela défie les lois de la chimie comme elle l’entend, alors il est temps pour elle de retourner plancher afin de réviser sa conception de la nature mystérieuse de la santé humaine et de la maladie. Lorsque la médecine orthodoxe exige des explications qui sont conformes à sa vision du monde mécaniste avant de reconnaître ces phénomènes comme légitimes, elle démontre tout simplement son obstination intraitable et son refus d’ajuster sa compréhension.
En partant du principe que tout ce qui existe est le monde matériel, alors les conclusions sur notre approche de la maladie chez l’homme seront très différentes de celles qui proviennent de l’hypothèse que nous sommes des êtres spirituels dans un corps physique.

La science sans enracinement dans quelque chose de plus grand qu‘elle est dépourvue de tout sens de la perspective et commence à prendre exactement le rôle de la religion dans les siècles précédents. L’approche réductionniste de la science médicale brise le corps humain en ses différents composants, mais n’a pas la capacité de synthèse pour les reconstituer à nouveau et donner un sens à l’ensemble. La science a produit une grande quantité de données ce qui augmente l’étendue de nos connaissances, mais la science médicale, telle qu’elle est actuellement configurée, est totalement incapable d’atteindre la sagesse nécessaire pour ajouter de la profondeur à notre connaissance de la santé et la guérison.

La médecine moderne est devenue une ombre de son but premier, préoccupée par la politique et enivrée de sa propre puissance. La nouvelle religion médicale est fondée sur le mécanisme, le réductionnisme et le matérialisme, et s’est positionnée contre le bon sens, la compréhension spirituelle, et le holistique. La médecine ne peut guérir sans arriver à la conclusion que ces caractéristiques ne sont pas des ennemis, mais des principes complémentaires qui devraient travailler ensemble comme un tout unifié. Un monde médical plus écologique et plus intégré aurait un long chemin à parcourir pour soigner les plaies des praticiens tout comme celles des patients. »

À propos de l’auteur: Larry Malerba, est praticien, enseignant et chef de file dans le domaine de la médecine holistique depuis plus de vingt ans. Il est l’auteur de La médecine verte : contester les hypothèses des soins de santé conventionnels. Le Dr.Malerba est certifié en thérapeutiques homéopathiques, professeur de clinique adjoint au New York Medical College, et conférencier invité à l’Albany Medical College. Il a été président de la Société médicale homéopathique de l’État de New York. Il a obtenu son diplôme de médecine à l’Université de Des Moines et son diplôme de premier cycle à l’Université du Michigan.

SOURCE : http://www.naturalnews.com/031589_modern_medicine_scientism.html
Traduit par Hélios pour Bistro Bar Blog

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Eloge de l’ignorance

 

L’Homme croit que les choses doivent se

passer ainsi ou que la vie ne l’aime pas.

L’ignorant n’agit pas, Il attend et s’adapte

L’Homme aime les animaux

Ils lui obéissent

L’ignorant les choisit comme maître

L’Homme souvent se raidi comme le savoir comme la mort

L’ignorant est souple Car Il ne sait pas

L’Homme sait ce qu’il y a en ces lieux,  sans y être allé

L’ignorant y va avec des yeux d’enfant et découvre

L’Homme court après des buts

Le sage s’émerveille des processus

Le désespéré n’a que des mauvais souvenirs

Il associe de la tristesse à tout chose

Et trouve çà très bien

Le sage essaye d’associer à toute chose de bon souvenir

Plaçant ainsi dans chaque geste futur une joie

Le sage ne sait pas

Il n’est donc pas inquiet

Il suit sa voie

Comme un enfant

Source:

http://xavier.lassabliere.free.fr/philo/lesage04.htm

 
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Publié par le août 17, 2011 dans May aime la philosophie

 

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Sciences et poésie : deux voies de la connaissance

SCIENCES ET POéSIE : DES AMOURS CONTRARIéES

Les chants poétiques et les champs scientifiques cherchent à décrire la même chose : la réalité. Ce qui les différencie toutefois, c’est le langage utilisé. Le langage poétique se veut universel alors que le langage scientifique est spécialisé. Cette dichotomie fait elle que poésie et science ont suivi et suivront des chemins parallèles qui jamais ne se croiseront ? La réponse varie au cours du temps et l’étude historique que fait Suzanne Mériaux de ces deux disciplines nous le montre. L’évolution des sciences a dépendu en particulier de la façon dont les sciences étaient intégrées dans les autres champs culturels. Jusqu’au XVIIe siècle, science et poésie, unifiées, décrivaient un « Tout » créé et géré par des dieux. La réalité des choses était expliquée à la lumière d’une mythologie prégnante. Liée à Dieu, la cosmologie constituait une science majeure. La Nature comme divinité ou comme objet d’étude avait une place de choix. Cette globalisation répond aussi à l’existence d’individus comme Thalès de Milet, Aristote, Averroès ou Pierre de Ronsard dont la culture était généraliste. A la fois philosophe, poète et scientifique, entre autres, il était normal que leurs réflexions touchèrent et associèrent chacune des disciplines. A partir du XVIIe, la science évolue en particulier grâce à la mise en place d’une démarche d’observation et d’expérimentation moderne et rigoureuse. Francis Bacon et Galileo Galilée furent les précurseurs et la démarche s’appliqua à tous les domaines des sciences. Ce fut donc le début du triomphe de la raison sur la superstition. La poésie se joint d’abord lyriquement à cette nouvelle perspective. Cependant, bien que la science rationaliste cherche à tout expliquer, elle n’arriva pas à expliquer l’essentiel pour le poète c’est-à-dire les sentiments qui animent les êtres humains. C’est le courant romantique qui va mener la fronde et remettre en question la science qui s’accapare la nature pour la disséquer, la dévitaliser alors que la nature doit rester au cœur de la vie humaine.

La fin du XIXe va mettre en place un aspect nouveau qui sera la spiritualité. Par la théorie des quantas et la théorie sur la relativité, les notions de temps et d’espace sont remis en cause. Les moyens techniques nous rendent de plus en plus accessible la matière mais nous nous apercevons que la matière nous échappe aussi parce que constituée d’éléments toujours plus petits. La science, de même, ne s’exprime plus en terme de certitude mais en terme de probabilité. Le poète se voit alors ouvert de nouvelles pistes pour décrire et pour s’interroger sur son existence ou sur sa place dans l’univers. Des pistes différentes sont alors explorées bouleversant le fond et la forme. Les courants de la Novpoèsie amorcés par Georges Orwell réalisent une poésie appelant tous les supports possibles et se rapprochant du « happening » littéraire. Le courant d’approche de l’OULIPO avec comme représentant Jacques Roubaud appréhende les structures littéraires du monde à travers les mathématiques. Le courant de l’Holisme par la transdisciplinarité (Jean Piaget, Edgar Morin, etc.) cherche à réunir l’être et la connaissance, à montrer qu’il ne font qu’un et que cette unité s’exprime à différents niveaux reliés entre eux. Ils essaient d’unir leurs langages.

Enfin, l’évolution des sciences au cours des siècles s’est traduite par un changement des poètes parlant de science. Longtemps, ils ont été des littéraires mais désormais ce sont les scientifiques qui ont investi les champs de la littérature pour faire des œuvres de poésie comme Basarab Nicolescu ou Edmund Husserl.

Par son ouvrage, Suzanne Mériaux, nous invite à réaliser un double voyage. Le premier est un voyage historique. Nous parcourons avec elle plus de 30 000 ans d’histoire des sciences et d’histoire de la poésie. Ces deux parcours se croisent, se décroisent et s’entrecroisent en s’enrichissant et en faisant évoluer la vision de l’homme, la compréhension de son temps et de son environnement. Suzanne Mériaux nous montre surtout comment poésie et science, en synergie ou en opposition, répondent au besoin universel et intemporel qu’a l’homme de vouloir comprendre qui il est et pourquoi il est. Le second voyage est offert au lecteur. En effet, les propos de Suzanne Mériaux sont richement et rigoureusement illustrés par des poèmes d’écrivains ou de scientifiques.

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Publié par le janvier 22, 2011 dans May aime la lecture, May aime la poésie

 

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Aime toi

« C’est dans les cristaux d’eau que les gens du monde entier trouvent un langage commun.
L’eau parle pour ce qui est dans notre âme. L’eau éveille la mémoire subconsciente en chaque personne…
Je sais maintenant pourquoi l’eau est indispensable au phénomène de la vie, et pourquoi les thérapies alternatives existent et pourquoi elles sont efficaces.

L’eau m’aida à comprendre la religion et la prière, elle me fournit un fil directeur pour comprendre la nature de l’énergie. Elle
m’aida à comprendre la relation qui existe entre l’humanité et le cosmos. Je pouvais aller plus avant dans la compréhension du thème éternel de l’humanité qui demande d’où nous venons, pourquoi nous sommes ici et ce qui arrive quand nous mourons.
« Ainsi, pour ce nouveau volume du Message de l’Eau , je décidai de choisir ce dont le monde a un besoin urgent.
C’est, bien sûr, le besoin d’éradiquer la guerre et le terrorisme dans le monde. J’ai choisi le thème de la « prière ».

Quand j’y pensai plus profondément, je me rendis compte que la prière est envoyée de manière plus efficace quand chaque personne dans le monde élève son énergie d’amour en imaginant une scène où les gens du monde entier vivent en paix. J’ai appris cela en questionnant l’eau.
« Pour cette raison, le titre de ce livre est « Aime-toi ». Tout d’abord vous devez briller avec des vibrations positives et hautement spirituelles, et être empli d’amour. Afin d’y parvenir, je pense qu’il importe de vous aimer, de vous remercier et de vous respecter. Si c’est le cas, alors chacune de ces vibrations sera envoyée dans le monde et le cosmos, et la grande symphonie de cette vibration harmonieuse recouvrira notre planète de vagues d’amour qui permettront de nourrir notre vie céleste.

C’est le message de l’eau.

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Publié par le décembre 12, 2010 dans May aime l'actualité

 

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Pour une science sans à priori

Si les scientifiques renoncent à la réflexion métaphysique et spirituelle , ils se couperont de la société.

Nous sommes un groupe de scientifiques venant des horizons les plus divers, aussi bien au plan culturel qu’au plan des disciplines scientifiques que nous représentons.

Nous avons en commun le fait de penser que, si les conceptions religieuses ou métaphysiques ne doivent en aucun cas intervenir à priori dans le déroulement de la recherche scientifique, il est non seulement légitime mais également nécessaire de réfléchir à posteriori aux implications philosophiques, éthiques et métaphysiques des découvertes et des théories scientifiques.

Ne pas le faire serait prendre le risque de couper les scientifiques et la Science d’une majorité de nos contemporains.

Ce débat regroupe les opinions les plus diverses. Ainsi le biologiste contemporain Richard Dawkins a-t-il affirmé que l’on pouvait être un athée comblé après la publication par Darwin de « L’Origine des espèces ». Tandis que l’astronome Arthur Eddington a pu dire : « Après 1926, année de la synthèse de la mécanique quantique, un homme intelligent pouvait de nouveau croire en l’existence de Dieu ».

A l’inverse, des biologistes peuvent affirmer la compatibilité du darwinisme avec la foi en un créateur, et des physiciens que la physique quantique ne diminue pas la crédibilité du matérialisme et du scientisme.

Cependant, la légitimité de ce débat est aujourd’hui menacée, en France comme aux USA, par deux confusions qui sont liées à l’intense développement médiatique qui a eu lieu autour du mouvement dit du « Dessein Intelligent » (Intelligent Design). Mouvement qui transgresse les limites de la Science à la fois par son programme politique (la modification des programmes d’enseignement dans les lycées américains) et la présence en son sein de nombreux créationnistes qui nient quelques-unes des bases de la Science moderne.

La première confusion est celle existant entre « créationnistes » et ceux qui acceptent totalement l’évolution tout en émettant différentes hypothèses sur ses mécanismes, voire recherchent d’éventuels facteurs internes. Le terme « créationniste » doit être employé uniquement pour qualifier ceux qui nient l’existence d’un ancêtre commun à toutes les principales formes de vie sur Terre et les faits de l’évolution ayant mené des premières formes de vie jusqu’aux êtres actuels. Si une telle rigueur n’était pas appliquée dans l’emploi de ces termes, tous les scientifiques déistes, juifs, musulmans et chrétiens (ainsi que la plupart des fondateurs de la science moderne ) pourraient être qualifiés de « créationnistes » en ce qu’ils croient en un principe créateur. On voit bien que cela mène à une confusion extrême.

La deuxième confusion est encore plus facile à faire car elle porte sur le même terme : Dessein (Design). C’est la confusion entre ceux qui affirment que les progrès de l’astrophysique suggèrent l’idée selon laquelle un dessein existe dans l’Univers n’est pas à exclure, et le mouvement du Dessein Intelligent.

Ainsi en 1999, l’American Association for Advancement of Science (AAAS), la plus grande association mondiale de scientifiques et éditeur de la revue « Science » a-t-elle organisé un colloque sur les « Questions cosmiques » (Cosmic Questions) dont une journée était intitulée : Y a-t-il un dessein dans l’univers ? (« Is the Universe designed ? »). Bien entendu aucun des supporters actuels du Dessein Intelligent n’y avait été invité.

C’était un débat entre astrophysiciens professionnels. Le domaine de recherche concerné est issu de la découverte, dans les années 80, selon laquelle il était nécessaire que l’Univers fut réglé de la façon la plus précise (fine-tuned) pour que la vie puisse y apparaître. Et qu’une petite modification des constantes et des lois de l’Univers rendrait celui-ci impropre à voir s’y développer toute forme de complexité.

Ce domaine de recherche, qui concerne ce qu’on appelle le « principe anthropique », a donné lieu à de nombreuses publications dans des revues à référés. L’existence de ce réglage a amené certains scientifiques à penser que cela donnait une possibilité nouvelle, mais en aucun cas une preuve, à l’hypothèse de l’existence d’un principe créateur. D’autres contestent vigoureusement cela, sans apporter de preuves du contraire. Il s’agit d’un débat d’idées normal sur les implications philosophiques et métaphysiques des découvertes scientifiques. Ce débat a lieu à l’intérieur de la communauté académique et ceux qui y participent ne doivent en aucun cas être confondus avec ceux qui nient une partie des fondements de la science comme le font les créationnistes et la plupart des partisans du « Dessein Intelligent ».

À ce propos, il faut souligner que, même si l’acceptation du matérialisme méthodologique est à la base de la méthode utilisée dans la plupart des disciplines scientifiques (bien que la physique quantique fasse exception aux yeux de nombre de ses spécialistes), cette acceptation ne doit pas être présentée comme menant obligatoirement au matérialisme scientifique ou le validant.

Nous tenons donc à affirmer que :

– Vouloir se servir de l’existence d’un mouvement comme le Dessein Intelligent pour discréditer les scientifiques qui affirment, a posteriori, que les découvertes scientifiques récentes donnent droit de cité, sans les prouver, aux conceptions non-matérialistes du monde, c’est effectuer volontairement ou non, une confusion qu’il convient de dénoncer.

– Accuser, comme cela a été le cas récemment en France, ces mêmes scientifiques de se livrer à des « intrusions spiritualistes en science », c’est contraire à l’éthique et à la liberté du débat qui doit exister sur les implications philosophiques et métaphysiques des découvertes scientifiques. C’est aussi faire deux poids et deux mesures, car ces mêmes personnes n’accusent nullement un Richard Dawkins par exemple « d’intrusion matérialiste en science ».

– Agir de cette façon, ce n’est pas servir la science. En une période où il existe une crise de vocation importante chez les jeunes pour les carrières scientifiques, où la science est soumise à différentes sortes de critiques, la science se doit d’être la plus ouverte possible (entre autres ouverte à la question du sens) et ne doit pas se refermer autour d’un rationalisme borné caractéristique du scientisme.

– En France, l’Université Interdisciplinaire de Paris (UIP), aux activités de laquelle nous avons tous participé, a porté ce débat sur la place publique au cours de ses dix années d’existence. Elle l’a fait de façon ouverte et rigoureuse et nous pensons qu’une telle démarche doit être soutenue. Les signataires de cet article espèrent, par cette déclaration commune, aider le public français en général et les médias français en particulier à éviter les confusions et les amalgames que nous avons mentionnés ici ; à s’intéresser à la richesse du débat en cours sur les implications philosophiques et métaphysiques des découvertes scientifiques effectuées au cours du XXème siècle ; à respecter tous les acteurs de ce débat pour autant qu’ils se basent sur des faits admis par l’ensemble de la communauté scientifique.

http://www.staune.fr/Pour-une-Science-sans-a-priori.html

 

 
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Publié par le novembre 26, 2010 dans May aime la philosophie

 

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Poésie d’un théorème

« Y a-t-il un seul poème moderne qui soit comparable au théorème de Gödel ?  »
Basarab Nicolescu – « Les Théorèmes poétiques « 

« Un ouragan déchirait les montagnes mais Dieu n’était pas dans l’ouragan. Après l’ouragan vint un tremblement de terre mais Dieu n’était pas dans le tremblement de terre. Après le tremblement de terre vint un feu mais Dieu n’était pas dans le feu. Après le feu vint une brise légère. Alors dès qu’il l’entendit Elie se voila la face et sortit de la grotte… »
(Livre des Rois I 19. 9. )

L’homme a toujours la tentation de créer des dieux à son image, des dieux colériques et vengeurs, des dieux pleins de puissance et de superbe. Mais de Elie à Saint François d’Assise il n’a jamais manqué de saints ou de prophètes pour rappeler que le Dieu véritable n’est pas dans la tempête mais dans le vent léger, que Dieu parle dans un murmure que trop souvent le bruit de nos propres pensées nous empêche d’entendre, parle dans une fleur qui s’ouvre, dans le regard d’un faon, dans la lumière qui pénètre dans les sous-bois.

Oui, depuis des temps immémoriaux il y a une lutte dans le coeur de l’homme entre deux conceptions du monde. Le « Tout Miséricordieux » , le Dieu qui selon la tradition chrétienne s’est abaissé jusqu’à partager la condition de sa créature et à être mis à mort par elle pour mieux manifester un amour obstiné et infini dont même aucun blasphème ne pourrait le détourner, semble avoir peu de chance face à ceux qui parmi les dieux paiens attirent les regards des hommes par leur force, leur vices, leurs richesses et leurs pouvoirs. Même l’Eternel de la Bible semble céder à la colère et à l’attrait de la puissance. Pourtant cette vision de Dieu a survécu. Et ceux qui dans son sillage défendent une vision du monde où l’essentiel est dans ce qui ne peut être dit, ne peut être écrit, ne peut être vu … bref où l’essentiel est dans l’intangible, dans ce qui, en ce monde, nous échappera toujours, vont recevoir au vingtième siècle, l’étonnant renfort d’un théorème de mathématiques.

Oui, un théorème ! Cet objet au nom tranchant, qu’on imagine revêtu des habits froids de la logique, peut aussi être une source presque infinie de méditation, de poésie, de joie, voire même de jubilation devant l’humour du Créateur. Oui, un théorème peut être la source d’une sérénité tranquille qui nous fait porter un regard attendri et à la fois amusé sur le monde, comme celui que l’on porte sur l’enfant qui, sachant à peine marcher, se dirige maladroitement vers l’endroit où un cadeau surprise l’attend. Mais il ne s’agit pas de n’importe quel théorème : c’est le théorème de Gödel.

David Hilbert était l’un des plus grands mathématiciens de son temps, parvenu au faîte des honneurs ; il lança alors son grand projet qui devait, pensait-il, lui apporter la gloire immortelle : le programme de Hilbert. Sur quoi reposent les sciences ? Sur quoi repose toute activité humaine quantifiable et formalisable ? Sur les mathématiques. Et sur quoi reposent les mathématiques ? Sur la logique. Et sur quoi repose la logique ? Si l’on veut que l’ensemble des activités humaines forme un tout cohérent et complet elle doit reposer sur elle-même. Hilbert montre que, quand on aura fait la démonstration de la complétude de la logique – c’est-à-dire le fait qu’elle repose bien sur elle-même – on pourra en droit, le jour où l’on disposera d’ordinateurs (qui n’existaient pas encore à l’époque) en déduire pour toute affirmation quelle qu’elle soit, si elle est vraie ou fausse.

C’était, certes, avant la seconde guerre mondiale, mais savez-vous comment Hilbert surnomma son programme ? « La Solution Finale » !

Cela reflète bien cette volonté toujours présente chez l’homme d’enfermer, de clôturer le monde, de le soumettre, cette quête dont le but final est de pouvoir déclarer un jour : « Circulez, il n’y a plus rien à voir, maintenant nous le savons, le monde qui nous entoure est auto-suffisant, nous pouvons l’expliquer par lui-même. » Et s’il en est ainsi rien ne nous empêche de l’aménager selon nos désirs et nos folies, nous sommes maîtres du Monde et n’avons de comptes à rendre à personne.

Le projet de Hilbert s’inscrit dans cette lutte immémoriale qui, après avoir été purement philosophique, entre maintenant dans le champ de la Science.

Pendant que Hilbert parlait du haut de sa chaire un jeune étudiant de 25 ans l’écoutait dans la salle. A la fin d’une conférence que les observateurs s’accordaient déjà à qualifier « d’historique », il partit s’enfermer dans sa chambre pour réfléchir aux propos de Hilbert. Il écrivit 25 pages, pas une de plus, qu’il publia sous le titre modeste de « Sur les propositions indécidables des Principia Mathematica et des systèmes apparentés » ; et ceux qui purent comprendre ces pages virent qu’ils avaient devant eux l’un des plus grands résultats obtenus par l’esprit humain.

Car les 25 pages de Kurt Gödel (c’était son nom) détruisirent à jamais le « Programme de Hilbert ». Les mathématiques ont un statut à part. Dans les sciences où tant de résultats sont provisoires, ont été ou seront remis en cause, un théorème de mathématiques, quand il a été vérifié, observé, analysé sous tous ses angles, est un résultat définitif. Or le théorème de Gödel démontre que « Tout ensemble fini d’axiomes contient une proposition indécidable ».

Qu’est-ce qu’une proposition indécidable ? « Si le barbier rase tous les hommes qui ne se rasent pas eux-mêmes, et seulement ceux-là, qui rase le barbier ? » Vous pouvez vérifier par vous-mêmes que le barbier ne peut se raser lui-même, ce qui implique… qu’il est obligé de le faire ! Les Grecs avaient déjà perçu l’existence de propositions ni vraies ni fausses (« Tous les crétois sont des menteurs, dit Epîménide, penseur crétois » ), le génie de Gödel a été de généraliser cela à tous les systèmes d’axiomes existant. Or tout ce qui est formalisable repose sur des axiomes. Aucune formalisation ne saurait être complète, ce qui vaut au théorème de Gödel le nom de « théorème d’incomplétude ». La démonstration est faite qu’il n’y aura jamais de « solution finale » .

Mais Gödel va encore plus loin : il montre qu’un ensemble d’axiomes contient une proposition que nous savons être vraie et qui est pourtant indémontrable à partir des axiomes en question. Pourtant en mathématiques la notion de vérité n’a de sens que dans le cadre d’une démonstration. En montrant que la démonstrabilité et la vérité ne sont pas équivalentes Gödel affirme hautement la transcendance de cette dernière, et cela dans le domaine le plus rationnel qui soit, retrouvant ainsi les intuitions platoniciennes.

Depuis des siècles les auteurs du projet visant à montrer la « complétude du réel » avaient cru trouver dans la science, qui avait chassé le surnaturel de tous les évènements qui nous entourent, leur plus fidèle alliée. Que ce soit du coeur de la science que vienne le coup mortel pour leur projet est signe de cet humour de Dieu dont parlent certains mystiques.

« Gödel trouva son théorème en 1931, c’était beaucoup trop tard pour arrêter Hitler » affirme le mathématicien d’Oxford Colin Hannarford. Cette intrusion des mathématiques dans la politique peut paraître choquante. Mais que fait Gödel quand il démontre qu’il est impossible d’enfermer le monde où nous vivons dans un formalisme quelconque, sinon montrer la vacuité et l’inutilité de tout projet totalitaire ? Et quand il démontre que la vérité est transcendante, n’affirme-t-il pas avec force que c’est justement ce qu’on ne peut pas appréhender en ce monde immergé dans le temps, l’espace, l’énergie et la matière qui est l’essentiel, qui donne sens et consistance à tout le reste ? Ne s’agit-il pas de la plus magistrale, de la plus radicale réfutation de la conception prométhéenne selon laquelle l’homme peut être à lui seul l’instrument de son propre salut ?

Dans cette conception c’est ce qui échappe, ce qui paraît inconsistant, qui donne son sens à tout le reste, rejoint l’intuition de nombreux mystiques, de Lao Tseu (les trente rayons convergent au moyeu, mais c’est le vide médian qui fait tourner la roue) à la théologie négative des Pères de l’Eglise, elle leur offre le soutien inattendu de la rationnalité scientifique. Et si bien peu d’hommes de notre temps l’ont intégrée il n’est pas impossible qu’elle se répande, car il n’est pas nécessaire de comprendre les équations de Gödel pour comprendre le théorème. On peut même les connaître parfaitement et n’avoir rien compris. Car comme certains mantras dont la répétition conduit à l’éveil, il faut vivre avec le théorème de Gödel, le méditer, jusqu’à ce que vous envahissent la beauté, l’évidence, la lumière, la douceur dont il est porteur. C’est le premier théorème de mathématiques qui ne peut être compris qu’avec le coeur, le premier « théorème poétique ». Et pour commencer notre méditation je vous propose de terminer avec cette phrase de Saint Exupéry où c’est Dieu lui-même qui parle, car il n’y a rien de plus « Gödelien » que cette idée d’un Dieu qui est « l’erreur dans le calcul » :

« Vous venez dresser contre moi votre misérable logique humaine, quand je suis celui qui est au-delà, quand c’est d’elle que je vous délivre ! O prisonniers, comprenez-moi ! Je vous délivre de votre science, de vos formules, de vos lois, de cet esclavage de l’esprit, de ce déterminisme plus dur que la fatalité. Je suis le défaut de l’armure. Je suis la lucarne dans la prison. Je suis l’erreur dans le calcul : je suis la vie. »

 
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Publié par le novembre 26, 2010 dans May aime l'actualité

 

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