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COMPLOT DE LA MÉDECINE MODERNE…

La médecine moderne : science ou religion ?

Satire bien vue et sans concession de la médecine moderne, engluée dans ses croyances, rigidifiée dans ses dogmes, à l’égal de la religion.

Par le Dr Larry Malerba

« La médecine moderne projette l’image d’une rigueur scientifique, mais possède toutes les caractéristiques d’un système de croyance religieuse. »

La conséquence pratique de sa perspective insulaire en est le système agonisant du matérialisme occidental de la médecine actuelle. La réparation du corps physique est assimilé à tort à la guérison. Peu importe à la médecine d’être capable d’une vraie guérison ; elle ne comprend même pas la signification du concept.

« L’église » de la médecine moderne est un monstre de Frankenstein non fonctionnel, conséquence d’avoir élevé les abstractions analytiques du mental rationnel à un statut quasi-divin surplombant toutes les autres facultés de l’expérience humaine. C’est la simple caricature de ce que la science médicale peut et doit être.

Dans sa quête d’objectivité la médecine a rejeté ses racines spirituelles et perdu de vue son humanité. Elle ne peut être que le reflet de la culture d’où elle a émergé.
Elle rejette avec arrogance la sagesse bâtie sur des milliers d’années d’histoire humaine, s’est fragmentée au point d’être dissociée, dépourvue de bon sens, préoccupée de buts matériels à court terme, esclave de suzerains financiers, et manque cruellement de la connaissance spirituelle indispensable qui lui permettrait de trouver son chemin hors de la folie qu’elle s’est elle-même imposée.

Comme pour certaines confessions religieuses, la médecine s’accroche farouchement à sa vision du monde lorsqu’elle est contestée par ses fidèles (les patients) dont les expériences vécues personnellement les amènent parfois à croire autrement.

Elle défend son dogme avec une puissante forme de pensée unique et est prompte à s’en prendre à des idées hérétiques qui menacent sa doctrine et ses intérêts territoriaux.
Comme certains mouvements religieux qui prétendent être les seuls et uniques vrais chemins vers le salut, elle affiche un degré inhabituel d’intolérance face aux non-croyants qui osent poser des questions.

Il s’agit d’un système de croyance fermé qui ne permet pas d’innovation ou de nouvelles idées. Elle prétend clamer la vérité, les faits et l’objectivité, mais s’expose elle-même autrement si nous examinons de près ses hypothèses, sa politique et ses pratiques.

L’église médicale trouve ses origines avec René Descartes au XVIIe siècle, un personnage clé dans la révolution scientifique et un promoteur du rationalisme, philosophie qui a élevé l’esprit et sa capacité de raisonner à un statut supérieur au-dessus de toutes les autres sources de connaissances.

Il y a cependant beaucoup de personnes pensantes qui considèrent la perspicacité spirituelle comme une forme supérieure de la connaissance.
Néanmoins, même si la réalité spirituelle et la réalité matérielle peuvent être considérées comme les deux moitiés du dualisme cartésien, l’un a progressivement commencé à l’emporter sur l’autre.

Ce qui n’a pas pu être mesuré, quantifié, ou affecté à une logique pour justifier sa vérité a été rejeté et mis de côté comme non pertinent et c’est à partir de ce dogme que la nouvelle église séculaire du matérialisme médical a pris racine.
C‘est le point de départ de la négation de la primauté de l’esprit, remplacé par le culte du corps physique comme le plus important, sinon la seule considération utile à la santé humaine.

La science médicale prend une position matérialiste en opposition au non-physique ; elle est fondée sur un déni de l‘intérêt de l’esprit.
L’ironie ici c’est que l’église de la médecine assume l’autorité et la fonction d’un système religieux, mais refuse de rendre compte du rôle que joue la dimension spirituelle dans la santé humaine.

D’autres qui comprennent l’importance des facteurs spirituels, comme l’au-delà, la réincarnation, les rêves, le synchronisme, et ainsi de suite, sont obligés de composer avec cette rupture dénaturée qui réduit le bien-être du corps physique à un point de vue matériel et laisse le bien-être de l’âme au bord de la route, comme si le corps et l’âme n‘étaient pas connectés et n’avaient aucune incidence l’un sur l’autre.

Avant d’aller beaucoup plus loin dans cette critique de la médecine occidentale, je tiens à préciser que j’utilise la médecine conventionnelle et le diagnostic quand ils me paraissent nécessaires pour mes patients, ma famille et moi-même.
Cela a ses avantages et ses inconvénients.

Nous serions impuissants sans le diagnostic médical, la médecine d’urgence, l’insuline pour les diabétiques, les antibiotiques pour les maladies mortelles, etc.
Et bien que j’aie le plus grand respect pour mes collègues médecins conventionnels qui se consacrent au bien-être de leurs patients, le système lui-même est mal en point, basé sur une philosophie erronée, et en grand besoin d’une sérieuse révision. De même, je respecte la diversité de l’expérience religieuse et spirituelle des hommes, surtout quand cela respecte également la diversité et évite la tentation du prosélytisme.

Le « Scientisme » est un terme qui a été appliqué à la tendance de la science occidentale à se considérer comme le seul moyen valable de décrire la réalité et l’acquisition de connaissances.

Loin de la science objective, il est entaché d’une forme auto-imposée de partialité matérialiste et mécaniste.

Quand il tente de manière inappropriée et maladroite d’imposer sa vision du monde limitée sur des domaines où il n’a pas à s’emmêler, on ne peut plus le considérer comme une science légitime qui se pratique avec une prise de conscience de ses limites. A la place il commence à ressembler à une idéologie qui n’est pas sans rappeler une forme religieuse d’évangélisation.

Il est encore une fois plus qu‘ironique que la médecine conventionnelle tente de rabaisser certaines thérapies alternatives comme «basées sur la foi».

Comme toute bonne croyante, l’église de la médecine repose sur l’autorité de ses textes sacrés. L’essai randomisé en double aveugle contrôlé par placebo est l’étalon-or qui assure la pureté de la doctrine de l’église. Les études sacrées sont la seule source de la vraie connaissance; toutes les autres formes de connaissances sont considérées comme inférieures. Les tenants de la foi citent souvent les textes sacrés dans le but de réfuter et de discréditer les points de vue hérétique. L’incongruité flagrante ici est la nature sans cesse changeante et capricieuse des études de recherche médicale, qui se contredisent souvent les unes avec les autres et sont souvent parrainées et financées par l’intérêt même des entreprises qui ont à gagner de cette recherche. C’est pourquoi les véritables auteurs des textes sacrés modernes s’avèrent de plus en plus être les garants du complexe médico-industriel.

Il y a peu ou pas de place pour la dissidence à l’intérieur des cathédrales (hôpitaux) de la médecine et ceux ayant des idées novatrices sont généralement traités comme des parias. L’effet net est de veiller à ce que la doctrine médicale reste hermétiquement fermée, imperméable aux influences extérieures. Le sacerdoce médical conserve son statut d’élite et son autorité, mais au détriment de sa relation à ceux dont on devait assurer le service.

En présentant un tel manque de réceptivité aux idées nouvelles et en insistant sur la supériorité de sa vision du monde, il ne peut être comparé qu’à une forme d’intégrisme, qui, à son tour, l’emmène très loin du domaine de la rationalité et de la logique dont il prétend ne demander qu’à sortir.

La bataille actuelle entre le monolithe de l’inflexible avis médical et ceux qui ont connu la dévastation de première main pour leurs proches forgée par les dégâts des vaccins et les réactions indésirables aux médicaments, est emblématique des problèmes créés par un système médical qui de plus en plus ne répond pas à ses patients. En arrivant à comprendre que la médecine moderne est le résultat d’une dépendance excessive aux fonctions d’abstraction et d’analyse de l’esprit rationnel, nous voyons comment elle peut prendre de telles positions si froides et calculées en face de tant de tragédies iatrogènes.

La science médicale mise sa crédibilité sur la rationalité et pourtant il serait plus exact de nommer ses croyances des justifications.

Nous sommes tous très familiers de ces mantras condescendants de déni médical: «ce ne sont que des preuves anecdotiques», «montrez-moi les études», «il n’existe aucune preuve concluante», «d’autres études sont nécessaires, » et « ce sont les risques qui viennent avec les bénéfices. » Ces rationalisations ne sont possibles que si nous acceptons l’idée fausse que la logique est supérieure à l’intuition, au sens commun, à l‘expérience de première main, et aux preuves empiriques.

Comme pour de nombreux systèmes efficaces religieux, un rituel et des symboles sont souvent utilisés pour inspirer la croyance et renforcer la foi des fidèles. L’église médicale a ses blouses blanches, son nettoyant vert, et ses stéthoscopes, symboles omniprésents de la prêtrise médicale. Et il ne faut surtout pas oublier le rituel du lavage des mains pour éloigner les germes malins en dépit de ce que la science basique nous apprend, que des pratiques trop antiseptiques contribuent au développement de mutations microbiennes, qui à son tour conduisent à une résistance croissante aux médicaments antimicrobiens. De telles pratiques ne me paraissent ni très rationnelles – ni scientifiques. Les fidèles devraient aussi aveuglément se soumettre à une longue série de gestes rituels tels que les visites médicales de routine, les vaccinations, la mammographie, les contrôles de cholestérol, et une batterie en pleine expansion de tests et de procédures que nous ont apporté les dernières technologies de pointe rendues possibles grâce à la générosité de l’industrie de la biotechnologie. Il faut se demander, avec ces vastes dépenses consacrées aux soins de santé, pourquoi notre santé collective en tant que société souffre autant.

En revanche, la vraie science médicale fidèle à sa mission initiale a été initialement conçue pour explorer la nature de la vie sans agenda prédéterminé. Elle ne s’est pas imposée de paramètres artificiels pour définir ce qui était et ce qui n’était pas digne d‘une recherche scientifique. Toutefois, lorsque la médecine contemporaine choisit de limiter la portée de ses enquêtes sur du purement matériel, il lui faut donc reconnaître les limites que cela lui impose en tant que science. Elle révèle un sérieux parti pris en déclarant que l’existence spirituelle est le seul fruit de l’imagination sans aucun impact sur la maladie et la santé. En choisissant de ne pas prendre en compte la réalité spirituelle, elle ne peut en même temps prétendre à aucune autorité sur les questions de vitalisme, d’énergie, de conscience, d’esprit ou d’âme.

La plupart des formes holistiques de santé et de guérison, d’autre part, commence avec l’hypothèse fondamentale que nous sommes des êtres spirituels qui habitent temporairement un corps physique pendant notre séjour ici -bas sur le plan physique. Si cette vérité doit être honorée, des lois et des principes spirituels énergétiques doivent être pris en compte pour les questions de santé et de maladie.

Un autre principe important de base de l’holistique est que «tout est un» et que tout, par conséquent, est interconnecté. Parler du corps et de l’âme comme des entités distinctes est une construction artificielle de l’esprit rationnel non conforme à la réalité globale. Cette illusion de séparation est, néanmoins, une partie de l’héritage d‘une vision du monde réductionniste / mécanique / matérialiste dans laquelle la plupart d’entre nous a été endoctriné. Lorsque la médecine moderne refuse obstinément d’intégrer les questions d‘énergie, de conscience, d’esprit, de pensée, d’émotion, d’intuition, d’intention, d’imagination et de sens dans son équation des soins de santé, elle réaffirme simplement les limites de son champ d’application et son ignorance de la situation d’ensemble holistique. Et elle réduit la vie humaine à son plus bas dénominateur commun matérialiste.

Quand une personne rapporte qu’elle a résolu ses maux de tête chroniques après une régression dans les vies passées, et qu’une autre vit un soulagement de sa dépression après avoir retrouvé son âme chamanique, et que la médecine conventionnelle répond en rejetant de telles histoires comme de simples «anecdotes», elle révèle un mépris indigne pour des choses dont elle n’a aucune compréhension. Lorsque des traitements homéopathiques améliorent de manière spectaculaire un enfant présentant un trouble déficitaire de l’attention et que la médecine conventionnelle revendique que ce n’est tout simplement pas possible car cela défie les lois de la chimie comme elle l’entend, alors il est temps pour elle de retourner plancher afin de réviser sa conception de la nature mystérieuse de la santé humaine et de la maladie. Lorsque la médecine orthodoxe exige des explications qui sont conformes à sa vision du monde mécaniste avant de reconnaître ces phénomènes comme légitimes, elle démontre tout simplement son obstination intraitable et son refus d’ajuster sa compréhension.
En partant du principe que tout ce qui existe est le monde matériel, alors les conclusions sur notre approche de la maladie chez l’homme seront très différentes de celles qui proviennent de l’hypothèse que nous sommes des êtres spirituels dans un corps physique.

La science sans enracinement dans quelque chose de plus grand qu‘elle est dépourvue de tout sens de la perspective et commence à prendre exactement le rôle de la religion dans les siècles précédents. L’approche réductionniste de la science médicale brise le corps humain en ses différents composants, mais n’a pas la capacité de synthèse pour les reconstituer à nouveau et donner un sens à l’ensemble. La science a produit une grande quantité de données ce qui augmente l’étendue de nos connaissances, mais la science médicale, telle qu’elle est actuellement configurée, est totalement incapable d’atteindre la sagesse nécessaire pour ajouter de la profondeur à notre connaissance de la santé et la guérison.

La médecine moderne est devenue une ombre de son but premier, préoccupée par la politique et enivrée de sa propre puissance. La nouvelle religion médicale est fondée sur le mécanisme, le réductionnisme et le matérialisme, et s’est positionnée contre le bon sens, la compréhension spirituelle, et le holistique. La médecine ne peut guérir sans arriver à la conclusion que ces caractéristiques ne sont pas des ennemis, mais des principes complémentaires qui devraient travailler ensemble comme un tout unifié. Un monde médical plus écologique et plus intégré aurait un long chemin à parcourir pour soigner les plaies des praticiens tout comme celles des patients. »

À propos de l’auteur: Larry Malerba, est praticien, enseignant et chef de file dans le domaine de la médecine holistique depuis plus de vingt ans. Il est l’auteur de La médecine verte : contester les hypothèses des soins de santé conventionnels. Le Dr.Malerba est certifié en thérapeutiques homéopathiques, professeur de clinique adjoint au New York Medical College, et conférencier invité à l’Albany Medical College. Il a été président de la Société médicale homéopathique de l’État de New York. Il a obtenu son diplôme de médecine à l’Université de Des Moines et son diplôme de premier cycle à l’Université du Michigan.

SOURCE : http://www.naturalnews.com/031589_modern_medicine_scientism.html
Traduit par Hélios pour Bistro Bar Blog

 

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Eloge de l’ignorance

 

L’Homme croit que les choses doivent se

passer ainsi ou que la vie ne l’aime pas.

L’ignorant n’agit pas, Il attend et s’adapte

L’Homme aime les animaux

Ils lui obéissent

L’ignorant les choisit comme maître

L’Homme souvent se raidi comme le savoir comme la mort

L’ignorant est souple Car Il ne sait pas

L’Homme sait ce qu’il y a en ces lieux,  sans y être allé

L’ignorant y va avec des yeux d’enfant et découvre

L’Homme court après des buts

Le sage s’émerveille des processus

Le désespéré n’a que des mauvais souvenirs

Il associe de la tristesse à tout chose

Et trouve çà très bien

Le sage essaye d’associer à toute chose de bon souvenir

Plaçant ainsi dans chaque geste futur une joie

Le sage ne sait pas

Il n’est donc pas inquiet

Il suit sa voie

Comme un enfant

Source:

http://xavier.lassabliere.free.fr/philo/lesage04.htm

 
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Publié par le août 17, 2011 dans May aime la philosophie

 

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Sciences et poésie : deux voies de la connaissance

SCIENCES ET POéSIE : DES AMOURS CONTRARIéES

Les chants poétiques et les champs scientifiques cherchent à décrire la même chose : la réalité. Ce qui les différencie toutefois, c’est le langage utilisé. Le langage poétique se veut universel alors que le langage scientifique est spécialisé. Cette dichotomie fait elle que poésie et science ont suivi et suivront des chemins parallèles qui jamais ne se croiseront ? La réponse varie au cours du temps et l’étude historique que fait Suzanne Mériaux de ces deux disciplines nous le montre. L’évolution des sciences a dépendu en particulier de la façon dont les sciences étaient intégrées dans les autres champs culturels. Jusqu’au XVIIe siècle, science et poésie, unifiées, décrivaient un « Tout » créé et géré par des dieux. La réalité des choses était expliquée à la lumière d’une mythologie prégnante. Liée à Dieu, la cosmologie constituait une science majeure. La Nature comme divinité ou comme objet d’étude avait une place de choix. Cette globalisation répond aussi à l’existence d’individus comme Thalès de Milet, Aristote, Averroès ou Pierre de Ronsard dont la culture était généraliste. A la fois philosophe, poète et scientifique, entre autres, il était normal que leurs réflexions touchèrent et associèrent chacune des disciplines. A partir du XVIIe, la science évolue en particulier grâce à la mise en place d’une démarche d’observation et d’expérimentation moderne et rigoureuse. Francis Bacon et Galileo Galilée furent les précurseurs et la démarche s’appliqua à tous les domaines des sciences. Ce fut donc le début du triomphe de la raison sur la superstition. La poésie se joint d’abord lyriquement à cette nouvelle perspective. Cependant, bien que la science rationaliste cherche à tout expliquer, elle n’arriva pas à expliquer l’essentiel pour le poète c’est-à-dire les sentiments qui animent les êtres humains. C’est le courant romantique qui va mener la fronde et remettre en question la science qui s’accapare la nature pour la disséquer, la dévitaliser alors que la nature doit rester au cœur de la vie humaine.

La fin du XIXe va mettre en place un aspect nouveau qui sera la spiritualité. Par la théorie des quantas et la théorie sur la relativité, les notions de temps et d’espace sont remis en cause. Les moyens techniques nous rendent de plus en plus accessible la matière mais nous nous apercevons que la matière nous échappe aussi parce que constituée d’éléments toujours plus petits. La science, de même, ne s’exprime plus en terme de certitude mais en terme de probabilité. Le poète se voit alors ouvert de nouvelles pistes pour décrire et pour s’interroger sur son existence ou sur sa place dans l’univers. Des pistes différentes sont alors explorées bouleversant le fond et la forme. Les courants de la Novpoèsie amorcés par Georges Orwell réalisent une poésie appelant tous les supports possibles et se rapprochant du « happening » littéraire. Le courant d’approche de l’OULIPO avec comme représentant Jacques Roubaud appréhende les structures littéraires du monde à travers les mathématiques. Le courant de l’Holisme par la transdisciplinarité (Jean Piaget, Edgar Morin, etc.) cherche à réunir l’être et la connaissance, à montrer qu’il ne font qu’un et que cette unité s’exprime à différents niveaux reliés entre eux. Ils essaient d’unir leurs langages.

Enfin, l’évolution des sciences au cours des siècles s’est traduite par un changement des poètes parlant de science. Longtemps, ils ont été des littéraires mais désormais ce sont les scientifiques qui ont investi les champs de la littérature pour faire des œuvres de poésie comme Basarab Nicolescu ou Edmund Husserl.

Par son ouvrage, Suzanne Mériaux, nous invite à réaliser un double voyage. Le premier est un voyage historique. Nous parcourons avec elle plus de 30 000 ans d’histoire des sciences et d’histoire de la poésie. Ces deux parcours se croisent, se décroisent et s’entrecroisent en s’enrichissant et en faisant évoluer la vision de l’homme, la compréhension de son temps et de son environnement. Suzanne Mériaux nous montre surtout comment poésie et science, en synergie ou en opposition, répondent au besoin universel et intemporel qu’a l’homme de vouloir comprendre qui il est et pourquoi il est. Le second voyage est offert au lecteur. En effet, les propos de Suzanne Mériaux sont richement et rigoureusement illustrés par des poèmes d’écrivains ou de scientifiques.

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Publié par le janvier 22, 2011 dans May aime la lecture, May aime la poésie

 

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