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Archives de Tag: schizophrénie

Schizophrénie et poésie dans l’écriture de la mer

L’articulation entre schizoïdie et poésie, c’est l’angoisse lorsque celle-ci trouve une résolution dans l’écriture poétique de qui a du goût et du talent.

Comme le disait Freud, la seule différence entre les fous et les écrivains, c’est la reconnaissance sociale.

Mais il n’est pas de bon ton de le dire parce que les artistes sont sacralisés et les fous méprisés. Et le risque encouru alors, c’est d’inciter au mépris des écrivains au lieu de conduire au respect des fous. Les schizoïdes ont généralement un problème à régler avec leur mère : c’est une insécurité affective initiale qui les incite, enfants, adolescents, puis adultes, à rester en retrait. Ceux qui passent à l’acte poétique sont les moins abîmés, à la fois parce qu’ils en sont capables et parce que cette capacité les tire d’affaire. Ils osent écrire (ou peindre, ou s’exprimer dans un autre domaine artistique) malgré leurs sensations de rejet. L’hypersensibilité et les émotions rentrées favorisent l’expression artistique. Tel est le lieu du lien entre la maladie mentale et l’art que l’on explore dans cet essai.

 
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Publié par le mai 14, 2011 dans May aime l'actualité

 

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Le capitalisme nous prend pour des enfants… que nous sommes devenus

Benjamin Barber, Comment le capitalisme nous infantilise, Fayard, 2007, 524 p., 23 €.
Il fut un temps où le capitalisme, celui des premières heures de la révolution industrielle, pouvait aller de pair avec la démocratie. Synonyme de liberté de choix, il exigeait de nouvelles conduites sociales et véhiculait des valeurs éthiques, morales ou religieuses – celles même caractérisées par Max Weber -. Selon Benjamin Barber, nous entrons dans une nouvelle ère du capitalisme : d’un côté, les adultes développent des désirs impulsifs de type enfantin, de l’autre le système marchand propose des produits à caractère infantilisant pour coller à cette tendance nouvelle. Ainsi, le succès d’une Chantal Goya ou la deuxième carrière de Casimir chez les trentenaires.

Ce capitalisme inédit soumet les hommes à un « éthos infantiliste ». D’abord, nous dit l’auteur, les habitants des pays occidentaux vieillissent par l’âge mais rajeunissent par le comportement, le style et la mentalité. A côté de quoi les nouveaux « sophistes du marketing » jugent que pour faire régner le capitalisme consumériste, il faut rendre les consommateurs enfantins. Il résulte de ces dynamiques une infantilisation des adultes et une transformation des enfants en consommateurs en culottes courtes.

Caractéristiques constantes de cet éthos infantilisant : l’émotion domine la pensée, l’égoïsme prime sur l’altruisme, le privé sur le public et le rapide sur le lent. La culture adolescente l’emporte bientôt sur toutes les autres. Les fast food, jeux vidéos et autre succès de films comme Shrek le montrent : la culture consumériste est bien souvent celle de la régression.

En conséquence de quoi le « moi » qui se consacre à la satisfaction de ses plaisirs a tendance à occulter le « moi » citoyen. L’auteur alerte sur le risque qu’il y a à traiter la liberté comme une affaire pleinement privée : « elle scinde le moi qui choisit en deux fragments antagoniques, et, en dernière analyse, elle nie la légitimité du fragment que nous appelons « citoyen » ou « public ». En sommes quand le « je veux » se substitue au « nous voulons », c’est la citoyenneté qui disparaît.

http://www.marianne2.fr/Le-capitalisme-nous-prend-pour-des-enfants-que-nous-sommes-devenus_a81785.html

 
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Publié par le mars 6, 2010 dans May aime l'actualité, May aime la lecture

 

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