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Archives de Tag: poéme

Ce qu’il faut pour être heureux.

Il faut penser; sans quoi l’homme devient,

Malgré son âme, un vrai cheval de somme.

Il faut aimer; c’est ce qui nous soutient;

Sans rien aimer il est triste d’être homme.

Il faut avoir douce société,

Des gens savants, instruits, sans suffisance,

Et de plaisirs grande variété,

Sans quoi les jours sont plus longs qu’on ne pense.

Il faut avoir un ami, qu’en tout temps,

Pour son bonheur, on écoute,on consulte,

Qui puisse rendre à notre âme en tumulte,

Les maux moins vifs et les plaisirs plus grands.

Il faut, le soir, un souper délectable

Où l’on soit libre, où l’on ôûte à propos,

Les mets exquis,les bons vins, les bons mots

Et sans être ivre, il faut sortir de table.

Il faut, la nuit, tenir entre deux draps

Le tendre objet que notre coeur adore,

Le caresser, s’endormir dans ses bras,

Et le matin, recommencer encore.

Voltaire

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Chanson De L’homme

J’étais ici dés le commencement, et je suis encore ici.
Et je resterais ici jusqu’à la fin du monde,
Car il n’est pas de fin à mon être en proie à la douleur.
J’ai arpenté le ciel infini, je me suis élevé dans le monde idéal,
Et j’ai flotté dans le firmament.
Mais je suis ici prisonnier de la matière.
J’ai entendu les enseignements de Confucius ;
J’ai écouté la sagesse de Brahmâ ;
Je me suis assis à côté de bouddha sous l’arbre de la connaissance.
Pourtant je suis ici, et mon existence est ignorance et Hérésie.
J’étais sur le Sinaï quand Jéhovah approcha Moïse ;
J’ai vu les miracles du Nazaréen au Jourdain ;
J’étais à Médine quand Mahomet fut visité.
Pourtant je suis ici, prisonnier de la confusion.
Puis j’ai été témoin de la puissance de Babylone ;
J’ai appris la gloire de l’Égypte ;
J’ai vu la grandeur guerrière de Rome.
Pourtant mes enseignements précédents,
M’ont montré la faiblesse, et la douleur de ces réalisations.
J’ai conversé avec les magiciens d’Ain Dour ;
J’ai débattu avec les prêtres d’Assyrie ;
J’ai sondé la profondeur des prophètes de Palestine.
Pourtant je recherche toujours la vérité.
J’ai recueilli la sagesse de l’Inde sereine ;
J’ai exploré les antiquités de l’Arabie ;
J’ai entendu tout ce qui peut être entendu ;
Pourtant mon cœur est sourd et aveugle.
J’ai souffert des mains des souverains despotiques ;
J’ai souffert l’esclavage des envahisseurs fous ;
J’ai souffert la faim imposée par la tyrannie ;
Pourtant je possède encore un pouvoir intérieur,
Avec lequel je lutte pour aborder chaque journée.
Mon esprit est rempli, mais mon cœur est vide :
Mon corps est vieux, mais mon coeur est un enfant.
Peut-être mon cœur rajeunira-t-il, mais je prie pour vieillir ;
ET atteindre l’heure de mon retour vers Dieu.
Alors seulement, mon cœur se remplira !
J’étais ici dés le commencement, et je suis encore ici.
Et je resterais ici jusqu’à la fin du monde,
Car il n’est pas de fin à mon être en proie à la douleur.
Kahlil Gibran.

http://oraney.blogspot.com/2011/07/chanson-de-lhomme.html

 
 

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Gourmandise

Je suis gourmande…

Non seulement des mets étoilés

Mais encore, de bonnes vieilles potées!

Et puis aussi de ces caresses

Qui font de beaux matins tendresse…

De la pluie quand elle tombe drue

Surprenant mes épaules nues!

De la clarté d’un soir d’été

Qui fait bien-être…prolonger…

De ces parfums de coq au vin

Qui me donneront toujours faim!

De ces quelques mots murmurés

Qui se clôturent par un baiser!

 

Je suis gourmande…

Encore bien plus de tes lèvres

Qui apaisent si bien ma fièvre!

De ces promenades au bord de l’eau

Peu importe s’il ne fait pas beau!

Du temps passé près du prunier

Ecoutant les oiseaux chanter…

De la pléiade de mes envies

Aussi diverse qu’infinie!

De tous ces musées visités

Le coeur et les sens éveillés!

De l’odeur âcre du feu de bois

Et de ta tête tout contre moi…

 

Je suis gourmande…

De ces images prolifiques

De leur histoire souvent magique!

De ces discussions entre amis

Où peuvent diverger les avis…

Et de ce regard implorant

D’une belle histoire pour un enfant!

De ces fou-rires envahissants

Disant le bien-être présent!

De ces musiques qui font danser

Même de celles qui nous font pleurer…

De ce rosier si odorant

Qui flamboie au soleil couchant!

 

Je suis gourmande…

De ton sourire, rare et troublant

Me bouleversant si simplement…

De découvrir au petit matin

La mer qui clapote au lointain!

Du regard tendre de mon chien

De son pas au rythme du mien!

Et puis des vers de Cyrano

Disant l’amour comme un credo!

De ce quartier de mon enfance

Où je reviens les jours d’errance…

De ces instants de création

Qui mettent les sens en émotion…

 

Je suis gourmande…

Oh! De ce souvenir rétro

Ton coeur, tes mains et plus un mot!

J.G.

 
 

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La question

Dans les lisières de mes rêves
S’entremêlent mes pensées,
Comme un regard sourd
Sur l’absurdité des choses;

Je me demande sans jamais me parler
Entre mes ambitions deçues
Et un reste d’illusions

Si toutes mes raisons
Ne sont-elles pas
Qu’une ‘ebauches de folie?

Tu m’as séduit,
J’ai ouvert ma nuit
Dans l insomnie!

Et tel un enfant, je souris
Suspendant tous mes sens
A ta volupté

Sans me demander dans mon desir éclos
Si tu n’es pas
O fleur de ma saison

L’obsession d’une vie?

Tayeb

 
 

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Le Mensonge

Il lui dit : vous ne connaissez pas votre valeur

Elle rétorqua : plus que le pétrole à qui vous faites honneur ?

Il  répondit convaincu : aucune commune mesure

Ai-je plus de valeur qu’un diamant, sa splendeur ?

Il hésita puis courageux émit : je ne saurais vous dire

Plus qu’une femme que vous aimez en cette heure?

Il pâlit, sans  pouvoir  émettre un  murmure

Elle se tut et calmement le fixa avec horreur

Mais qu’a-t-elle donc cet objet du désir…. ?

elle a son cœur, songea-t-elle dans un sourire.

Yano

 

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Poésie d’un théorème

« Y a-t-il un seul poème moderne qui soit comparable au théorème de Gödel ?  »
Basarab Nicolescu – « Les Théorèmes poétiques « 

« Un ouragan déchirait les montagnes mais Dieu n’était pas dans l’ouragan. Après l’ouragan vint un tremblement de terre mais Dieu n’était pas dans le tremblement de terre. Après le tremblement de terre vint un feu mais Dieu n’était pas dans le feu. Après le feu vint une brise légère. Alors dès qu’il l’entendit Elie se voila la face et sortit de la grotte… »
(Livre des Rois I 19. 9. )

L’homme a toujours la tentation de créer des dieux à son image, des dieux colériques et vengeurs, des dieux pleins de puissance et de superbe. Mais de Elie à Saint François d’Assise il n’a jamais manqué de saints ou de prophètes pour rappeler que le Dieu véritable n’est pas dans la tempête mais dans le vent léger, que Dieu parle dans un murmure que trop souvent le bruit de nos propres pensées nous empêche d’entendre, parle dans une fleur qui s’ouvre, dans le regard d’un faon, dans la lumière qui pénètre dans les sous-bois.

Oui, depuis des temps immémoriaux il y a une lutte dans le coeur de l’homme entre deux conceptions du monde. Le « Tout Miséricordieux » , le Dieu qui selon la tradition chrétienne s’est abaissé jusqu’à partager la condition de sa créature et à être mis à mort par elle pour mieux manifester un amour obstiné et infini dont même aucun blasphème ne pourrait le détourner, semble avoir peu de chance face à ceux qui parmi les dieux paiens attirent les regards des hommes par leur force, leur vices, leurs richesses et leurs pouvoirs. Même l’Eternel de la Bible semble céder à la colère et à l’attrait de la puissance. Pourtant cette vision de Dieu a survécu. Et ceux qui dans son sillage défendent une vision du monde où l’essentiel est dans ce qui ne peut être dit, ne peut être écrit, ne peut être vu … bref où l’essentiel est dans l’intangible, dans ce qui, en ce monde, nous échappera toujours, vont recevoir au vingtième siècle, l’étonnant renfort d’un théorème de mathématiques.

Oui, un théorème ! Cet objet au nom tranchant, qu’on imagine revêtu des habits froids de la logique, peut aussi être une source presque infinie de méditation, de poésie, de joie, voire même de jubilation devant l’humour du Créateur. Oui, un théorème peut être la source d’une sérénité tranquille qui nous fait porter un regard attendri et à la fois amusé sur le monde, comme celui que l’on porte sur l’enfant qui, sachant à peine marcher, se dirige maladroitement vers l’endroit où un cadeau surprise l’attend. Mais il ne s’agit pas de n’importe quel théorème : c’est le théorème de Gödel.

David Hilbert était l’un des plus grands mathématiciens de son temps, parvenu au faîte des honneurs ; il lança alors son grand projet qui devait, pensait-il, lui apporter la gloire immortelle : le programme de Hilbert. Sur quoi reposent les sciences ? Sur quoi repose toute activité humaine quantifiable et formalisable ? Sur les mathématiques. Et sur quoi reposent les mathématiques ? Sur la logique. Et sur quoi repose la logique ? Si l’on veut que l’ensemble des activités humaines forme un tout cohérent et complet elle doit reposer sur elle-même. Hilbert montre que, quand on aura fait la démonstration de la complétude de la logique – c’est-à-dire le fait qu’elle repose bien sur elle-même – on pourra en droit, le jour où l’on disposera d’ordinateurs (qui n’existaient pas encore à l’époque) en déduire pour toute affirmation quelle qu’elle soit, si elle est vraie ou fausse.

C’était, certes, avant la seconde guerre mondiale, mais savez-vous comment Hilbert surnomma son programme ? « La Solution Finale » !

Cela reflète bien cette volonté toujours présente chez l’homme d’enfermer, de clôturer le monde, de le soumettre, cette quête dont le but final est de pouvoir déclarer un jour : « Circulez, il n’y a plus rien à voir, maintenant nous le savons, le monde qui nous entoure est auto-suffisant, nous pouvons l’expliquer par lui-même. » Et s’il en est ainsi rien ne nous empêche de l’aménager selon nos désirs et nos folies, nous sommes maîtres du Monde et n’avons de comptes à rendre à personne.

Le projet de Hilbert s’inscrit dans cette lutte immémoriale qui, après avoir été purement philosophique, entre maintenant dans le champ de la Science.

Pendant que Hilbert parlait du haut de sa chaire un jeune étudiant de 25 ans l’écoutait dans la salle. A la fin d’une conférence que les observateurs s’accordaient déjà à qualifier « d’historique », il partit s’enfermer dans sa chambre pour réfléchir aux propos de Hilbert. Il écrivit 25 pages, pas une de plus, qu’il publia sous le titre modeste de « Sur les propositions indécidables des Principia Mathematica et des systèmes apparentés » ; et ceux qui purent comprendre ces pages virent qu’ils avaient devant eux l’un des plus grands résultats obtenus par l’esprit humain.

Car les 25 pages de Kurt Gödel (c’était son nom) détruisirent à jamais le « Programme de Hilbert ». Les mathématiques ont un statut à part. Dans les sciences où tant de résultats sont provisoires, ont été ou seront remis en cause, un théorème de mathématiques, quand il a été vérifié, observé, analysé sous tous ses angles, est un résultat définitif. Or le théorème de Gödel démontre que « Tout ensemble fini d’axiomes contient une proposition indécidable ».

Qu’est-ce qu’une proposition indécidable ? « Si le barbier rase tous les hommes qui ne se rasent pas eux-mêmes, et seulement ceux-là, qui rase le barbier ? » Vous pouvez vérifier par vous-mêmes que le barbier ne peut se raser lui-même, ce qui implique… qu’il est obligé de le faire ! Les Grecs avaient déjà perçu l’existence de propositions ni vraies ni fausses (« Tous les crétois sont des menteurs, dit Epîménide, penseur crétois » ), le génie de Gödel a été de généraliser cela à tous les systèmes d’axiomes existant. Or tout ce qui est formalisable repose sur des axiomes. Aucune formalisation ne saurait être complète, ce qui vaut au théorème de Gödel le nom de « théorème d’incomplétude ». La démonstration est faite qu’il n’y aura jamais de « solution finale » .

Mais Gödel va encore plus loin : il montre qu’un ensemble d’axiomes contient une proposition que nous savons être vraie et qui est pourtant indémontrable à partir des axiomes en question. Pourtant en mathématiques la notion de vérité n’a de sens que dans le cadre d’une démonstration. En montrant que la démonstrabilité et la vérité ne sont pas équivalentes Gödel affirme hautement la transcendance de cette dernière, et cela dans le domaine le plus rationnel qui soit, retrouvant ainsi les intuitions platoniciennes.

Depuis des siècles les auteurs du projet visant à montrer la « complétude du réel » avaient cru trouver dans la science, qui avait chassé le surnaturel de tous les évènements qui nous entourent, leur plus fidèle alliée. Que ce soit du coeur de la science que vienne le coup mortel pour leur projet est signe de cet humour de Dieu dont parlent certains mystiques.

« Gödel trouva son théorème en 1931, c’était beaucoup trop tard pour arrêter Hitler » affirme le mathématicien d’Oxford Colin Hannarford. Cette intrusion des mathématiques dans la politique peut paraître choquante. Mais que fait Gödel quand il démontre qu’il est impossible d’enfermer le monde où nous vivons dans un formalisme quelconque, sinon montrer la vacuité et l’inutilité de tout projet totalitaire ? Et quand il démontre que la vérité est transcendante, n’affirme-t-il pas avec force que c’est justement ce qu’on ne peut pas appréhender en ce monde immergé dans le temps, l’espace, l’énergie et la matière qui est l’essentiel, qui donne sens et consistance à tout le reste ? Ne s’agit-il pas de la plus magistrale, de la plus radicale réfutation de la conception prométhéenne selon laquelle l’homme peut être à lui seul l’instrument de son propre salut ?

Dans cette conception c’est ce qui échappe, ce qui paraît inconsistant, qui donne son sens à tout le reste, rejoint l’intuition de nombreux mystiques, de Lao Tseu (les trente rayons convergent au moyeu, mais c’est le vide médian qui fait tourner la roue) à la théologie négative des Pères de l’Eglise, elle leur offre le soutien inattendu de la rationnalité scientifique. Et si bien peu d’hommes de notre temps l’ont intégrée il n’est pas impossible qu’elle se répande, car il n’est pas nécessaire de comprendre les équations de Gödel pour comprendre le théorème. On peut même les connaître parfaitement et n’avoir rien compris. Car comme certains mantras dont la répétition conduit à l’éveil, il faut vivre avec le théorème de Gödel, le méditer, jusqu’à ce que vous envahissent la beauté, l’évidence, la lumière, la douceur dont il est porteur. C’est le premier théorème de mathématiques qui ne peut être compris qu’avec le coeur, le premier « théorème poétique ». Et pour commencer notre méditation je vous propose de terminer avec cette phrase de Saint Exupéry où c’est Dieu lui-même qui parle, car il n’y a rien de plus « Gödelien » que cette idée d’un Dieu qui est « l’erreur dans le calcul » :

« Vous venez dresser contre moi votre misérable logique humaine, quand je suis celui qui est au-delà, quand c’est d’elle que je vous délivre ! O prisonniers, comprenez-moi ! Je vous délivre de votre science, de vos formules, de vos lois, de cet esclavage de l’esprit, de ce déterminisme plus dur que la fatalité. Je suis le défaut de l’armure. Je suis la lucarne dans la prison. Je suis l’erreur dans le calcul : je suis la vie. »

 
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Publié par le novembre 26, 2010 dans May aime l'actualité

 

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L’Ecole de l’Amour

 

Votre amour, madame, m’a fait entrer dans les cités de la tristesse
Et moi avant votre amour je ne savais ce qu’est les cites la tristesse
Je n’ai jamais su que les larmes sont de l’humain
Que l’humain sans tristesse n’était que l’ombre [souvenir] d’un humain

Votre amour m’a appris a être triste
Et depuis des siècles j’avais besoin d’une femme qui me rendrai triste
D’une femme ,dans ses bras que je pleurerai comme un oiseau
D’une femme , qui rassemblerai mes morceaux tel les pièces d’un vase [bocal] cassé
Votre amour madame, m’a enseigné les pires manières
Il m’a appris a regarder dans ma tasse(1) plusieurs fois durant la nuit
A essayer les remèdes des guérisseurs et à frapper les portes des voyantes
Il m’a appris à sortir de chez moi pour errer dans les rues
Et à rechercher votre visage sous la pluie et dans la lumière des feux
A rassembler a partir de vos yeux des millions d’étoiles
O femme qui a perturbé le monde , O ma douleur, O douleur des Nays (2)

Votre amour, madame, m’a fait entrer dans les cités de la tristesse
Et moi avant votre amour je ne savais ce qu’est les cités de la tristesse
Je n’ai jamais su que les larmes sont de l’humain
que l’ humain sans tristesse n’était que l’ombre [souvenir] d’un humain

Votre amour m’a appris a me comporter comme les petits enfants
A dessiner votre visage avec de la craie sur les murs
O Femme qui a bouleversé mon histoire
De par vous ,je suis écorché d’un artère à un autre
Votre amour m’a enseigné comment l’Amour change_t_il le cours du temps
Il m’a enseigné que lorsque j’aime, la terre cesse de tourner
Votre amour m’a enseigné des choses qui ne sont jamais venu a l’esprit

Alors j’ai lu les contes d’enfants
Je suis entrer dans les palais des rois génies
Et j’ai rêvé que la fille du sultan m’épousait
Celle aux yeux plus claire qu’une eau limpide
Celle aux lèvres appétissantes plus que les fleurs des grenades
Et J’ai rêvé que je l’enlevais tel que font les chevaliers
Et de lui offrir des quantités de perles et corail
votre amour,madame, m’a enseigné ce qu’est le délire
Il m’a enseigné comment le temps passe
sans que vienne la fille du sultan ……

1-Nizar Kabbani (1923-1998) était un poète syrien, dont la poésie casse l’image traditionnelle de la femme arabe et invente un langage nouveau, proche de la langue parlée et riche de nombreuses images empruntées au monde de l’enfance.N.B

1/ Tradition orientale qui consiste à lire l’avenir au fond d’une tasse a café

2/ Instrument musical donnant des sons tristes.

 
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Publié par le novembre 10, 2010 dans May aime la lecture, May aime la poésie

 

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