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Archives de Tag: philosophie

Etes-vous en bonne santé ?

La bonne santé est passagère, tout comme la maladie. Etre en bonne santé ne nous préserve pas d’être un jour malade. Bonne et mauvaise santé sont ainsi deux états successifs, l’un remplaçant l’autre, et inversement. Mais cette succession n’est pas irrémédiable ; on peut toujours être en bonne santé, tout comme la maladie peut se maintenir. Mais au-delà de cette confrontation, qu’est-ce qu’être en bonne santé ? Faut-il associer celle-ci avec le bonheur ? Je distinguerais deux types de santé : physique et psychologique. En effet, on peut être en pleine forme physique mais être atteint de troubles psychiques. A l’extrême, la folie n’induit pas une déchéance du corps. On peut aussi être dans de bonnes dispositions mentales et souffrir de son corps. La bonne santé serait l’absence à la fois de dérèglement physique et psychique. Est-ce pour autant suffisant pour se sentir bien ? Pas obligatoirement, car la mélancolie, ou encore l’angoisse, se satisfont fort bien d’un corps et d’un esprit sain. La santé n’est donc pas le souverain bien. Elle n’est pas un but, mais un moyen pour atteindre le bien-être.

 
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Publié par le février 13, 2011 dans May a des coups de coeurs, May aime la philosophie

 

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Quand l’histoire perpétue le projet

 

Le projet nous engage dans le réel, et cet engagement nous constitue. En se projetant, on se détermine, indépendamment du résultat envisagé.  Le projet consiste à regarder devant, en définissant à un instant précis ce que l’on souhaite qu’un temps prochain soit, avec la volonté de s’impliquer pour que ce souhait et la réalité future concordent. Le projet ainsi est affaire de concordance, dont l’efficacité se mesure en comparant ce qui en résulte avec l’intention initiale. Un projet se comprend aussi en tenant compte de ses ramifications dans l’ordre du réel au moment où il est décidé, ne serait-ce que pour s’assurer de sa viabilité avant de s’engager, mais aussi pour analyser les écarts éventuels entre le résultat est ce qui était projeté. Il faut un travail généalogique pour qu’un projet soit utile aux projets futurs. Ainsi, le projet s’inscrit, pendant toute sa durée de vie, dans la réflexion, avec des points de vue qui diffèrent selon les étapes. La perspective en effet n’est pas la même, que l’on se situe au début ou à la fin du projet. Le projet avance avec le temps, l’horizon temporel se rétrécissant au fur et à mesure des réalisations. Un projet nécessite également des outils : le langage pour être compris et partagé, la technique pour faire d’une idée une réalité concrète. Enfin, le projet une fois réalisé demeure toujours en suspens. Autant l’analyse de son efficacité est une des phases qui lui appartient, autant le projet se perpétue, à l’état fini, avec la possibilité d’une critique qui peut en être faite. Mais ce sont les conséquences, les suites inhérentes au projet, qui autorisent cette perpétuation, même si le projet s’est soldé par un échec. Il est en effet des projets avortés qui sont des références pour les générations futures, soit pour être repris, soit pour témoigner de ce qui ne doit pas être fait. Il est des projets victorieux qui prêtent à discussions, à commentaire, qui ne font pas l’unanimité, désapprouvés par certains, encensés par d’autres. Il est aussi des projets oubliés aucun rapport n’a été établi entre ses effets et la cause qu’il représentait. Le travail historique est de mettre en évidence ces causalités ignorées. Ainsi, l’histoire aide le projet à se perpétuer.

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Publié par le février 7, 2011 dans May aime la philosophie

 

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L’homme civilisé: trop ou pas assez humain

« On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne

si l’on n’admet pas tout d’abord qu’elle est une conspiration universelle

contre toute espèce de vie intérieure. » (Georges Bernanos)

Homme-civilise.jpgPour tenter de mieux comprendre certains actes « barbares » à l’encontre de la vie (foetus humains, animaux…) commis par l’individu des sociétés modernes qui les permettent et les banalisent, il peut être pertinent de distinguer l’Homme de l’Humain. En effet, l’Homme est un animal qui doué de raison, est néanmoins le plus cruel de tous. Il s’avère alors que son humanité à la différence de son intelligence ne lui soit pas donnée de surcroît. Penser ne suffit donc pas à se prétendre humain ? Force est de constater que le « devenir humain » est plutôt un long et périlleux chemin qui est aussi celui du « devenir libre ». Un sentier unique trop peu fréquenté, sans doute parce qu’il n’y a aucun raccourci.

 

D’une manière générale, si nous voulons expliquer un grand nombre de choses dans leur juste perspective, il nous faut comprendre le passé de l’Homme aussi bien que son présent. C’est pourquoi la prise en compte et la compréhension des mythes et des symboles sont essentielles et je me permets alors de déplorer que la pensée contemporaine occidentale ne s’intéresse plus à ces précieux « matériaux » depuis si longtemps maintenant.

 

Remontons donc quelque peu le temps. En fait, l’Homme n’est devenu conscient que graduellement, difficilement, au cours d’un processus qui s’est déroulé sur d’innombrables siècles, avant d’arriver au stade de la civilisation (établi avec l’invention de l’écriture vers l’an 4000 avant JC).

Le Faust de Goethe dit très justement : « au commencement était l’action ». En effet, les actions n’ont jamais été inventées… Elles ont été accomplies. Des facteurs inconscients ont d’abord poussé l’homme à agir. C’est ensuite et bien après qu’il a commencé à s’interroger sur ces causes qui le poussaient. Et les idées vinrent à l’Homme et non l’inverse. Depuis cette découverte, en fait tardive, qu’il a fait de la pensée, l’homme tend à affirmer aujourd’hui qu’il a dû être poussé par lui-même. Alors que l’idée d’une plante ou d’un animal qui s’inventeraient eux-mêmes nous semblerait absurde, beaucoup de nos contemporains croient pourtant que la psyché s’est créée elle-même. Puis, de même que notre psyché s’est développée au fil du temps, elle continue encore, de sorte que nous sommes toujours poussés par ces forces intérieures aussi bien que par des stimuli extérieurs. Ces forces intérieures proviennent en fait de cet inconscient. Dans la mythologie ancienne de la plupart des peuples, ces forces étaient appelées esprits, démons, ou dieux.

 

Mais pour soutenir cette croyance qu’il est son propre créateur, l’Homme des pays développés plus particulièrement, s’est détourné de son monde intérieur et Il ne voit pas que malgré son raisonnement, il est toujours possédé par des « puissances » qui échappent à son contrôle. Ses dieux et ses démons n’ont pas du tout disparu pour autant. Les démons ont cependant changé de nom. Ils le dominent par des complications psychologiques insidieuses, de l’inquiétude et de l’angoisse qui lui font choisir la sécurité plutôt que la liberté, des besoins irrépressibles d’alcool, de tabac, de drogues diverses, de médicaments, de nourriture, bref de consommation en tout genre favorisée par cette unique recherche des plaisirs immédiats pour terminer par cet arsenal de névroses alarmantes. Ces mêmes démons qui n’ont jamais quitté les domaines de l’argent, du pouvoir et de la corruption car ils se dissimulent aussi depuis toujours derrière la paresse, l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère et l’envie. Ces sept péchés capitaux qui, s’ils ne sont pas les plus graves, sont néanmoins à l’origine de tous les autres, leur ouvrant grand la porte. Dans son oeuvre magistrale, « Les possédés » (traduit aussi par « Les démons »), Dostoïevski a décrit longuement ces démons toujours en mutation. Il avait d’ailleurs aussi prophétisé cette révolution russe qui deviendrait sauvage et antihumaniste en évoquant Saturne dévorant ses propres enfants.

 

Alors que l’homme est toujours incapable de dominer ses humeurs, ses émotions et d’évaluer honnêtement l’influence des facteurs inconscients sur ses décisions et ses projets, comment peut-il prétendre être totalement maître de lui-même ? Il le fait en construisant un mur entre les aspects de sa vie extérieure et son comportement (à l’image du mur de Berlin). Puis en pensant avec complaisance que sa conscience est la raison et son inconscient la déraison. Pourtant dans tout autre science, une telle classification ne serait pas recevable. Les microbes, relèvent-ils de la raison ou de la déraison ?

 

A l’aube de ce XXIe siècle, ne serait-il pas « raisonnable » d’admettre enfin que l’inconscient est un phénomène naturel et comme la Nature elle-même, il est au moins neutre. Il contient tous les couples d’opposés, la lumière et l’ombre, la beauté et la laideur, le bien et le mal, la profondeur et la stupidité. De plus, l’expérience a révélé que les symboles dont il est chargé ont un sens.

Mais l’Homme moderne rationaliste qui a perdu la faculté de réagir à ses symboles est désarmé face à son Inconscient. En effet, en s’éloignant de ses traditions morales et spirituelles et croyant se libérer de la « superstition », notre Homme s’est peu à peu dissocié à l’intérieur de lui-même. Par conséquent, très fragilisé et sans plus de protection en l’absence du « sacré », il est amené à ressentir aujourd’hui ce profond désarroi envers ce monde extérieur devenu « consumériste » d’individus (et de foetus !). Les discours de ses grandes religions, de ses diverses philosophies et d’une certaine idéologie thérapeutique qui l’infantilise, ne paraissent pas suffire à lui apporter du réconfort et des idées fortes pour y faire face.

 

N’est-t-il donc pas urgent d’en finir avec ce point de vue borné et injuste qui, s’appuyant toujours sur les idées de S. Freud (dont le mérite est cependant de l’avoir fait connaître plus largement), persiste à définir l’Inconscient comme un dépôt unique de notre passé et de nos refoulements, alors qu’il est aussi rempli d’idées neuves, « germeuses » de vie. Il nécessite d’être enfin reconsidéré pour instaurer l’équilibre dans l’individu donc dans la société. Sinon nos « démons » garderont le contrôle ad vitam aeternam. Et ainsi l’individu en proie à ses penchants destructeurs devient une menace pour la Nature et toutes ses formes de vie. De même que la bombe atomique a surpassé tous les moyens d’anéantissement physique des masses, la psyché en mal d’évolution, peut conduire à la désintégration psychique de ces mêmes masses.

 

D’autant plus que cet Inconscient est capable de plus d’intelligence et de finesse que notre « Moi » (le capitaine de notre Conscience) et si un dialogue de qualité est entretenu entre eux, ce « premier » peut devenir une nature bienveillante pour l’être humain et un guide inestimable afin que celui-ci s’épanouisse et se réalise. N’oublions pas également que si la psyché totale de l’Homme comprend à la fois l’Inconscient et la Conscience, seule la psyché inconsciente est la mère, le sujet et la condition même du conscient. Elle est douée d’existence ; elle est l’existence ?

 

Malheureusement, même ces tendances inconscientes, qui selon certaines circonstances peuvent avoir une influence bénéfique, se transforment aussitôt en démons si elles sont négligées et refoulées. La situation de notre civilisation moderne semble si critique, que même les plus optimistes d’entre nous dont je fais partie peuvent soupçonner l’arrivée d’un nouveau déluge. Qui exterminerait l’humanité actuelle ? En tout état de cause, en perdant ce sentiment que la vie a un sens, comment l’homme peut-il sortir de cette servitude qui le limite à gagner et à dépenser ? L’Homme n’a-t-il pas besoin d’une existence, pas seulement d’une vie

L’Homme d’aujourd’hui n’est peut-être pas plus méchant que l’Homme de l’Antiquité ou que le primitif, mais il dispose de moyens bien plus nombreux et efficaces pour exprimer ses mauvaises pulsions. En effet, si sa conscience s’est élargie et différenciée, il semblerait que c’est en défaveur de sa moralité demeurée stationnaire et arriérée. N’est-ce pas là le vrai problème qui se pose aujourd’hui : la raison seule ne suffit pas. Plus de solution ?

A moins qu’en se retournant en lui-même, l’individu s’échappe de cette dissociation de l’âme et par là même de la dissociation sociale et politique du monde. Pour qu’il cesse de s’identifier à cette conscience collective de nos sociétés qui, à travers ses opinions et ses concepts généraux, cherche à le réduire à cet homme de la masse pour toujours devenir la victime d’un -isme quelconque : communisme ou libéralisme, rationalisme ou empirisme, communautarisme ou individualisme, intellectualisme ou sentimentalisme, scientisme ou mysticisme, matérialisme ou spiritualisme, conservatisme ou « misonéisme » (peur profonde de la nouveauté)… Nous ne pouvons garder notre indépendance que si nous refusons de nous identifier à l’un de ces opposés et en nous situant au milieu de ces contraires. Parce que sinon une part de notre personnalité résidant en quelque sorte dans « l’opposition » nous fait soutenir inconsciemment et perpétuellement le jeu de l’autre. Alors pour faire preuve de discernement et malgré certains chefs sociaux et politiques qui tentent de nous y empêcher, tâchons d’être conscients à chaque fois de l’un et l’autre.

Ce préalable à l’action qui est ce retour sur soi n’est-il pas ce que nous enjoignent de pratiquer les sagesses anciennes de toutes les traditions ? « Va te promener seul, converse avec toi-même », écrit le philosophe grecque Epictète. Ne plus fuir la solitude génératrice de liberté, pour ne plus se fuir dans la compagnie des autres. S’il faut se retirer et ignorer les autres pendant un temps, c’est pour mieux renouer et avec soi-même et avec eux lors d’un autre temps. En effet, cette connaissance de soi n’est pas une quête solitaire mais une poursuite en commun.

Alors en revenant à soi pour aller au-delà de soi, en s’élevant au-dessus de cette opposition entre science et sagesse pour réconcilier la lucidité et l’espoir, oserons-nous enfin penser qu’il est possible d’entrer dans une relation plus juste à la Nature comme à la société ? Et comme tout changement doit commencer quelque part, c’est l’individu isolé qui le réalisera. Car nous savons aujourd’hui qu’il est le seul capable de développement. Seule réalité et unique porteur de la vie, il est cependant sans cesse menacé par ces idées abstraites qu’on se fait de lui et qui le trompent. Il mériterait pourtant toute l’attention car de ses qualités mentales et morales dépend un monde meilleur. Et parce que l’homme est bien plus que ce qu’il sait de lui, ce «quelque chose» qui doit être dépassé, il peut aussi libérer tout le merveilleux de l’existence… pour devenir humain. Il aura alors atteint toute sa dignité comme celle qui est du fait de penser.

Et cet individu isolé peut être n’importe lequel d’entre nous pour peu que nous n’attendions plus qu’un autre accomplit ce que nous ne voulons pas faire. Si la conscience ne semble pas nous venir en aide, pourquoi ne pas interroger enfin l’inconscient qui sommeille en nous ? Il sait très certainement quelque chose qui pourrait nous être utile à tous.

Alors une révolution personnelle qui initierait enfin un changement ? Très certainement, parce qu’arrivé à ce stade de retour sur soi, l’individu accomplit une révolution comme celle des planètes qui reviennent à leur point de départ (Kant). «Tout individu collabore à l’ensemble du cosmos», écrivait Nietzsche.

Mais alors ne faut-il pas immanquablement nous poser une autre question fondamentale : notre époque est-elle ou n’est-elle pas prête pour une transformation ?

Et si l’Homme est une cause perdue ? Nous serons humains d’y avoir au moins cru !

« N’importe quel être humain, même si ces facultés naturelles sont presque nulles,

pénètre dans ce royaume de la Vérité réservé au génie, si seulement il désire la Vérité

et fait perpétuellement un effort d’attention pour l’atteindre ! » (Simone Weil)

Lectures  :

– « Les racines de l’inconscient » de C.G. Jung

– « Les possédés (ou « les démons ») de Dostoïevski

– « L’esprit de solitude » de J. Kelen

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Le plaisir en plus du désir pour juger qu’une chose est bonne

« Nous ne désirons aucune chose parce que nous la trouvons bonne mais, au contraire, nous jugeons qu’une chose est bonne parce que nous la désirons. »

 

Avec cette formule demeurée célèbre, Spinoza expose de façon concise ce qu’est le relativisme. Il n’existerait selon lui ni bien, ni mal, auquel l’homme serait soumis. A l’inverse, c’est l’humain qui commande ce qui est bon ou mauvais, la nature étant étrangère à toute action ou disposition, qu’elle soit bénéfique ou maléfique. Il en est de même du désir d’après Spinoza et il nous invite à bien comprendre cela, le philosophe d’Amsterdam estimant que c’est le désir, avec la volonté de persévérer dans son être, qui est le moteur de tout engagement humain. Même les structures transcendant l’individu, dans lesquelles l’homme se trouve être pris et qui donc interfèrent dans ses choix, ont pour commencement une force désirante qui anime chacun. Le désir serait à l’origine de tout en joignant le corps et l’esprit, mais aussi par sa résonance éthique. Spinoza n’est ni idéaliste, ni matérialiste, ou plutôt il est les deux à la fois en reconnaissant un fondement universel, la Substance, qui dépasse toute disposition corporelle et spirituelle. Spinoza définit notamment, dans l’Ethique, cette Substance comme « ce qui est en soi et est conçu par soi, c’est-à-dire ce dont le concept n’a pas besoin du concept d’une autre chose pour être formé ». La Substance n’est cependant pas transcendante, celle-ci et ses attributs étant une seule et même chose. Elle est dans tout ; elle est immanente. Et le désir, comme la joie et la tristesse, est une de ses manifestations. On peut s’accorder avec la proposition spinoziste quant au rôle primordial du désir dans les affaires humaines. Mais le principe n’est à mon sens pas applicable pour tout. Le rapport de l’homme avec la nourriture par exemple semble y échapper, en s’inscrivant dans une logique inverse de celle énoncée par Spinoza. En effet, avant de faire d’un plat un met délicieux et ainsi un objet de désir, encore faut-il le trouver bon. Le goût dans ce cas précède le désir. Et même si l’on désire une cuisine sans en connaître la saveur, de par son apparence, rien ne nous dit qu’on la trouvera bonne une fois avalée. Le désir s’associe également avec le plaisir. Autrement dit, ce qui est bon est effectivement ce qui est désiré, mais pour qu’il le reste, encore faut-il qu’il plaise, ce que ne relève pas l’énoncé de Spinoza.

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Publié par le janvier 10, 2011 dans May aime la philosophie

 

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Histoire de May

Voici une modeste animation de 2 minutes 13 secondes qui retrace les principaux moments de l’histoire de mayaime

Aujourd’hui, c’était censé être no blogging day… Mais la tentation de partager avec vous cette petite vidéo est la plus forte

Créée grâce à Google, une histoire, vous aussi vous pouvez en réaliser  une sur le thème de votre choix.

C’est ultra simple et le résultat est sympa, non?

Alors , si vous en créez une, n’hésitez pas à laisser un lien vers la page youtube dans les coms, ou un commentaire ici même sur ce blog

On jettera un coup d’oeil de temps à autres.

 
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Publié par le décembre 14, 2010 dans May a des coups de coeurs

 

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Pour une science sans à priori

Si les scientifiques renoncent à la réflexion métaphysique et spirituelle , ils se couperont de la société.

Nous sommes un groupe de scientifiques venant des horizons les plus divers, aussi bien au plan culturel qu’au plan des disciplines scientifiques que nous représentons.

Nous avons en commun le fait de penser que, si les conceptions religieuses ou métaphysiques ne doivent en aucun cas intervenir à priori dans le déroulement de la recherche scientifique, il est non seulement légitime mais également nécessaire de réfléchir à posteriori aux implications philosophiques, éthiques et métaphysiques des découvertes et des théories scientifiques.

Ne pas le faire serait prendre le risque de couper les scientifiques et la Science d’une majorité de nos contemporains.

Ce débat regroupe les opinions les plus diverses. Ainsi le biologiste contemporain Richard Dawkins a-t-il affirmé que l’on pouvait être un athée comblé après la publication par Darwin de « L’Origine des espèces ». Tandis que l’astronome Arthur Eddington a pu dire : « Après 1926, année de la synthèse de la mécanique quantique, un homme intelligent pouvait de nouveau croire en l’existence de Dieu ».

A l’inverse, des biologistes peuvent affirmer la compatibilité du darwinisme avec la foi en un créateur, et des physiciens que la physique quantique ne diminue pas la crédibilité du matérialisme et du scientisme.

Cependant, la légitimité de ce débat est aujourd’hui menacée, en France comme aux USA, par deux confusions qui sont liées à l’intense développement médiatique qui a eu lieu autour du mouvement dit du « Dessein Intelligent » (Intelligent Design). Mouvement qui transgresse les limites de la Science à la fois par son programme politique (la modification des programmes d’enseignement dans les lycées américains) et la présence en son sein de nombreux créationnistes qui nient quelques-unes des bases de la Science moderne.

La première confusion est celle existant entre « créationnistes » et ceux qui acceptent totalement l’évolution tout en émettant différentes hypothèses sur ses mécanismes, voire recherchent d’éventuels facteurs internes. Le terme « créationniste » doit être employé uniquement pour qualifier ceux qui nient l’existence d’un ancêtre commun à toutes les principales formes de vie sur Terre et les faits de l’évolution ayant mené des premières formes de vie jusqu’aux êtres actuels. Si une telle rigueur n’était pas appliquée dans l’emploi de ces termes, tous les scientifiques déistes, juifs, musulmans et chrétiens (ainsi que la plupart des fondateurs de la science moderne ) pourraient être qualifiés de « créationnistes » en ce qu’ils croient en un principe créateur. On voit bien que cela mène à une confusion extrême.

La deuxième confusion est encore plus facile à faire car elle porte sur le même terme : Dessein (Design). C’est la confusion entre ceux qui affirment que les progrès de l’astrophysique suggèrent l’idée selon laquelle un dessein existe dans l’Univers n’est pas à exclure, et le mouvement du Dessein Intelligent.

Ainsi en 1999, l’American Association for Advancement of Science (AAAS), la plus grande association mondiale de scientifiques et éditeur de la revue « Science » a-t-elle organisé un colloque sur les « Questions cosmiques » (Cosmic Questions) dont une journée était intitulée : Y a-t-il un dessein dans l’univers ? (« Is the Universe designed ? »). Bien entendu aucun des supporters actuels du Dessein Intelligent n’y avait été invité.

C’était un débat entre astrophysiciens professionnels. Le domaine de recherche concerné est issu de la découverte, dans les années 80, selon laquelle il était nécessaire que l’Univers fut réglé de la façon la plus précise (fine-tuned) pour que la vie puisse y apparaître. Et qu’une petite modification des constantes et des lois de l’Univers rendrait celui-ci impropre à voir s’y développer toute forme de complexité.

Ce domaine de recherche, qui concerne ce qu’on appelle le « principe anthropique », a donné lieu à de nombreuses publications dans des revues à référés. L’existence de ce réglage a amené certains scientifiques à penser que cela donnait une possibilité nouvelle, mais en aucun cas une preuve, à l’hypothèse de l’existence d’un principe créateur. D’autres contestent vigoureusement cela, sans apporter de preuves du contraire. Il s’agit d’un débat d’idées normal sur les implications philosophiques et métaphysiques des découvertes scientifiques. Ce débat a lieu à l’intérieur de la communauté académique et ceux qui y participent ne doivent en aucun cas être confondus avec ceux qui nient une partie des fondements de la science comme le font les créationnistes et la plupart des partisans du « Dessein Intelligent ».

À ce propos, il faut souligner que, même si l’acceptation du matérialisme méthodologique est à la base de la méthode utilisée dans la plupart des disciplines scientifiques (bien que la physique quantique fasse exception aux yeux de nombre de ses spécialistes), cette acceptation ne doit pas être présentée comme menant obligatoirement au matérialisme scientifique ou le validant.

Nous tenons donc à affirmer que :

– Vouloir se servir de l’existence d’un mouvement comme le Dessein Intelligent pour discréditer les scientifiques qui affirment, a posteriori, que les découvertes scientifiques récentes donnent droit de cité, sans les prouver, aux conceptions non-matérialistes du monde, c’est effectuer volontairement ou non, une confusion qu’il convient de dénoncer.

– Accuser, comme cela a été le cas récemment en France, ces mêmes scientifiques de se livrer à des « intrusions spiritualistes en science », c’est contraire à l’éthique et à la liberté du débat qui doit exister sur les implications philosophiques et métaphysiques des découvertes scientifiques. C’est aussi faire deux poids et deux mesures, car ces mêmes personnes n’accusent nullement un Richard Dawkins par exemple « d’intrusion matérialiste en science ».

– Agir de cette façon, ce n’est pas servir la science. En une période où il existe une crise de vocation importante chez les jeunes pour les carrières scientifiques, où la science est soumise à différentes sortes de critiques, la science se doit d’être la plus ouverte possible (entre autres ouverte à la question du sens) et ne doit pas se refermer autour d’un rationalisme borné caractéristique du scientisme.

– En France, l’Université Interdisciplinaire de Paris (UIP), aux activités de laquelle nous avons tous participé, a porté ce débat sur la place publique au cours de ses dix années d’existence. Elle l’a fait de façon ouverte et rigoureuse et nous pensons qu’une telle démarche doit être soutenue. Les signataires de cet article espèrent, par cette déclaration commune, aider le public français en général et les médias français en particulier à éviter les confusions et les amalgames que nous avons mentionnés ici ; à s’intéresser à la richesse du débat en cours sur les implications philosophiques et métaphysiques des découvertes scientifiques effectuées au cours du XXème siècle ; à respecter tous les acteurs de ce débat pour autant qu’ils se basent sur des faits admis par l’ensemble de la communauté scientifique.

http://www.staune.fr/Pour-une-Science-sans-a-priori.html

 

 
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Publié par le novembre 26, 2010 dans May aime la philosophie

 

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Le colorithlon

Je voudrais dans ce billet définir ce qu’est le colorithlon, en terme de compétition de l’esprit, et définir les règles , la forme, les modalités

L’homme a besoin de se surpasser, aller au bout de soi , il a besoin de concourir, de se mesurer aux autres, de saine compétition voire compétitivité.

La compétition a été organisée dans tous le domaines de la vie de manière formelle, informelle, sportive, physique ou pas.
Elle est essentielle à la vie si ce n’est nécessaire.

Dans le sport , il y l’esprit sportif qui régit l’éthique de l’épreuve ou esprit de compétition: que le meilleur gagne, l’un doit perdre et un doit gagner, le plus important c’est de participer

Dans la société, cette même compétition existe entre les individus. Elles prend souvent la forme de jalousie, d’envie, de convoitise et leur cortèges de coups fourrés, de bâtons dans les roues, rétention de l’information, harcèlement moral, mobbing, exclusion sociale, marginalisation, stigmatisation , discréditaion ou décribilisation et autres phénomènes de société.
Une course à l’accumulation de richesses, au statut social.

Dans le travail, cette même compétition s’exprime en termes dévolution de carrière, de responsabilités assumées, de fonctions dirigeantes ou subalternes, valorisées, gratifiantes ou au contraire alimentaires insignifiantes. Une course à la productivité, compétitivité,contrôle et domination. on ne se pose pas la question du quoi , pourquoi.

Colorithlon est une réponse à un besoin .
Un besoin de compétition, de dépassement de soi , régi par une éthique, une éthique musulmane.

Colorithlon est une compétition de l’esprit , qui par son esprit sain répond à un manque existant , autant structurel que conjoncturel.

Colorithlon est une compétition pour le plaisir et le bonheur de compétiteur , concourir.

C’est une réponse culturelle à un manque réel.
En effet , les arabes, bien avant l’islam faisaint des concours ou compétition de poésies , c’était même leur spécialité. cela s’appelait  » mouallakates ». On les accrochait à la kaaba, dirais-je de mémoire.

Colorithlon, une compétition comme celles des jeux d’échec, de scrable, ou autre jeu de chiffres ou de lettres , pour intellos, pour cérébraux, pour ruminants de l’esprit . Pour tous ceux dont le bonheur passe par l’action réfléchie, la conception, l’imaginaire. qui pensent que tout nait de l’abstrait a qui on donne forme , rend concret par le pouvoir du verbe , son action sur la matière, son impact sur la vie. Et les autres.

Bien sur , il s’adresse aux musulmans. Aux musulamns de tous bords. Car tout nait d’un besoin.

Et ce sont bien les musulmans réduits à une ( seule) couleur de la vie , verte prairie, ou ils peuvent brouter , qui ont besoin de ce safari, safari de l’esprit, aux couleurs de la jungle, non pas la ferme de l’oncle Mac Donald.

Colore le monde ou colorithlon est une discipline qui s’impose d’elle même en fait , pour ceux qui comme moi croient que les vaincus d’aujourd’hui seront les vainqueurs de demain..parce que …les vaincus d’aujourd’hui sont les vainqueurs de demain.

A eux , je de dédie cette chanson.
http://www.dailymotion.com/video/x4905_revolution-permanente_news

Ou quand la circumbulation prends des airs de « Révolution Permanente »

Et pour mieux ouvrir officiellement les festivités, je vous dis simplement ceci:

A moi le mauve, à vous les couleurs

Bien qu’en ce moment c’est plutôt ceci:

A vous le monde, à moi les couleurs…. :oops:

Les couleurs vous attendent donc sur may diwan.Venez nombreux. Ne vous bousculez pas.

Parce que la couleur dans la vie fait la couleur de la vie

Et plus si investissement, militantisme et engagement.

Alors , à vos claviers, vos plumes ou vos palettes..l’arc en ciel apparait lorsque la pluie tombe tombe sous le soleil. ( enfin je crois!!)

Lui seul exprime par sa palette , par son effet, ce pouvoir magique de colorer plus que le monde , la vie.

Enfant né d’un désir de compétition, d’un rejet de guettoisation de l’âme et l’esprit, d’un besoin d’évasion, d’une volonté de liberté, farouche et refoulé, d’une volonté d’exister, du droit d’être soi , en toute simplicité , légitimité ,quand ce n’est pas le devoir, le colorithlon ne peut arborer qu’un seul et unique slogan:

Le colorithlon ..pour un monde aux couleurs de l’arc de l’en ciel….sous le ciel d’Allah, au nom d’Allah..Gloire à Allah

Bonne fin de ramadan.

http://maydiwan.forumactif.net/

 
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Publié par le septembre 7, 2010 dans May aime l'actualité

 

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