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Archives de Tag: mort

Papa

On parle souvent des maman
On oublie parfois les papas
On a grandi avec l’amour
Y avait jamais de mauvais jours
Les fins de mois étaient fragiles
Et c’était parfois difficile
Mais quand on a au fond du cœur
Des jardins parfumés de fleurs
tu nous apportaient le soleil
Un nouveau pays des merveilles
Papa, papa, papa
Si tu n’avais pas été là
Dis-moi qu’aurais-je fait sans toi ?
Papa, papa
Si tu n’avais pas été là
qu’aurais-je fait de mes dix doigts ?
Les cheveux noirs devenus blancs
Avec la pluie, avec le temps
Elle est arrivée enfin l’heure
De ne plus se fatiguer le cœur
De se reposer en famille
Les papas ont les yeux qui brillent
On n’a pas tous la même histoire
Non mais ça y ressemble un peu
qui n’a pas eu envie un soir
De dire : «Papa, je suis heureux
Je suis heureux, je te le dois
Je suis ici c’est grâce à toi
Je trouve pas les mots pour dire merci
a toi et a maman aussi
Papa, Papa, papa
Et si un jour tu n’es plus là
Comment vais-je vivre sans toi ?

Dome

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Les preuves scientifiques d’une vie après la mort

 

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Rêves volés

Ils sont arrivés en groupe d’une petite dizaine, le plus âgé devait avoir 15 ans et le plus jeune tout juste dix. Le plus grand portait avec désinvolture son arme, tandis que le plus petit devait la soutenir à deux mains. Cela importait peu, tous les manipulaient comme si c’étaient des jouets. Mais à ce jeu où l’on tire sans viser, ce sont de vraies personnes qui s’écroulent, même celles qui ne veulent pas jouer et une fois à terre, on ne se relève pas.

Le plus grand m’a fait signe de me mettre à genoux, puis il s’est approché, comme pour me respirer, petit animal sauvage dont je voyais palpiter les narines. Il avait le crâne rasé et une immense cicatrice lui faisait un horrible bourrelet qui partait de l’oreille droite jusqu’à l’arcade sourcilière opposée. Mais ce qui était le plus effrayant en lui, c’était son regard, deux grands yeux vides où ne subsistait plus l’ombre d’un rêve.

Pourtant lorsqu’il s’était engagé, on lui avait promis les plus beaux jouets et pas ces armes pesantes qui brûlent entre les mains lorsqu’on s’en sert ; on lui avait également dit que ses parents allaient recevoir de l’argent, beaucoup d’argent, plus que ce qu’il pouvait imaginer.

Et grâce à cette fortune, sa maman pourrait aller se faire soigner à la ville où les meilleurs médecins feront enfin partir cette toux qui la pliait en deux du matin au soir, lui arrachant parfois des glaires sanglantes.

Son petit frère qui était si intelligent, puisqu’il avait appris à lire tout seul, uniquement en déchiffrant les emballages et les paquets colorés qui venaient du supermarché, pourrait aller étudier à la ville également, dans cette école privée où des curés dans des soutanes impeccables et de gros quatre-quatre rutilants venaient dispenser le savoir aux enfants des notables.

On lui avait promis également des bonbons et des chocolats, de ceux que l’on voit dans les publicités à la télévision, qu’un de ses amis avait dérobés une fois à l’épicerie du quartier et qu’ils avaient léchés à tour de rôle, en fermant les yeux, pour bien s’imprégner de cette saveur nouvelle et pour s’imaginer, durant quelques instants, pareils à ces enfants que l’on voyait jouer au loin, dans les cours de ces grandes maisons qui dominaient le paysage.

On lui avait promis tout cela, mais la maison de ses parents avait brûlé peu après son enrôlement et sa mère, son père, son frère et ses soeurs avaient péri. Ses nouveaux compagnons lui expliquèrent que c’étaient les paramilitaires descendus des beaux quartiers qui étaient venus se venger, pour le punir d’être devenu un guérilléro.

Pourtant, on n’avait jamais vu personne sortir des beaux quartiers et sûrement pas pour s’aventurer dans les faubourgs malfamés. Les gens qui vivaient là-bas, on ne pouvait les voir que de loin, de l’autre côté de ces barrières invisibles protégées par la police, ou bien en coup de vent lorsqu’ils se trompaient de route et passaient en trombes dans les quartiers populaires.

Enfin, c’est peut-être mieux ainsi, parce que le jeune guérilléro aurait fini par apprendre que le mal de sa mère était incurable, même pour les meilleurs médecins et que son petit frère n’avait jamais su lire et qu’il inventait les mots en suivant les lettres avec son doigt.

En tenant fermement son arme d’une main, l’enfant me fouilla rapidement de l’autre, s’emparant sans hésiter de mon portefeuille et de ma montre. Ne sachant pas conduire, il ne s’intéressa pas à la voiture, mais ses compagnons la mirent à sac malgré tout, fouillant partout, crevant les sièges et finalement boutant le feu au véhicule.

L’instant était critique, les enfants savaient que le feu attirerait les forces de l’ordre, ils devaient donc déguerpir au plus vite… la question était de savoir s’ils allaient m’abattre ou me laisser la vie sauve. Je me tournai vers le plus grand qui braquait toujours son arme sur moi, mais son regard s’était détourné et contemplait les flammes avec une sorte de ravissement et des yeux d’enfant, alors, malgré la peur, j’eus soudain pitié de lui.

Lorsqu’il affermit son arme et reporta son attention sur moi, je ne pus m’empêcher de lui sourire tendrement et durant un bref instant je vis l’incompréhension se peindre sur son visage tandis qu’un voile se déchirait dans son regard et que transparaissait l’enfant qu’il était encore et qui se cachait apeuré tout au fond de son âme. J’eus l’impression qu’il allait éclater en sanglots, mais il se ressaisit, me donna un violent coup avec la crosse de son arme et partit en courant avec ses compagnons.

Arrivé à l’orée de la forêt, il se retourna brièvement, ébaucha un signe de la main et m’adressa un sourire désolé. Puis il repartit en courant et s’enfonça entre les arbres, à jamais disparu comme ses rêves d’enfant.

xxx

Quelques mois plus tard, alors que je regardais le Journal télévisé, je vis apparaître le visage de mon guérilléro à l’écran, il venait d’être abattu lors d’une opération militaire.

 
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Publié par le janvier 21, 2011 dans May a des coups de coeurs, May aime les enfants

 

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Un train nommé Islam

Née musulmane dans une famille conservatrice, elle a naturellement grandi dans l’amour d’Allah et de l’islam.
Ses parents étaient des gens merveilleux , les plus grands , les plus beaux, les meilleurs.
Elle même avait été gâtée par la nature; elle était belle, sage , intelligente. On ne voyait qu’elle , ne vantait qu’elle; l’islam était une bénédiction.

Entourée par une grande fratrie, elle était attirée par les plus grands, préférait les discussions des adultes et se tournait naturellement vers ses grands frères qui en savaient toujours plus, répondaient à ses questions , la tiraient vers le haut.

Mon grand frère..ce héros.!

Très moderne ou très musulmane, la mère élevait sa famille sans faire de distinction entre les genres. Elle menait son petit monde à la baguette, dans une discipline quasi militaire. Filles ou garçon, toute le monde devait aider de la même façon, de la serpillère au balai, de la poussière aux courses.

L’âge de la scolarité arrivant , c’est avec une réel bonheur et une grande curiosité , malgré un estomac noué qu’elle prit le chemin de l’école, l’école de quartier.

La maitresse était divinement savante. Elle l’écoutait avec toute son attention , tout son cœur , son âme.
Plus tard c’est sur , elle serait elle aussi maitresse. C’est évident.

Parfois pourtant , la maitresse ne répondait pas, ne voulait pas, ne savait pas . Elle allait alors trouver réponse chez ses parents , qui étaient très fiers et très heureux d’avoir une fille si appliquée.

Et elle s’appliqua. Ses parents le valaient bien, l’aimaient comme ça.

Bavarde autant que vivante en classe, elle n’arrêtait pas de poser ds questions, contredisait le prof, demandait des preuves , des arguments.

Et les profs répondaient , accédaient à ses désirs, l’aimaient comme ça.

Et elle s’interrogea. Apprendre c’est remettre en cause, discuter, poser ses questions.

Jusqu’au jour ou la maitresse parla d’islam dans le cadre d’un cours de langue. la maitresse affirmait de choses qui n’étaient évidente que pour elle même. Elle lui demanda alors pourquoi. comme à son habitude . Et la maitresse dit , pas comme d’habitude: « c’est la preuve que tu as une foi faible » et éluda la question.

Atteinte au plus profond d’elle même, elle en oublia jusqu’à l’objet de sa question.
Elle avait 8 ans , aimait l’islam comme tout sa famille , du reste, qui était d’ailleurs et de loin plus croyante que la moyenne. Et pour cause , son père état imam
L’éducation était musulmane , les valeurs , les principes , l’éthique. L’islam se vivait , dans le bonheur, de manière naturelle, sans se poser..de questions.

Et elle venait justement d’en poser une de question, autour de la religion. Une question qui l’a trahie, et qui a prouvé aux yeux de toute la classe et ses propres yeux, à quel point sa foi était faible.

Faible ..la foi d’une fille d’imam?
Faible ..la foi d’une fillette de 8 ans qui avait déjà appris à l’école un dizaine de sourates?

L’islam était une honte.

Comment allait-elle le dire à son père, à sa mère, pour le vérifier, pour le changer…

Comment allaient -ils le vivre , le prendre , l’accepter.

La maitresse a dit….

Comment le savoir ..sans poser de questions..ces questions qui la trahissent…qui la démasquent..qui la dénoncent…

Pourquoi les questions sur l’islam sont elles la preuve d’un manque de foi ou de son absence!!!

Mais peu importe la question dans la mesure ou la vérité est tombée…la foi ..c’est de ne pas (se) poser de questions autour de ..la foi…

Désormais, elle allait devoir se cacher de sa famille, cacher sa vraie nature, si laide et si vilaine. Et elle savait très bien comment le faire.
avoir la fou c’est tout savoir sans apprendre et sans effort…sans poser de questions qui prouvent qu’on doute, qu’on n’est pas d’accord.

Depuis ce jour, elle regarda le monde sous un autre jour et particulièrement sa famille. Elle se replia sur elle même et garda ses interrogations pour elle.

Plus que jamais méditative et observatrice, elle vit naturellement sa mère apprendre la prière à tous ses frères et sœurs , sauf elle, sans l’appeler pour voir si elle savait.

Sa mère était fine..belle et intelligente..elle devait savoir, avait surement compris que sa fille était faible de foi et ne voulait pas la charger..l’embêter..

D’ailleurs tout prenait sens sous ce nouveau jour. Elle venait de s’apercevoir qu’on ne l’appelait jamais pour tout ce qui avait trait aux manifestations religieuses de quelques nature que ce soit.Toute le monde avait un tapis de prière personnel , à sa couleur , pas elle.

Elle n’avait même pas un exemplaire du Coran pour elle, le fameux jouz’e amma .Elle devait toujours emprunter celui de quelqu’un d’autre pour lire.

Elle décida alors d’arrêter de lire, ne pas y connaitre son sort..

Et elle se détourna. C’est ce que tout le monde voulait , attendait d’elle. Elle l’accepta.

Et le temps passa. et un jour elle rentra à l’université.

Elle fut choquée au delà de la surprise de voir que toute le monde la croyait pratiquante, faisait sa prière et était érudite en islam , tout bêtement parce qu’elle était fille d’imam.

A croire que la connaissance se transmettait par naissance ,par filiation

A croire que les enfants devaient nécessairement et en tous points suivre la voie de leurs parents…sélectivement , il va de soi.

Et elle se trouva de nouveau contrainte , dans un milieu pourtant intelligent et pas religieux , à se cacher , jouer un rôle, cacher son ignorance qui avait pris le relais du manque de foi.

Double actrice comme les doubles espions..elle était pieuse ici et occidentalisée là.

Un exercice périlleux, bête et stupide…qu’on lui imposait au nom de je ne sais quoi.

Récit d’une hypocrisie à double sens , religieusement imposée, orchestrée.

S’en suivit une dépression salutaire larvée et légitime que l’on appelle une crise existentielle.

Et une fuite à l’étranger pour y trouver sa vérité, le temps de vivre, de réfléchir , de se poser ses questions , les bonnes , les mauvaises et leurs réponses.

Et c’est tout naturellement qu’elle s’approcha des chretiens croyants d’un groupe biblique.

Un puissant appel à la foi la tiraillait , dont sa communauté l’avait exclue, et qui devenait lancinant , exigeait une réponse, une solution.

Ces réponses , elle a décidé de les avoir de manière indirecte et détournée. Pas d’autres choix.

Et elle les trouva. A son grand bonheur et autant de joie.

L’islam était une solution.

Vint alors l’épreuve de la pratique et de l’annonce de sa foi nouvelle, sa renaissance, sa conversion.

Se voiler paraissait le moyen le plus rapide et efficace de faire passer la pilule.

Elle le mit une fois mariée . Ce qui ne manqua pas de lever un tollé de réactions, d’indignation, de curiosité, d’intolérance

Mais ce n’est pas un voile, il n’est pas conforme, trop serré, on voit tes cheveux

Tu es malade ..ce ne sont pas des conditions pour le porter..c’est tout sauf une preuve de foi….faut attendre d’être bien guérie pour le porter..

Mais faut pas le porter en Europe..ce n’est pas malin….tu n’y gagnes rien, que des problémes…tu vas le regretter…

Prier publiquement en présence de sa famille, ne fut pas non plus de tout repos. Elle ne pouvait s’empêcher d’entendre les chuchotements de ceux qui disaient..ah bon elle prie ..elle..depuis quand...

L’islam..ou l’art de briser l’image d’une fille brillante et moderne à qui tout réussit…

L’islam ..ou la désillusion, la déception d’une communauté, à l’occident, qui ne répondait pas aux critères éducatifs exigeant dans lesquels elle avait été élevée.

Au point de vous interdire l’accès à la mosquée sur fond de « tafsir de Ibnou Kathir »

Et la menace d’une nouvelle dépression

Elle enleva donc le voile, avec une nouvelle vision du monde , une nouvelle conception de la vie, une nouvelle philosophie.

L’islam est une souffrance inouie..

Un déménagement , une nouvelle vie, de nouveaux amis et toujours au fond de soi , une amertume de ne pouvoir vivre à sa manière, d’être soi.

Le yoyo religieux fut sauf une bénédiction.

Plus qu jamais , elle ne pouvait revendiquer d’appartenance à aucun bord , aucune communauté , de cœur, de foi , ou d’esprit.

Quand on invoque votre islamité c’est pour vous dire que vous n’avez d’autre choix, d’autres options que de réciter des versets mal appris et incompris.

L’islam c’est pour vous dire que vous n’avez pas le droit à aucun doute , à la remise en cause intellectuelle, analytique, philosophique

L’islam c’est pour vous condamner à l’immobilisme , le statut quo, quand le monde bouge ,y compris eux.

L’islam….c’est moi , ceux que j’aime et pas les autres, surtout pas toi…

L’islam… c’est un occident colonial et un orient ennemi..

Sauf pour les personnes intéressées et/ou intéressantes…..

Mais l’islam c’est aussi un acte du coeur: aujourd’hui je résous les problémes de ma vie , et demain, je m’arrangerai, je me repentirai.

Qu’importe aujourd’hui puisqu’Allah est clément , miséricordieux et magnanime.

Demain sera musulman. InchAllah

Et la tête blanchit , la santé vacilla.

Une nuit le téléphone sonna: ton père est mort. Allah Akbar

Rentrée en urgence assister à l’enterrement, elle dit enfin adieu à ce qui jadis était soi, avait longtemps été elle

Meme pas moyen de faire la prière de janaza pour cause de maladie.

Elle…c’est l’enfant adoptée , non désirée.

L’islam est soumission.

Fin

 
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Publié par le septembre 15, 2010 dans May a des coups de coeurs, May aime l'islam

 

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Farshy Tourab

A méditer:

 
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Publié par le avril 13, 2010 dans May aime l'islam

 

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Ne me parle pas

.

Ne me parle pas de demain

Hier n’est pas encore si loin

Ne me parle pas de demain

De promesses et de projets vains.

Ne me parle pas de demain

La vie se vit au présent

Ne me parle pas de demain

Quand ici et là tu es absent

Ne me parle pas de demain

Quand  l’important est  l’instant.

Ne me parle pas de demain

Quand tout se donne , s’offre ici et  maintenant

Ne me parle pas demain

Quand hier n’a pas dit sa fin

Ne me parle pas  de demain

Quand aujourd’hui n’a pas comblé sa faim.

Ne me parle pas de demain

De rêves, de chimères et de vin

Ne me parle pas de demain

Aujourd’hui  n’est pas devin

Ne me parle pas de demain

De jeunesse , de beauté , de satin

Ne me parle pas de demain

De parfums, de toilettes, de câlins

Ne me parle pas de  demain

De bonheur, de paix , de butin

Ne me parle pas de demain

De récompense,de  joie et de gain

Ne me parle pas d’Eden

De lait , de miel , de jardin

Toi qui n’ a pas su

Me prendre par la main

Toi qui n’a pas vu

Se profiler au loin

L’ombre de l’ essaim

Le signe du destin

Que tu as voulu refrain

Tout mais non pas tien.

Ne me parle pas de demain

Ni même  pas d’hier

Aujourd’hui m’appartient

Avec ou sans sieur

Qui sait si un beau matin

Je trouverais, moi aussi, refrain

Auprès d’une âme en pleurs

Égarée en chemin

Malmenée par demain

A l’ombre du Destin.

 
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Publié par le avril 12, 2010 dans May aime la poésie

 

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