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La catastrophe qui nous attend en 2012

Ainsi du tsunami, dont chacun savait depuis des années qu’il pouvait se déclencher et pour lequel personne n’a pensé à mettre en place les moyens de prévenir les populations côtières. Ainsi des diverses formes de grippe issues du monde animal, dont on commence à peine à se préoccuper sérieusement. Ainsi d’autres menaces, tout aussi terribles et bien moins hypothétiques. Deux exemples.

On sait de façon certaine qu’Apophis, astéroïde d’environ 270 mètres de diamètre pour une masse de 27 millions de tonnes, pourrait croiser l’orbite de la Terre le 13 avril 2036. Un choc éventuel dégagerait une énergie équivalente à plus de 500 mégatonnes, soit 35 000 fois plus que la bombe larguée sur Hiroshima le 6 août 1945. Le risque d’une collision frontale est mince (1 chance sur 45 000, semble-t-il), mais le dommage serait immense. Que fait-on pour se donner les moyens de dévier ce monstre? Presque rien, sinon discourir sur un éventuel projet de traité international qui devrait bientôt être soumis à l’ONU.

Plus grave encore: beaucoup de spécialistes murmurent que la transformation du climat, aggravée ou non par l’activité humaine, pourrait avoir, à court terme, des conséquences mortelles pour l’espèce humaine. Soit elle libérerait des bactéries contenues dans la toundra sibérienne (plus précisément dans la merzlota, terme russe pour définir le pergélisol, la partie gelée du sous-sol de la toundra), entraînant la production de méthane et de protoxyde d’azote, ayant beaucoup plus d’impact sur le climat que le gaz carbonique. Soit parce que cela libérerait directement des puits de méthane aujourd’hui piégés dans des cristaux d’eau, qui répandraient sur la planète un nuage asphyxiant. De ces hypothèses, beaucoup de savants parlent ; certains ont mesuré la présence de ces bactéries dans la mer de Laptev, en Russie, au bord de l’océan Arctique. Certains avancent une date pour la catastrophe: 2012. Le nouveau secrétaire à l’énergie américain, Steven Chu, Prix Nobel de physique, dit lui-même son inquiétude: « La grande peur, c’est que la toundra se réchauffe, que ces microbes se réveillent et s’attaquent à ces réserves de carbone, qui seraient libérées dans l’atmosphère. Dès lors, quoi que fassent les humains, la situation serait hors de contrôle. » D’autres savants, rassurants, disent au contraire que l’impact de ces bactéries sur le climat n’aura pas lieu avant 20 000 ans, en particulier parce que le niveau des mers va monter…

Pourquoi ne parle-t-on pas davantage de ces menaces? On peut comprendre l’hésitation d’un pouvoir politique devant le risque d’affolement des opinions, de déclencher des réactions incontrôlables. Il n’empêche: le politique doit la vérité à l’espèce humaine, comme le médecin la doit à chaque individu. Et tout comme le médecin ne peut qu’affirmer un diagnostic et proposer un traitement, le politique ne peut que proposer une analyse et une action.

Autrement dit, sur ces deux sujets comme sur tant d’autres, il est urgent d’en savoir plus: soit il s’agit de craintes vaines et autant les écarter tout de suite; soit il s’agit de dangers sérieux et, alors, rien n’est plus urgent que de s’en occuper.

Source : L’EXPRESS

Les petites vanités, les intérêts et les ambitions personnels de notre personnel politique nous apparaissent soudainement bien dérisoires !

Une émission sur ces sujets a eu lieu,   sur la chaîne ARTE.

http://www.lepost.fr/article/2009/06/01/1558889_la-catastrophe-qui-nous-attend-en-2012.html

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