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Archives de Tag: littérature

Le journal intime

Une façon pour nous aider a faire des réflexions sur notre vie, une marche suivre pour écrire un journal intime qui ne sera lue que par nous … et relire de temps a autre pour mieux nous comprendre … et revoir les moments de bonheur et s’apercevoir que les moments plus difficile nous avons réussit a passer au travers
Nuage

Le journal intime


La vérité d’un homme, c’est d’abord ce qu’il cache. André Malraux

«Écrire un journal de bord ? Mais c’est pour les adolescentes !»

C’est vrai, bien des adolescentes s’adonnent à cette activité car elle est saine et ressourçante.

Elles le font spontanément, par besoin de déposer sur le papier des émotions, des joies, des peines, des questionnements et des réponses.

Les adultes aussi en ont besoin et il n’y a pas d’âge pour écrire ses petits bonheurs et ses douleurs dans un cahier intime que personne d’autre ne lit.

Écrire dans son journal aide à se recentrer, à se poser les vraies questions et à découvrir petit à petit les réponses au fil des jours et des écrits. Écrire pour soi, en effet, permet de mettre des mots sur des sensations, des émotions, des malaises intérieurs et de trouver des réponses. Le journal de bord accueille aussi les petits bonheurs et aide à voir quel chemin a été entrepris pour qu’ils se réalisent afin de continuer à faire grandir ces moments heureux et qu’ils se reproduisent de plus en plus souvent.

Dans le fond, un journal de bord, c’est un espace juste pour soi, un aide-mémoire où on écrit qui on est et les questions en rapport avec «pourquoi, où, qui, quoi, quand, comment ?» lorsqu’on est confus… ou simplement heureux et qu’on a envie de garder ces bons souvenirs quelque part.

Quelques trucs :

Prenez un espace pour être seul(e), où vous avez du temps devant vous et ne serez pas dérangé(e). Vous pouvez vous adresser au journal comme à une personne en qui vous pouvez vous confier en parlant en «je» ou en «tu».

Essayez de préciser le plus possible ce qui se passe en vous afin de clarifier les situations et les émotions. Le journal de bord sert à faire le point sur où on en est en ce moment. Écrire des situations confuses, des douleurs ou des questionnements permet de continuer à avancer tout en les ayant déposés. Dans l’inconscient, ceux-ci continuent de «travailler» vers des solutions.

Si vous avez quelque chose à dire à quelqu’un et que cela vous angoisse ou vous met en colère, écrivez tout d’abord à cette personne via votre journal. Cet exercice vous permettra d’être attentif(ve) à vos réactions et émotions car vous prendrez le temps de bien ressentir. Vous trouverez ainsi très probablement une façon de parler à la personne de façon constructive car vous aurez déposé la plupart des émotions vives dans vos écrits.

Finalement, le journal de bord est l’outil idéal pour déposer les découvertes et les pas de son cheminement vers soi-même, des pensées qui font réfléchir et même des dessins ou des photos. Plus tard, il se peut que vous relisiez vos anciens journaux, c’est là que vous réaliserez le chemin et les progrès que vous avez faits vers vous-même.

Idéalement, écrire chaque jour est une excellente «thérapie», surtout quand on vit des choses difficiles.

Dominique Jeanneret
Thérapeute et organisatrice d’évènements, Québec

 
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Publié par le octobre 19, 2011 dans May aime la lecture, May aime la psychologie

 

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Poésie au féminin

Un  séminaire Poésie au féminin aura lieu le 8 avril 2011 à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand. Une communication y sera donnée par Françoise Urban-Menninger sur l’œuvre de Maximine sous le titre : Maximine, une poésie jubilatoire qui fait chanter l’âme et le corps au féminin dans une parfaite symbiose avec la nature et les quatre éléments.

Ce séminaire s’inscrit dans le prolongement du colloque international « Voi(es)x de l’Autre : poètes femmes XIX°-XXI° siècles » qui s’est tenu à la MSH de Clermont-Ferrand en novembre 2007 sur la poésie écrite par des femmes et la notion d’altérité. Ouvert à toutes les littératures, à travers les époques, ce séminaire, placé sous la responsabilité de Patricia Godi-Tkatchouk, a pour but d’élargir la recherche engagée par le colloque en mettant en relation des chercheurs et des poètes invitées. La poésie au féminin sera abordée sous l’angle des représentations de la position d’altérité du poète femme par rapport à l’autorité littéraire et culturelle masculine. Des séminaires ultérieurs compléteront cette approche en évoquant la dimension du féminin dans l’écriture, puis au contraire le rejet ou le  camouflage de l’identité sexuelle, voire la dépersonnalisation du sujet lyrique.

Les participants seront : Olga Blinova (Univ. Strasbourg), Caroline Crépiat (Univ. Blaise Pascal), Patricia Izquierdo (Univ. Nancy, Laboratoire Lire, Lyon 2), Camille Aubaude (poète, Paris), Elena Thuault (Zapadoceska Univerzita, Plzen, République tchèque), Nicole Michel Grépat (IUFM Versailles/UCP) et Françoise Urban-Menninger (poète, Strasbourg). Renseignements : Université Blaise Pascal Clermont-Ferrand 2 – UFR LLSH, Centre de recherches sur les Littératures et la Sociopoétique – Maison des Sciences de l’Homme, 4, rue Ledru, Clermont-Ferrand.

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Publié par le décembre 12, 2010 dans May aime l'actualité, May aime la poésie

 

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Entre sens et non sens

L’écriture contient en elle l’infini impensable de la pensée au-delà d’elle-même – c’est l’être en possession/dépossession (angoisse/repos) de ce qui l’excède, l’être hors de soi. Mais cet “hors-de-soi”, naturellement, ne prend de valeur qu’en relation avec l’être même. Il serait sinon une chose morte et vaine : hors du sens, et non inscrit dans cette dualité sens/non-sens qui marque notre condition.

S’il fallait donner un “sens” à la littérature, un sens à l’acte insensé d’écrire, c’est dans l’expression de cet excès de l’être, dans l’exploration de ce lieu d’angoisse où se noue la parole, qu’il faudrait le chercher.

A l’instar de la parole jaillie, l’écriture est essentiellement liée au souffle, à l’inspiration/expiration, à cette alternance de présence et d’absence d’air qui agit comme se présentent à nous l’absence et la présence du monde, dans le chaos et l’incohérence de leur succession angoissante/apaisante. Présence de l’air/du monde traduite en mots : matière de texte comme une matière d’existence – mouvement même de la pensée entre sens et non-sens.

Entre inspiration et expiration, entre présence et absence (au monde), entre sens et non-sens, c’est dans la dualité paradoxale (fusionnelle/oppositionnelle) de ces contraires indissociablement liés au sein d’un lieu de tension permanente que se cherche et s’exprime, se meut et se perd l’écriture de l’impossible.

Mais quelle écriture, précisément ?

L’écriture philosophique, évidemment, moins que toute autre. Mise tout entière au service de la pensée et de sa cohérence, et ainsi soumise à la raison de son savoir, l’écriture de la philosophie est une écriture essentiellement instrumentalisée, réduite au rôle de véhicule de la pensée conceptuelle et de la signification. Les “vérités” qu’elle révèle se perdent aussitôt dans le réel qu’elle ne peut atteindre.

Le philosophe plie, bride et borne l’écriture aux seuls besoins de sa pensée et à la cohérence de son discours. C’est encore Sartre, dans son fameux et si discutable Qu’est-ce que la littérature ?, qui donne le mieux cette conception de l’écriture pour le philosophe : “La prose est utilitaire par essence ; je définirais volontiers le prosateur comme un homme qui se sert des mots” ( ce contre quoi réagit Bataille : “La chute dans l’utilité, par honte de soi-même, quand la divine liberté, l’inutile, apporte la mauvaise conscience, est le début d’une désertion. Le champ est laissé libre aux arlequins de la propagande.” ) ; et plus loin : “L’art de la prose s’exerce sur le discours, sa matière est naturellement signifiante : c’est-à-dire que les mots ne sont pas d’abord des objets, mais des désignations d’objets. Il ne s’agit pas d’abord de savoir s’ils plaisent ou déplaisent en eux-mêmes, mais s’ils indiquent correctement une certaine chose du monde ou une certaine notion.”

Une telle écriture, vouée aux constructions conceptuelles, au signifiant, est, on le voit, entièrement tournée du côté du possible. Or l’écriture de l’impossible, l’”art de la prose” tout simplement se noue à partir de mots – mais de mots non lisibles séparément et en dehors de l’écriture qui les assemble – qui, au-delà du fait qu’ils “plaisent” ou “déplaisent” (ce qui est loin d’être secondaire), dans le même temps qu’ils sont “désignations d’objets”, bouleversent et transforment infiniment ce qu’ils indiquent du fait même de leur mise en situation dans une écriture donnée, troublant ainsi leur signification apparente en ouvrant simultanément à celle-ci un abîme insondable au sein même de cette signification qu’ils élargissent à l’infini. Ainsi la prose, lorsqu’elle est art (et a fortiori l’écriture de l’impossible), cesse-t-elle d’être “utilitaire” : elle n’indique rien de façon univoque et ne peut “indiquer correctement” une certaine chose ou une certaine notion.

Tout entière du côté du sens, l’écriture philosophique, en laissant hors de son champ le manque d’être au coeur de l’être, ne peut ouvrir à l’impossible. Elle borne ses investigations aux terrains défrichés du sens – là précisément où l’écriture vraie commence : “au bord des limites” où le sens se décompose.

La véritable écriture, faut-il le répéter, ne saurait être en service, elle n’est donc au service de rien – pas même au service du pensable. C’est dans cette aventure de l’au-delà du sens, dans cette zone de liberté absolue de la parole, là où la pensée insensée passe ce que la pensée pense, que surgit l’écriture. Son lieu véritable est celui d’un abîme impensable – et son enjeu, dès lors, en tout point, excède dans son essence même le savoir philosophique et sa prétention à dominer, à maîtriser par la pensée cet abîme entrouvert au sein de la parole.

 
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Publié par le novembre 6, 2010 dans May aime la lecture

 

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