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Archives de Tag: humanité

L’humanité n’est jamais atteinte mais se conquiert toujours

Qu’est-ce qui caractérise l’homme entre tout ? Qu’est-ce qui fait que l’humain n’a rien de comparable avec tout le reste ? Jean Pic de la Mirandole, philosophie italien du XVème siècle, nous donne une explication dans son Discours sur la dignité de l’homme :

« Le parfait artisan décida finalement qu’à celui à qui il ne pouvait rien donner en propre serait commun tout ce qui avait été le propre de chaque créature. Il prit donc l’homme, cette œuvre à l’image indistincte, et l’ayant placé au milieu du monde, il lui parla ainsi : « Je ne t’ai donné ni place déterminée, ni visage propre, ni don particulier, ô Adam, afin que ta place, ton visage, et tes dons, tu les veuilles, les conquières et les possèdes par toi-même. La nature enferme d’autres espèces en des lois par moi établies. Mais toi, que ne limite aucune borne par ton propre arbitre, entre les mains duquel je t’ai placé, tu te définis toi-même. »

Ainsi, l’homme se distingue dans le monde par sa faculté à produire ce qu’il lui est possible de faire. La possibilité appartient à l’être humain, contrairement à la nécessité qui est une exclusivité animale. La bête fera ce qui lui a été donné de faire ; l’homme décidera ce qu’il veut faire, parce qu’il est un généraliste, et non un spécialiste comme le sont les espèces animales. Jean Pic de la Mirandole reprend l’idée du mythe prométhéen. Compte tenu de sa nudité originelle, l’être humain ne peut survivre que dans la liberté. De là découle une éthique, comme le propose Pic de la Mirandole :

« Je ne t’ai fait ni céleste ni terrestre, ni mortel ni immortel, afin que, souverain de toi-même, tu achèves ta propre forme librement, à la façon d’un peintre ou d’un sculpteur. Tu pourras dégénérer en des formes inférieures, comme celle des bêtes, ou régénéré, atteindre les formes supérieures qui sont divines. »

Avec la liberté, l’homme est le seul être capable de s’élever, d’être plus que ce qu’il était à sa naissance, d’évoluer son existence durant. Mais étant par nature libre, l’élévation ne lui est pas donnée. L’homme peut inversement devenir moins que ce qu’il était. L’humanité ainsi n’est pas un aboutissement ; elle n’est jamais atteinte mais se conquiert toujours.

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Publié par le juillet 27, 2011 dans May aime la philosophie

 

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L’homme civilisé: trop ou pas assez humain

« On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne

si l’on n’admet pas tout d’abord qu’elle est une conspiration universelle

contre toute espèce de vie intérieure. » (Georges Bernanos)

Homme-civilise.jpgPour tenter de mieux comprendre certains actes « barbares » à l’encontre de la vie (foetus humains, animaux…) commis par l’individu des sociétés modernes qui les permettent et les banalisent, il peut être pertinent de distinguer l’Homme de l’Humain. En effet, l’Homme est un animal qui doué de raison, est néanmoins le plus cruel de tous. Il s’avère alors que son humanité à la différence de son intelligence ne lui soit pas donnée de surcroît. Penser ne suffit donc pas à se prétendre humain ? Force est de constater que le « devenir humain » est plutôt un long et périlleux chemin qui est aussi celui du « devenir libre ». Un sentier unique trop peu fréquenté, sans doute parce qu’il n’y a aucun raccourci.

 

D’une manière générale, si nous voulons expliquer un grand nombre de choses dans leur juste perspective, il nous faut comprendre le passé de l’Homme aussi bien que son présent. C’est pourquoi la prise en compte et la compréhension des mythes et des symboles sont essentielles et je me permets alors de déplorer que la pensée contemporaine occidentale ne s’intéresse plus à ces précieux « matériaux » depuis si longtemps maintenant.

 

Remontons donc quelque peu le temps. En fait, l’Homme n’est devenu conscient que graduellement, difficilement, au cours d’un processus qui s’est déroulé sur d’innombrables siècles, avant d’arriver au stade de la civilisation (établi avec l’invention de l’écriture vers l’an 4000 avant JC).

Le Faust de Goethe dit très justement : « au commencement était l’action ». En effet, les actions n’ont jamais été inventées… Elles ont été accomplies. Des facteurs inconscients ont d’abord poussé l’homme à agir. C’est ensuite et bien après qu’il a commencé à s’interroger sur ces causes qui le poussaient. Et les idées vinrent à l’Homme et non l’inverse. Depuis cette découverte, en fait tardive, qu’il a fait de la pensée, l’homme tend à affirmer aujourd’hui qu’il a dû être poussé par lui-même. Alors que l’idée d’une plante ou d’un animal qui s’inventeraient eux-mêmes nous semblerait absurde, beaucoup de nos contemporains croient pourtant que la psyché s’est créée elle-même. Puis, de même que notre psyché s’est développée au fil du temps, elle continue encore, de sorte que nous sommes toujours poussés par ces forces intérieures aussi bien que par des stimuli extérieurs. Ces forces intérieures proviennent en fait de cet inconscient. Dans la mythologie ancienne de la plupart des peuples, ces forces étaient appelées esprits, démons, ou dieux.

 

Mais pour soutenir cette croyance qu’il est son propre créateur, l’Homme des pays développés plus particulièrement, s’est détourné de son monde intérieur et Il ne voit pas que malgré son raisonnement, il est toujours possédé par des « puissances » qui échappent à son contrôle. Ses dieux et ses démons n’ont pas du tout disparu pour autant. Les démons ont cependant changé de nom. Ils le dominent par des complications psychologiques insidieuses, de l’inquiétude et de l’angoisse qui lui font choisir la sécurité plutôt que la liberté, des besoins irrépressibles d’alcool, de tabac, de drogues diverses, de médicaments, de nourriture, bref de consommation en tout genre favorisée par cette unique recherche des plaisirs immédiats pour terminer par cet arsenal de névroses alarmantes. Ces mêmes démons qui n’ont jamais quitté les domaines de l’argent, du pouvoir et de la corruption car ils se dissimulent aussi depuis toujours derrière la paresse, l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère et l’envie. Ces sept péchés capitaux qui, s’ils ne sont pas les plus graves, sont néanmoins à l’origine de tous les autres, leur ouvrant grand la porte. Dans son oeuvre magistrale, « Les possédés » (traduit aussi par « Les démons »), Dostoïevski a décrit longuement ces démons toujours en mutation. Il avait d’ailleurs aussi prophétisé cette révolution russe qui deviendrait sauvage et antihumaniste en évoquant Saturne dévorant ses propres enfants.

 

Alors que l’homme est toujours incapable de dominer ses humeurs, ses émotions et d’évaluer honnêtement l’influence des facteurs inconscients sur ses décisions et ses projets, comment peut-il prétendre être totalement maître de lui-même ? Il le fait en construisant un mur entre les aspects de sa vie extérieure et son comportement (à l’image du mur de Berlin). Puis en pensant avec complaisance que sa conscience est la raison et son inconscient la déraison. Pourtant dans tout autre science, une telle classification ne serait pas recevable. Les microbes, relèvent-ils de la raison ou de la déraison ?

 

A l’aube de ce XXIe siècle, ne serait-il pas « raisonnable » d’admettre enfin que l’inconscient est un phénomène naturel et comme la Nature elle-même, il est au moins neutre. Il contient tous les couples d’opposés, la lumière et l’ombre, la beauté et la laideur, le bien et le mal, la profondeur et la stupidité. De plus, l’expérience a révélé que les symboles dont il est chargé ont un sens.

Mais l’Homme moderne rationaliste qui a perdu la faculté de réagir à ses symboles est désarmé face à son Inconscient. En effet, en s’éloignant de ses traditions morales et spirituelles et croyant se libérer de la « superstition », notre Homme s’est peu à peu dissocié à l’intérieur de lui-même. Par conséquent, très fragilisé et sans plus de protection en l’absence du « sacré », il est amené à ressentir aujourd’hui ce profond désarroi envers ce monde extérieur devenu « consumériste » d’individus (et de foetus !). Les discours de ses grandes religions, de ses diverses philosophies et d’une certaine idéologie thérapeutique qui l’infantilise, ne paraissent pas suffire à lui apporter du réconfort et des idées fortes pour y faire face.

 

N’est-t-il donc pas urgent d’en finir avec ce point de vue borné et injuste qui, s’appuyant toujours sur les idées de S. Freud (dont le mérite est cependant de l’avoir fait connaître plus largement), persiste à définir l’Inconscient comme un dépôt unique de notre passé et de nos refoulements, alors qu’il est aussi rempli d’idées neuves, « germeuses » de vie. Il nécessite d’être enfin reconsidéré pour instaurer l’équilibre dans l’individu donc dans la société. Sinon nos « démons » garderont le contrôle ad vitam aeternam. Et ainsi l’individu en proie à ses penchants destructeurs devient une menace pour la Nature et toutes ses formes de vie. De même que la bombe atomique a surpassé tous les moyens d’anéantissement physique des masses, la psyché en mal d’évolution, peut conduire à la désintégration psychique de ces mêmes masses.

 

D’autant plus que cet Inconscient est capable de plus d’intelligence et de finesse que notre « Moi » (le capitaine de notre Conscience) et si un dialogue de qualité est entretenu entre eux, ce « premier » peut devenir une nature bienveillante pour l’être humain et un guide inestimable afin que celui-ci s’épanouisse et se réalise. N’oublions pas également que si la psyché totale de l’Homme comprend à la fois l’Inconscient et la Conscience, seule la psyché inconsciente est la mère, le sujet et la condition même du conscient. Elle est douée d’existence ; elle est l’existence ?

 

Malheureusement, même ces tendances inconscientes, qui selon certaines circonstances peuvent avoir une influence bénéfique, se transforment aussitôt en démons si elles sont négligées et refoulées. La situation de notre civilisation moderne semble si critique, que même les plus optimistes d’entre nous dont je fais partie peuvent soupçonner l’arrivée d’un nouveau déluge. Qui exterminerait l’humanité actuelle ? En tout état de cause, en perdant ce sentiment que la vie a un sens, comment l’homme peut-il sortir de cette servitude qui le limite à gagner et à dépenser ? L’Homme n’a-t-il pas besoin d’une existence, pas seulement d’une vie

L’Homme d’aujourd’hui n’est peut-être pas plus méchant que l’Homme de l’Antiquité ou que le primitif, mais il dispose de moyens bien plus nombreux et efficaces pour exprimer ses mauvaises pulsions. En effet, si sa conscience s’est élargie et différenciée, il semblerait que c’est en défaveur de sa moralité demeurée stationnaire et arriérée. N’est-ce pas là le vrai problème qui se pose aujourd’hui : la raison seule ne suffit pas. Plus de solution ?

A moins qu’en se retournant en lui-même, l’individu s’échappe de cette dissociation de l’âme et par là même de la dissociation sociale et politique du monde. Pour qu’il cesse de s’identifier à cette conscience collective de nos sociétés qui, à travers ses opinions et ses concepts généraux, cherche à le réduire à cet homme de la masse pour toujours devenir la victime d’un -isme quelconque : communisme ou libéralisme, rationalisme ou empirisme, communautarisme ou individualisme, intellectualisme ou sentimentalisme, scientisme ou mysticisme, matérialisme ou spiritualisme, conservatisme ou « misonéisme » (peur profonde de la nouveauté)… Nous ne pouvons garder notre indépendance que si nous refusons de nous identifier à l’un de ces opposés et en nous situant au milieu de ces contraires. Parce que sinon une part de notre personnalité résidant en quelque sorte dans « l’opposition » nous fait soutenir inconsciemment et perpétuellement le jeu de l’autre. Alors pour faire preuve de discernement et malgré certains chefs sociaux et politiques qui tentent de nous y empêcher, tâchons d’être conscients à chaque fois de l’un et l’autre.

Ce préalable à l’action qui est ce retour sur soi n’est-il pas ce que nous enjoignent de pratiquer les sagesses anciennes de toutes les traditions ? « Va te promener seul, converse avec toi-même », écrit le philosophe grecque Epictète. Ne plus fuir la solitude génératrice de liberté, pour ne plus se fuir dans la compagnie des autres. S’il faut se retirer et ignorer les autres pendant un temps, c’est pour mieux renouer et avec soi-même et avec eux lors d’un autre temps. En effet, cette connaissance de soi n’est pas une quête solitaire mais une poursuite en commun.

Alors en revenant à soi pour aller au-delà de soi, en s’élevant au-dessus de cette opposition entre science et sagesse pour réconcilier la lucidité et l’espoir, oserons-nous enfin penser qu’il est possible d’entrer dans une relation plus juste à la Nature comme à la société ? Et comme tout changement doit commencer quelque part, c’est l’individu isolé qui le réalisera. Car nous savons aujourd’hui qu’il est le seul capable de développement. Seule réalité et unique porteur de la vie, il est cependant sans cesse menacé par ces idées abstraites qu’on se fait de lui et qui le trompent. Il mériterait pourtant toute l’attention car de ses qualités mentales et morales dépend un monde meilleur. Et parce que l’homme est bien plus que ce qu’il sait de lui, ce «quelque chose» qui doit être dépassé, il peut aussi libérer tout le merveilleux de l’existence… pour devenir humain. Il aura alors atteint toute sa dignité comme celle qui est du fait de penser.

Et cet individu isolé peut être n’importe lequel d’entre nous pour peu que nous n’attendions plus qu’un autre accomplit ce que nous ne voulons pas faire. Si la conscience ne semble pas nous venir en aide, pourquoi ne pas interroger enfin l’inconscient qui sommeille en nous ? Il sait très certainement quelque chose qui pourrait nous être utile à tous.

Alors une révolution personnelle qui initierait enfin un changement ? Très certainement, parce qu’arrivé à ce stade de retour sur soi, l’individu accomplit une révolution comme celle des planètes qui reviennent à leur point de départ (Kant). «Tout individu collabore à l’ensemble du cosmos», écrivait Nietzsche.

Mais alors ne faut-il pas immanquablement nous poser une autre question fondamentale : notre époque est-elle ou n’est-elle pas prête pour une transformation ?

Et si l’Homme est une cause perdue ? Nous serons humains d’y avoir au moins cru !

« N’importe quel être humain, même si ces facultés naturelles sont presque nulles,

pénètre dans ce royaume de la Vérité réservé au génie, si seulement il désire la Vérité

et fait perpétuellement un effort d’attention pour l’atteindre ! » (Simone Weil)

Lectures  :

– « Les racines de l’inconscient » de C.G. Jung

– « Les possédés (ou « les démons ») de Dostoïevski

– « L’esprit de solitude » de J. Kelen

Source

 
 

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Femme

Femme venant de vous, notre origine
Cette essence essentielle et divine
Plus importante que nos noms
Ceux de nos pères, de nos renoms

Servante d’Hommes autant que Dieu
Pour toi, il n’y aura jamais assez de cieux
Ni assez doux, ni assez hauts ni même bleus
Pour t’éloigner , pour te sauver de ces galeux

Ou que tu ailles, ton souvenir veille
Sur nos vies , nos villes, sans pareil
qui raisonne sans cesse à l’oreille
Prend garde aux dites merveilles

Ce que tu es nul ne le sait
Ce que tu donnes est toujours assez
Pour que de ta vie tu sois lassée
Une fois que le temps est passé.

Femme de rêve ou mère de lait
Objet de fantasme ou bien boulet
A toi on doit l’humanité
En cette époque d’atrocités

Yano

 
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Publié par le novembre 4, 2010 dans May aime la poésie

 

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La catastrophe qui nous attend en 2012

Ainsi du tsunami, dont chacun savait depuis des années qu’il pouvait se déclencher et pour lequel personne n’a pensé à mettre en place les moyens de prévenir les populations côtières. Ainsi des diverses formes de grippe issues du monde animal, dont on commence à peine à se préoccuper sérieusement. Ainsi d’autres menaces, tout aussi terribles et bien moins hypothétiques. Deux exemples.

On sait de façon certaine qu’Apophis, astéroïde d’environ 270 mètres de diamètre pour une masse de 27 millions de tonnes, pourrait croiser l’orbite de la Terre le 13 avril 2036. Un choc éventuel dégagerait une énergie équivalente à plus de 500 mégatonnes, soit 35 000 fois plus que la bombe larguée sur Hiroshima le 6 août 1945. Le risque d’une collision frontale est mince (1 chance sur 45 000, semble-t-il), mais le dommage serait immense. Que fait-on pour se donner les moyens de dévier ce monstre? Presque rien, sinon discourir sur un éventuel projet de traité international qui devrait bientôt être soumis à l’ONU.

Plus grave encore: beaucoup de spécialistes murmurent que la transformation du climat, aggravée ou non par l’activité humaine, pourrait avoir, à court terme, des conséquences mortelles pour l’espèce humaine. Soit elle libérerait des bactéries contenues dans la toundra sibérienne (plus précisément dans la merzlota, terme russe pour définir le pergélisol, la partie gelée du sous-sol de la toundra), entraînant la production de méthane et de protoxyde d’azote, ayant beaucoup plus d’impact sur le climat que le gaz carbonique. Soit parce que cela libérerait directement des puits de méthane aujourd’hui piégés dans des cristaux d’eau, qui répandraient sur la planète un nuage asphyxiant. De ces hypothèses, beaucoup de savants parlent ; certains ont mesuré la présence de ces bactéries dans la mer de Laptev, en Russie, au bord de l’océan Arctique. Certains avancent une date pour la catastrophe: 2012. Le nouveau secrétaire à l’énergie américain, Steven Chu, Prix Nobel de physique, dit lui-même son inquiétude: « La grande peur, c’est que la toundra se réchauffe, que ces microbes se réveillent et s’attaquent à ces réserves de carbone, qui seraient libérées dans l’atmosphère. Dès lors, quoi que fassent les humains, la situation serait hors de contrôle. » D’autres savants, rassurants, disent au contraire que l’impact de ces bactéries sur le climat n’aura pas lieu avant 20 000 ans, en particulier parce que le niveau des mers va monter…

Pourquoi ne parle-t-on pas davantage de ces menaces? On peut comprendre l’hésitation d’un pouvoir politique devant le risque d’affolement des opinions, de déclencher des réactions incontrôlables. Il n’empêche: le politique doit la vérité à l’espèce humaine, comme le médecin la doit à chaque individu. Et tout comme le médecin ne peut qu’affirmer un diagnostic et proposer un traitement, le politique ne peut que proposer une analyse et une action.

Autrement dit, sur ces deux sujets comme sur tant d’autres, il est urgent d’en savoir plus: soit il s’agit de craintes vaines et autant les écarter tout de suite; soit il s’agit de dangers sérieux et, alors, rien n’est plus urgent que de s’en occuper.

Source : L’EXPRESS

Les petites vanités, les intérêts et les ambitions personnels de notre personnel politique nous apparaissent soudainement bien dérisoires !

Une émission sur ces sujets a eu lieu,   sur la chaîne ARTE.

http://www.lepost.fr/article/2009/06/01/1558889_la-catastrophe-qui-nous-attend-en-2012.html

 
 

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Vers une humanité infertile

On parle beaucoup ces jours-ci de surpopulation mondiale et de la pollution qu’elle engendre. On avance même qu’il faudrait stopper cette croissance par un contrôle de naissances sévère. Et si une telle mesure s’avérait inutile, puisque l’humanité semble déjà se stériliser tranquillement et subrepticement?

Au cours des 50 dernières années, la fertilité des hommes de pays industrialisés a baissé de moitié. On peut en déduire que d’ici la fin du XXIesiècle, les mâles humains auront de la difficulté à se reproduire. Ce phénomène d’infertilité grandissante chez les hommes est très complexe et il nous incite à nous demander: qu’est-ce qui s’est passé au juste pour en arriver là?

Certains facteurs davantage masculins ont été identifiés. Dans un premier temps, les fumeurs (autrefois en majorité des hommes) démontrent une qualité inférieure de spermatozoïdes à cause des quelque 2200 produits chimiques qui se dégagent des cigarettes et qui contaminent leur environnement immédiat. De plus, une prise importante d’alcool par le père deux ou trois mois avant une conception produit des anomalies congénitales chez certains enfants parce que la spermatogénèse est affectée par l’alcool. Aussi, les pesticides qui entrent dans le corps peuvent causer des anomalies du sperme. Une étude de l’université de Naples a relié les polluants automobiles à une baisse de fertilité chez une population de travailleurs d’un péage autoroutier.

Nous sommes aussi très imprudents dans notre vie quotidienne: nous laissons beaucoup de produits chimiques entrer en contact avec notre organisme. Nous réchauffons nos repas dans des plats de plastique ou recouverts de cellophane, ce qui fait pénétrer les cancérogènes phtalates et bisphénol-A dans notre corps. Nous cuisinons beaucoup avec les poêles antiadhésives qui dégagent le PFOA, l’acide perfluorooctanoïque qui persiste 10 ans dans nos tissus corporels. Les moquettes antitache et les vêtements imperméabilisés en contiennent également. Nous entrons dans nos maisons des ordis, télés, systèmes de sons, rideaux de douche, meubles et vêtements imprégnés de retardateurs d’incendie bromés, qui agissent sur nous comme de vrais poisons à long terme. Nos cosmétiques en contiennent aussi.

Est-il alors si surprenant que les humains aient des problèmes de fertilité?

Passer à l’action

Les Européens sont plus avancés que nous dans leur lutte contre les produits chimiques ayant le potentiel de stériliser les humains. En 2007, leurs politiciens ont passé le règlement REACH, pour mieux protéger les populations contre de nouveaux produits chimiques et surtout contre 320 substances susceptibles de perturber le système endocrinien humain. Même si la relation de cause à effet n’est pas encore démontrée clairement pour beaucoup de produits chimiques en relation avec ce phénomène particulier, la simple prudence nous incite à les éloigner le plus loin possible de nous-mêmes.

Ce n’est pas un hasard si l’incidence de cancers des testicules a doublé chez les hommes au cours de la deuxième moitié du xxesiècle et que les malformations génitales chez les petits garçons sont à la hausse.

Des leçons à tirer

Pourtant, nous aurions pu tirer leçon des problèmes de santé des populations animales qui nous entourent. Nous savons depuis longtemps que la présence de perturbateurs endocriniens dans leur environnement est la cause des malformations génétiques chez les espèces d’amphibiens partout dans le monde. Des populations de poissons se féminisent dans les rivières et estuaires pollués aux pesticides. Des gastéropodes (mollusques) développent des organes mâles par-dessus les organes femelles existants (imposex) dans les eaux contenant des restes de peinture à bateaux.

Il était donc présomptueux de notre part de penser que les millions de tonnes de produits chimiques déversées à chaque année dans l’environnement ne nous atteindraient pas un jour.

Et ce jour semble être arrivé!

L’espèce humaine se dirige lentement mais sûrement vers une infertilité chronique chez les mâles de son espèce. Pourtant, les solutions sont à portée de nous, si nous avons la volonté de remplacer les autos polluantes par des véhicules électriques, substituer les pesticides chimiques par des produits verts tout aussi efficaces, sortir les poisons de nos cosmétiques, de nos maisons et de nos lieux de travail…

Attendre trop, c’est condamner les humains du futur à se cloner afin de se reproduire, car l’un des deux genres humains ne pourra plus assumer son rôle de géniteur.

Belle perspective, n’est-ce pas?

http://www.cyberpresse.ca/le-droit/mode-de-vie/201002/23/01-954401-vers-une-humanite-infertile.php

 
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Publié par le mars 5, 2010 dans May aime l'actualité

 

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Darwin, l’eugénisme et la stérilisation de l’humanité

Pour la raison et la conscience, il est inacceptable de stériliser des individus contre leur gré. Au contraire, ceux qui souffrent de défauts génétiques, de maladies ou de handicaps physiques ou mentaux, devraient être traités avec affection et compassion. Dans les sociétés où dominent les valeurs morales religieuses, ces personnes sont protégées et leurs besoins satisfaits au mieux. Ce n’est rien moins que de la barbarie que de chercher à stériliser de force ou à éliminer ceux décrits par les partisans de l’eugénisme comme ayant des tendances criminelles. Ces personnes peuvent être éduquées au cours de programmes culturels adaptés et se rendre utiles en tant que membres de la société. Même quand il est difficile de faire progresser une personne, la solution la plus éthique et la plus juste doit être recherchée, au lieu de les exterminer.

Au cours des années suivantes, le bon sens des Américains comprit que l’eugénisme était de la sauvagerie totale et on prit les mesures nécessaires pour mettre un terme à ces pratiques. Pourtant en même temps, les nazis avaient adopté les lois américaines comme modèle de leurs premières mesures concernant la stérilisation. Ainsi stérilisèrent-ils de force deux millions de personnes.117

Comme l’indiquent les exemples cités, la propagande trompeuse du darwinisme social tente de désensibiliser les hommes les uns contre les autres, d’éliminer les sentiments de sympathie et de compassion jusqu’à ce que les êtres humains se traitent littéralement comme des animaux. C’est exactement le contraire des vertus imparties par les valeurs morales religieuses. Dieu commande de soigner les faibles et les indigents, de protéger les malades et les laissés pour compte. Quelles que soient les circonstances, Dieu ordonne aux croyants d’assurer le confort des autres avant le leur, et d’être toujours patient et généreux. A ceux qui font le bien et restent patients, Dieu annonce une bonne nouvelle :

Ils offrent la nourriture, malgré leur amour, au pauvre, à l’orphelin et au prisonnier : « C’est pour le visage de Dieu que nous vous nourrissons : nous ne voulons de vous ni récompense ni gratitude. Nous redoutons, de notre Seigneur, un jour terrible et catastrophique. » Dieu les protégera donc du mal de ce jour-là, et leur fera rencontrer la splendeur et la joie, et les rétribuera pour ce qu’ils auront enduré, en leur donnant le paradis et de la soie. (Sourate al-Insan, 8-12)

Harun Yahia

(extrait du livre de l’auteur: le darwinisme social)


http://se-chercher.over-blog.com/article-la-sterilisation-et-les-lois-de-la-mort-des-darwinistes-sociaux-7-45119831.html

 
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Publié par le mars 5, 2010 dans May aime l'actualité

 

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Les chemtrails

Chemtrails , lumières et rayonnememts: hypothése de Régisdanse

La lumière élève les justes et pardonne aux égarés.
Du fond de nos âmes nous vient notre conviction, du fond de nos âmes nous vient la foi, du fond des âges nous revient notre rôle. Contre l’ignorance nous protègerons nos frères, de leurs erreurs nous les préserverons, leurs illusions nous briserons, l’opaque brume nous dissiperont et la vérité nous leur montrerons.

http://rcdnm.discutforum.com/chemtrails-f14/chemtrails-adn-mutation-et-lumiere-t670.htm

 
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Publié par le février 22, 2010 dans May aime pas le n.o.m

 

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