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Mon ami le pauvre

Je suis née pauvre, pauvre de nom, pauvre de sang, pauvre d’amour, pauvre d’argent, pauvre d’amis, ou de fratrie, pauvre de tout. Pauvre partout. Pour tout te dire

J’avais toutefois les qualités de mes défauts: une facilité scolaire, une sagesse exemplaire, une attraction pour l’univers

En bonne petite fille pauvre, j’ai bien écouté mes parents, leur ai obéi au doigt et à l’œil comme le recommande la religion. : le paradis n’est-il pas aux pieds des mamans !

En bons musulmans, mes parents ne cessaient de me dire qu’il fallait réussir mes études,  pour être une tête de classe. Cela allait jusqu’au sens littéral du mot des fois : ils voulaient que je

M’assoie à la première table, au premier rang en classe, alors que je n’vais même pas de problème de vue. L’important c’est d’être première en tout, première partout. ; Première c’est tout

Parents pauvres, amour de parents !

Pour bien accomplir ce qui sera sans doute la plus grande mission de ma vie, sortir de la précarité, et m’assumer un jour, être indépendante et financièrement autonome, ils n’ont pas lésiné sur les  moyens.

Se privant de tout, ils m’offrirent les plus beaux cahiers, un cartable neuf à chaque rentrée, une belle trousse garnie de jolis stylos colorés plus beaux habits qu’ils pouvaient m’offrir

A coups de préceptes religieux et de sagesse proverbiale : qui veut la gloire ,passe des nuits blanches, ils m’ont doté d’ une ambition dont j’étais trop jeune pour en connaître le nom ou le sens.

Travaillant beaucoup malgré ma facilité d’apprentissage, j’ai découvert d’autant plus vite l’ennui, le temps qui n’en finit pas de s’écouler, l’absence des moyens pour le meubler. Si bien qu’en définitive, loin de m’aider, mes études m’avaient fait prendre conscience de ma misère relationnelle, mon indigence matérielle, et à mesure que j’avançais dans l’âge et la scolarité, le fossé grandissant entre le monde de l’esprit et le monde de l’homme, la réalité, la réalité.

Et j’ai regretté de ne pouvoir avoir simplement avoir une poupée pour jouer. Je n’osais même pas en parler, la demander. Elle ne m’était d’aucune utilité pour mon avenir.

Avenir quand tu nous tiens !

Sans moyens pour faire autre chose, j’ai étudié nuit et jour, plus tellement pour faire plaisir à mes parents, apprendre un métier, obtenir un diplôme, devenir quelqu’un ou quelque chose un jour, mais parce que je ne savais faire que cela, je ne pouvais faire que cela,

Dans ma bulle de silence

Remplie de souffrance

L’ennui se drape d’éloquence

Le vide s’affranchit d’élégance

Je réussis sans trop de mal à entrer à l’université avec un bac mention bien qui a fait le bonheur de mes parents et leur fierté. J’ai même eu un certificat d’excellence de la part du  gouvernement dans une cérémonie très officielle sur invitation du président en personne.

Excusez du peu !

Mon pauvre  père en a même .fait un tableau en commandant le cadre chez le menuisier : mê me pas acheté le premier cadre à  trois sous. ! Non.

Un rêve réalisé  ne mérite –t-il pas le, plus beau des écrins !

Et me voilà parachutée à l’université sans armes ni bagages, si ce n’est mon fameux sésame en papier.

L’université…ce rendez vous de l’humain, si j’ose dire : j’y ai connu la lutte des classes, le conflit riche/ pauvre, le rejet le fossé grandissant et, la marginalisation, , l’exploitation des connaissances., la faiblesse., le réel dénuement, le réel but de mes parents.

Et j’ai déprimé !

Cela ne m’a pas empêché d’obtenir mon diplôme, autre sésame en papier qui devait  m’ouvrir les portes de l’aisance matérielle, la liberté, l’indépendance, la dignité.

Arrivée sur le marché du travail, j’ai eu la chance d’être engagée sur CV me retrouver dans l’antre d’une élite cosmopolite, une élite de rang et d’argent qui travaillait peu pour gagner beaucoup, exploitant les nouvelles recrues, les non initiés, les plus faibles

Sélection naturelle oblige, je me suis sentie aussi mal que possible dans cette atmosphère, n’ai pas pu occuper ou choisir la fonction que je voulais, ai perdu le gout du travail et démissionné.

Tout ça pour ça !

Retrouver du travail n’a pas été une mince affaire. Il fallait partout des relations que je n’avais pas.

J’ai alors tenté ma chance à l’étranger, repris des cours que je n’aimais par manque de liberté et de choix.

Ces études, j’aurais voulu ne les jamais finir, car je me suis affalée sur la ligne d’arrivée, éreintée par trop de pression, et trop d’effort.

Vidée, brisée par trop d’obstacles à surmonter, mes rêves les plus fous évanouis, j’étais dans l’incapacité physique d’exercer une quelconque profession.

On m’y reprendra.

Aujourd’hui je vis aux crochets de la vie, de la société, une vie de chagrins, futile et vain, de frustration à l’obsession, de migraines à répétitions.

Humainement pas capable d’accomplir des petits métiers, et intellectuellement pas capable d’accomplir mon propre métier, perdu sur toute la ligne : mon ambition, mes rêves, ma vie, pour revenir tout au début, dans l’enfance régresser, la santé en moins :

Pauvre un jour, pauvre toujours !

To be continued

Yano

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Alger ….femmes et mères

Alger …Alger…Alger…

Qu’es tu devenue….qu’est -il donc advenu de toi….

Écolière dans une école de quartier; mes parents; tous deux enseignants m’avaient dit…May il faut que tu sois la première a l’école ( je vous épargne les détails anecdotiques  qui n ont pas leur place dans ce billet)

Collégienne dans un lycée de proximité; mes parents; tous les deux aimants et souhaitant mon bonheur qu’ ils voyaient dans la réussite scolaire m ont dit

May..si tu veux être grande; être une  Grande….tu dois travailler tard le soir pour réussir

Étudiante en première année d’université; la seule qui proposait ce cursus,  filière technologie ( non sciences exactes); ma mère souffrante et enfin de vie a son insu ; m a dit…

May la science n a pas de limites…tu pourras toujours aller plus haut et plus loin..

Non…tous les enfants algériens n ont pas été élevés dans cet esprit de compétition.

Non …toutes les jeunes filles  algerienne n ont pas grandi a l ombre d une ambition intellectuelle qui ne nourissait..;n a jamais nourri …qu elle même.

Mais il est une constante commune a toutes et a tous les enfants d’Algérie; que l on  en soit conscient ou pas; c est que toute la génération Boumediène en tout cas; a grandi , étudié dans l idéalisme; la foi d un avenir meilleur a portée de main..que dis je …a bout de crayon..de sa plume;

Toutes et tous croyions être condamnes a avancer; progresser; évoluer..;que cela était notre voix…notre voie. …pour finaliser notre liberté…conquérir notre dignité…vivre notre indépendance …a un niveau  fixe …par nous.

Puéril?

Non…généreux ..mais naïf….

Il n en demeure pas moins; qu ‘un demi siècle plus tard….aucune trace ou presque de ces mères qui investissent leurs filles de cette lourde tache de faire , refaire ou préserver la société, améliorer la condition de la femme; promouvoir son respect; sa dignité dans un statut…. un rôle qui lui permette de vivre pleinement son humanité ; non seulement en qualité de poule pondeuse ou autre fée du logis mais bien en prenant part active a la construction économique; sociologique et politique du pays; dans l ultime but de réaliser

°°°°le rêve d’ibnou Roshd…la cité vertueuse….implantée sur une terre belle et généreuse; portée par des hommes et des femmes fiers de leur arabité et islamité.

°°°°la finalité de la profession de Foi;;du bien vivre l islam…ériger  la civilisation musulmane ….dans sa plus belle expression, ses plus beaux atours…scientifique; littéraire, architecturale   ; cultivant la paix sociale…; la richesse pour tous…l’épanouissement de l’être    en quelques mots concepts simples…heureux d’être soi ; vivre sa foi..chez soi..dans un décor digne de soi..:être maitre ..; être roi….de ce que Allah a permis que ce soit  et..agréé.

Cette mission…si vous l’accepetez…le disque s auto détruira dans qq secondes….bla bla bla…

Cette mission ….Non…les hommes ne l ont pas acceptée….pas si bêtes …quand la trame de fond est faite de crise du logement; de chômage…de précarité…et autres maux.

Ils ont préféré pour la plupart , l exil ( l ‘hégire) auquel on est condamne de manière cyclique , semblerait-il, quand on est , quand on nait..musulman.

Une fois de l autre cote de la méditerranée ; cependant; on est happe par le courant; brise par la société de divertissement et ou de consommation; brise ; façonne ; englouti par le système.

L’Algérie parait bien loin..elle qui est exsangue de ses meilleurs enfants; dépossédée de ses précieuses richesses; grises; noire ou autres, etc…

Elle est bien loin …de leurs préoccupations…cette Algérie livrée aux femmes désormais majoritaires dans les universités et tout autre lieux d’éducation ;désormais très présentes et bien représentées aux postes de responsabilités; ou s’exerce le pouvoir.

Dans dix ans…le pouvoir sera aux femmes..le pronostic a déjà été fait par l intelligentsia masculine algérienne.

Les hommes étant désormais plus préoccupés par gagner de l argent pour vivre; subvenir aux besoins de leur famille ont délaissé les études car non lucratives et non porteuses d’espoir en terme de  qualité de vie; de niveau de vie.

Mères et filles; femmes et mères; actives ou au foyer…

vous qui n avez pas démissionné, bon gré , mal gré;

vous qui êtes toujours fidèles aux postes..sentinelles, d un nouvel ordre ou changement qui ne veut pas dire son nom; baisser le masque;;;

Il n y a plus que vous , celles d une certaine génération de surcroit,

à  parler carrière non consommation

à parler réalisation; épanouissement ; non survie

à parler éducation non apprentissage de formation

à assurer la pérennité  d une Algérie algérienne ; l’Algérie en tant qu  état …souverain…dote de frontières claires et  bien définies…a touts point de vues.;

Mères et filles d’ aujourd’hui hui… femmes et sages de demain …. vous que j’aime de loin… j ‘aimerais  dire ceci:

Ne faites pas de vos filles des geishas ou des femmes du monde … cultivées et bien habillées…bêtement…cela ne vaut aucun sacrifice

Ne faites pas de vos filles; de vos enfants,  des diplômés sans réel savoir, sans  vrai métier

Ne faites pas de vos fils des esclaves intellectuels, scientifiques; des larbins à la spécialisation tellement pointue ; tellement aiguë; qu’ils  en perdent tout recul, toute hauteur nécessaires pour comprendre le pourquoi du comment … du quoi du combien…à quel prix… ou on va…

Et maintenant que j’ai fini de pousser mon cri, moi le haros attendu, à se demander pour quoi je suis une  femme, si j’en suis….je me sens tellement triste que je me demande bien pourquoi je me bats finalement …pourquoi et surtout, pour qui…..

Allez vous triturer les méninges pour faire quelque chose de bien…de votre…vie…

Qui a raison..qui a  tort…plus je me pose la question, plus je m’éloigne de la réponse ..la solution.

Bienvenue en Algérie…

Bienvenue dans ma réalité.

Dreams are my reality!

Mea culpa

 
 

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