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Le couple et le travail féminin

Depuis une trentaine d’années, la proportion de femmes qui travaillent progresse constamment. Pour beaucoup de couples, cela suppose une remise en question fondamentale des rôles traditionnels.

  1. Une profonde évolution
  2. La culpabilité de l’homme
  3. Le partage des tâches ménagères
  4. Le travail de la femme : une aspiration normale
  5. Un équilibre à trouver
  6. Travailler ensemble : solution ou cauchemar ?
  7. Une concurrence intolérable
  8. S’arrêter de travailler ou pas

Une profonde évolution

Depuis à peine 40 ans, l’image du couple s’est profondément transformée. En particulier, un phénomène nouveau a atteint toutes les couches de la société à une vitesse jamais vue encore dans l’histoire : il s’agit de l’apparition du travail de la femme au sein du couple.

De plus en plus, ce travail correspond aux aspirations profondes de la femme en même temps qu’à une nécessité financière.

Un tel changement a fait naître des tensions ou même des conflits nouveaux dans la vie quotidienne du couple, tant sur le plan matériel qu’affectif.

Comment les conjoints acceptent-ils leurs métiers respectifs ? Quels sont leurs réticences et leurs sujets d’insatisfaction ? Les réponses à ces questions sont multiples et souvent complexes. Elles permettent néanmoins de mieux comprendre les problèmes qui peuvent se poser et de les résoudre plus facilement.

En vertu de conceptions millénaires, l’homme est considéré comme le chef de famille qui doit subvenir aux besoins de son foyer. Acquérir une formation, se trouver un emploi, gagner sa vie sont des impératifs qui incombent, encore aujourd’hui, aux hommes davantage qu’aux femmes.

Dès l’enfance, un petit garçon apprend qu’il devra avoir un métier, qu’il aura des responsabilités et que sa formation professionnelle est plus importante que celle de ses soeurs. Son avenir d’adulte est synonyme de métier et de travail. Ses parents s’efforceront d’ailleurs de le guider en fonction de ses goûts mais surtout, ils veillent à le « pousser » vers une situation sociale plus valorisante que la leur afin qu’il gagne plus d’argent qu’eux.

Ces « devoirs » pèsent sur les épaules de l’homme et expliquent certaines hantises : la peur de ne pas réussir, la crainte de perdre son emploi, les tensions qui apparaissent s’il prend des risques en changeant de poste ou de métier. Ces hantises sont d’autant plus susceptibles de se manifester que les charges du couple sont nombreuses : un ou plusieurs enfants à élever, une maison ou un appartement à payer, etc.

L’homme peut ainsi se sentir libéré d’une angoisse lorsque sa compagne décide de travailler. Au plan matériel, l’avenir et la vie de sa famille ne dépendront plus de lui seul. Deux salaires au lieu d’un, c’est en outre un peu d’aisance dans les finances du couple, la possibilité d’acquérir plus de biens et de s’offrir plus de voyages ou de sorties.

La culpabilité de l’homme

Si l’on ne tient compte que de ce seul critère financier, le travail de la femme devrait représenter un soulagement pour l’homme, une décision positive à encourager. Or, il n’en est pas toujours ainsi car d’autres facteurs interviennent.

Tout d’abord, l’image de l’homme viril est affaiblie : dans les milieux modestes en particulier, le travail de la femme est parfois perçu comme une preuve de l’incapacité de l’homme. « On n’y arriverait pas sans son salaire, explique un mari ; mais dès que j’aurai une augmentation, elle arrêtera de travailler ». Une autre réponse reflète indirectement cette honte inavouée : « Ma femme ne travaille plus, elle n’en a plus besoin. Je gagne assez pour deux ». C’est un peu comme si le fait que la femme travaille signifiait que l’homme avait failli à l’un de ses devoirs les plus élémentaires.

À cette culpabilité s’ajoute une certaine jalousie qui peut provoquer des réactions d’un autre âge. Ainsi, une assistante sociale raconte une histoire étonnante : « Une jeune femme de vingt-deux ans travaillait à une chaîne de montage en usine. Son mari désapprouvait totalement son travail, mais, comme il était le plus souvent en chômage, il lui fallait bien accepter d’être aidé par sa femme. Il la surveillait étroitement et lui interdisait de parler à quiconque. Elle cessa de travailler brusquement et ne réclama jamais son salaire : son mari avait trouvé du travail et lui avait interdit le jour même de retourner à l’usine ».

Le partage des tâches ménagères

Des études faites ces dernières années révèlent que toutes les tâches ne sont pas partagées. Même s’il aide plus souvent que par le passé sa compagne, l’homme conserve généralement un domaine d’activités qui lui sont strictement réservées : les réparations et le bricolage, la pelouse à tondre ou les gros travaux. De plus, les chercheurs ont constaté que le nombre de conflits concernant la tenue du ménage augmentait ; le ménage n’est, en effet, plus considéré par la femme comme son domaine réservé.

Certes, une femme qui travaille est moins souvent présente et moins disponible qu’une femme au foyer. Toutefois, une mère de famille réalise souvent un exploit en remplissant deux rôles à la fois.

Son salaire lui permettra peut-être d’acheter un équipement ménager moderne ou de recourir aux services occasionnels d’une femme de ménage. Mais, rien ne remplace la collaboration et surtout la compréhension de son mari.

Le travail de la femme : une aspiration normale

Interrogé sur le travail de sa femme, un mari répond d’un air résigné : « Ça lui plaît mais ça lui passera. Il n’y a pas assez longtemps qu’elle travaille. Et puis elle sait qu’elle peut s’arrêter quand elle veut. Elle n’a pas besoin de travailler ».

Souvent, le travail de la femme passe pour une lubie passagère, une activité secondaire qui la distrait et l’occupe tout en rapportant un salaire d’appoint. On admet relativement bien qu’elle travaille pour permettre au couple de boucler ses fins de mois. Mais dès que les problèmes financiers sont résolus, son activité semble presque anormale et injustifiée.

Pourtant, les aspirations des femmes ont changé depuis quelques décennies. L’avenir d’une jeune fille ne se résume plus uniquement à deux univers : un mari et des enfants. Plusieurs raisons expliquent ce changement. Tout d’abord, il est désormais plus facile pour une femme de poursuivre des études ou d’entreprendre une formation professionnelle. D’autre part, les femmes ont moins d’enfants qu’autrefois et le fait d’en avoir ne les oblige plus à abandonner toutes leurs activités. Enfin, grâce aux nouveaux appareils et aux nouveaux services, les occupations ménagères leur prennent moins de temps.

Bref, la femme est plus instruite, plus ouverte et plus curieuse. Elle s’intéresse à des domaines qui lui étaient étrangers auparavant, elle s’informe et se documente. Les soucis familiaux et ménagers ne peuvent plus constituer son unique préoccupation.

Un équilibre à trouver

Certes, la majorité des femmes travaillent avant tout pour des raisons financières. Mais travailler, c’est aussi satisfaire ses ambitions personnelles, s’ouvrir d’autres horizons, élargir ses contacts et se sentir plus indépendante et épanouie.

Un homme doit comprendre que sa compagne a besoin pour son équilibre de sortir de son environnement familial. Une activité bénévole ne saurait suffire. Le salaire valorise un travail et le justifie aux yeux des autres. De nombreuses études ont démontré qu’une occupation bénévole n’apportait jamais la même satisfaction qu’une activité rémunérée.

C’est peut-être regrettable, mais il faut bien admettre qu’il est rare que le couple puisse satisfaire tous les désirs et les aspirations de chacun. À partir de ce constat, deux écueils semblent à éviter pour la bonne entente du couple. D’une part, il est dangereux que chacun des conjoints se lance sans réflexion commune dans de nombreuses activités extérieures différentes. En effet, en toute logique, si chacun a un métier, des sorties et des amis différents, les liens du couple risquent de se relâcher, chacun évoluant constamment de son côté. D’autre part, si toutes les activités du couple sont communes, les conjoints risquent « d’étouffer ».

Travailler ensemble : solution ou cauchemar ?

Certains décident de travailler ensemble parce qu’ils possèdent des goûts similaires et des qualifications identiques. Ils trouvent plaisant et stimulant de travailler côte à côte. De plus, ils sont totalement indépendants par rapport au monde extérieur : ils prennent leurs propres décisions et demeurent seuls maîtres de leur réussite ou de leur échec.

Toutefois, même les partenaires les plus unis supportent mal à la longue de se retrouver constamment face à face. L’agressivité normale qui résulte de toute cohabitation se trouve alors décuplée. Certains vont jusqu’à ne plus tolérer la présence et même la vue de l’autre.

Ainsi, on peut citer le cas d’un couple d’épiciers qui en étaient arrivés à se haïr. Au bout de dix ans de travail commun, ils cherchaient l’un et l’autre tous les prétextes pour s’échapper quelques minutes. Trois ans plus tard, chacun avait réussi à utiliser ce précieux temps pour commettre une infidélité des plus classiques, chacun avec un commerçant voisin.

Deux personnes ne peuvent supporter une vie et un travail « en circuit fermé », même si leur association professionnelle est très réussie. Il est indispensable de pouvoir « s’évader » de l’autre, ne serait-ce que quelques heures par jour.

Une concurrence intolérable

La réussite professionnelle transforme un être. Il s’affirme, s’épanouit et prend de l’assurance. Lorsque les deux conjoints ont des métiers différents dans des entreprises différentes, cette situation n’a rien de dramatique. Si une femme gagne plus d’argent que son mari ou réussit mieux que lui dans son domaine, son compagnon ressentira peut-être un certain malaise. Il pourra néanmoins facilement s’en accommoder, dans la mesure où sa compagne n’en profite pas pour chercher à accaparer un pouvoir démesuré au sein du couple.

Les problèmes sont beaucoup plus complexes lorsque les conjoints exercent le même métier. Si un homme réussit moins bien que sa compagne, il éprouvera une intolérable humiliation. Prenons l’exemple de Jean et Cécile, tous deux médecins qui avaient décidé d’installer leurs deux cabinets dans leur maison. Au début, tout fut parfait. Puis, le nombre des patients se stabilisa dans la salle d’attente de Jean tandis qu’il grossissait dans celle de Cécile. Son succès s’affirmait aussi auprès de leurs confrères qui déléguèrent Cécile à des congrès où elle ne tarda pas à se distinguer.

Mais, à mesure qu’elle se passionnait pour son métier, Jean s’en détachait et finit par donner des signes de doute, d’amertume et d’aigreur. Il sombra dans une profonde dépression. Soucieuse de ménager l’amour-propre de son mari qu’elle aimait profondément, Cécile prétexta une naissance proche pour abandonner ses activités publiques et accepter un emploi dans un laboratoire. La compétition n’eut plus d’objet, Jean reprit confiance en lui, son cabinet se mit à prospérer et son prestige grandit. « Pauvre Cécile, quel gâchis ! » pensèrent ses amis intimes.

Ainsi certains couples, même très unis, ne peuvent résister à une situation de concurrence professionnelle qui profite à la femme. Nos mentalités ne semblent pas encore assez mûres pour cela. Très souvent, il semble qu’il vaille mieux choisir des occupations différentes ou instituer une collaboration où chacun a des responsabilités bien déterminées.

S’arrêter de travailler ou pas

Le couple d’aujourd’hui affronte des choix relativement nouveaux. Décidera-t-il d’avoir des enfants ou non ? Si oui, la femme abandonnera-t-elle définitivement ou temporairement son métier ? Il y a quarante ans à peine, ces questions ne se posaient même pas, sauf exception. Aujourd’hui, elles peuvent être source de nombreux différends dans le couple car elles remettent en question les rôles de chacun.

Une femme passionnée par son métier peut regretter un jour ou l’autre de l’avoir abandonné, même si ses enfants lui procurent d’immenses joies. Un homme peut reprocher à sa compagne de ne pas être aussi présente qu’il le souhaiterait au sein de la vie familiale. On peut ainsi multiplier les exemples.

Le travail de la femme est devenu un fait acquis. Les problèmes qu’il pose à chaque conjoint ne sont pas tous bien circonscrits et analysés pour l’instant, car les mentalités n’ont pas fini de s’y adapter.

Néanmoins, le couple peut sortir vainqueur de bien des tensions s’il fait preuve d’un minimum de réalisme, de générosité et de compréhension.

Nota : Nous aurions aimé créditer cet article, mais toutes nos recherches concernant son auteur et son origine sont restées vaines jusqu’ici.

Article original sur Asiaflash

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Travailler avec son conjoint

Non contents de partager le meilleur et le pire à  la maison, certains couples ont décidé de travailler ensemble. Entre vie familiale et vie professionnelle, les rôles de chacun s’imbriquent et souvent, se redistribuent.

Collaborer avec son conjoint est une décision qui demande beaucoup de rélexion. En effet, les répercussions sur la vie du couple sont nombreuses et pas toujours bien pesées au départ. C’est justement parceque l’histoire des deux collègues est amenée à continuer en dehors du champ professionnel que les données changent.

Des mondes qui se mélangent

Lorsque deux membres d’un  couple travaillant chacun dans une entreprise différente se retrouvent le soir, ils se racontent généralement leur journée. Mais sont-ils obligés de tout se dire ? Les erreurs commises, les petits litiges avec un collègue peuvent se garder secrets. Il en est de même, naturellement, de toutes les confidences faites à la pause café, sur sa vie de couple. En revanche, lorsque le conjoint est perpétuellement dans les parages, il devient difficile de préserver cette « intimité professionnelle ». C’est la maison qui nous suit alors, au travail. Les complicités avec les autres membres de l’équipe peuvent s’avérer épineuses. L’inévitable jalousie, la rivalité, sont toujours prêtes à surgir, surtout dans les milieux mixtes. Si par malheur une jolie collègue plaisante un peu trop avec Monsieur, Madame rumine sa rage. Si le séduisant stagiaire taquine madame, Monsieur fait la tête. Ces évènements d’apparence anodine peuvent s’avérer extrêmement problématiques, voire douloureux. Le travail est un milieu où des tiers s’interposent dans la vie d’un couple au quotidien. Ces personnes extérieures font part à chacun de leur vision de l’autre. On entend ainsi parler de son conjoint, en bien ou en mal. Madame peut, par exemple, apprendre que son mari est un séducteur. Monsieur savoir que sa femme se plaint qu’il est un mauvais père… Le couple ne peut en effet, s’enfermer dans une bulle protectrice et faire abstraction des autres. Dans ce contexte, les conflits deviennent inévitables.


Des rôles redistribués

Lorsque des questions hiérarchiques s’en mêlent, tout se complique. Si le conjoint devient patron, l’indulgence n’est pas forcément de mise, au contraire. Il est bien plus aisé de sermonner la personne qui partage sa vie qu’une autre. Si l’entreprise familiale est en jeu, c’est bien pire. Le chef peut justement se servir du lien conjugal  pour exiger de l’autre une implication démesurée. Il demandera ainsi plus de disponibilité, de travail, de sacrifices, sans forcément se soucier du désir d’autrui. Les reproches seront également facilités car il y a peu de chances de susciter une démission.

 

Le travail s’installe à la maison

Le risque, lorsque l’on travaille à deux, c’est que le travail s’installe comme un invité très envahissant dans la vie du couple. Les conversations qui tournent inexorablement autour du boulot, les dîners qui se transforment en réunions professionnelles, les conflits de la journée qui se répercutent sur la vie sexuelle… Ces désagréments, beaucoup de ménages les connaissent et en souffrent.

 

Travailler ensemble, beaucoup en rêvent, quelques-uns le réalisent. Vue de l’extérieur, cette situation semble idyllique pour certains, cauchemardesque pour d’autres. Le milieu professionnel peut être une source d’épanouissement individuel où chaque membre du couple va puiser un peu « d’ailleurs ». Il y a bien assez de moments intimes et de plaisir à partager à deux à la maison !

Source

 

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May veut divorcer


Voilà …c’est fait..j’ai demandé le divorce.

la vie conjugale est devenue plus que difficile , douloureuse…impossible.

Pour des raisons éthiques et pour protéger les enfants, je souhaite une séparation à l’amiable.

Pour cela , je suis ..obligée…de vivre encore un mloment sous le meme toit avce celui que je considére déja comme..mon ex mari.

je ne vous cache pas que rien que l’idée me rend malade, me fait peur….

Il me faut absolument une tierce personne , avec ..nous .

Il serait plus sage et plus raisonnable d’obtenir une séparation à l’amiable, dans l’intérêt de tous et surtout les enfants.

Je les ai toujours protégés jusque là, jouat la carte du couple parental.

Aujourd’hui, c’est fini.

A Dieu nous appartenons et à Dieu nous revenons

 

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Ainsi soient-ils

De nos jours, le fémininement correct est en passe de supplanter le politiquement correct . Les hommes sont sommés d’exprimer leur part féminine , ce qui provoque chez eux une crise identitaire et sociale dans tous leurs rôles : compagnons, pères et citoyens. Les dégâts sont considérables : perte de désir, déficit de loi, société maternante. Quelle est l’origine de cette surprenante dérive ?

Quels en sont les méfaits au sein du couple, de la famille, de la société en général et du monde du travail en particulier ? Et surtout, pour donner enfin aux femmes la place qui leur revient, y a-t-il d’autres solutions que cette féminisation insensée des hommes ou qu’une absurde régression vers d’anciens schémas obsolètes ?

Avec son regard de psychanalyste, à la fois pertinent et impertinent et profondément novateur, Hélène Vecchiali remonte aux sources de nos comportements d’êtres sexués, et en particulier aux rapports différenciés des petits garçons et des petites filles à leur père et à leur mère. Ainsi soient-ils est un livre qui fourmille d’exemples concrets empruntés à des expériences personnelles, des faits de société, des contes, des films et des cas cliniques.

Çà et là, la mythologie et l’étymologie éclairent de façon inattendue cet essai joyeusement iconoclaste.

 
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Publié par le mars 9, 2010 dans May aime la lecture

 

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