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Eloge de l’ignorance

 

L’Homme croit que les choses doivent se

passer ainsi ou que la vie ne l’aime pas.

L’ignorant n’agit pas, Il attend et s’adapte

L’Homme aime les animaux

Ils lui obéissent

L’ignorant les choisit comme maître

L’Homme souvent se raidi comme le savoir comme la mort

L’ignorant est souple Car Il ne sait pas

L’Homme sait ce qu’il y a en ces lieux,  sans y être allé

L’ignorant y va avec des yeux d’enfant et découvre

L’Homme court après des buts

Le sage s’émerveille des processus

Le désespéré n’a que des mauvais souvenirs

Il associe de la tristesse à tout chose

Et trouve çà très bien

Le sage essaye d’associer à toute chose de bon souvenir

Plaçant ainsi dans chaque geste futur une joie

Le sage ne sait pas

Il n’est donc pas inquiet

Il suit sa voie

Comme un enfant

Source:

http://xavier.lassabliere.free.fr/philo/lesage04.htm

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Publié par le août 17, 2011 dans May aime la philosophie

 

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Sciences et poésie : deux voies de la connaissance

SCIENCES ET POéSIE : DES AMOURS CONTRARIéES

Les chants poétiques et les champs scientifiques cherchent à décrire la même chose : la réalité. Ce qui les différencie toutefois, c’est le langage utilisé. Le langage poétique se veut universel alors que le langage scientifique est spécialisé. Cette dichotomie fait elle que poésie et science ont suivi et suivront des chemins parallèles qui jamais ne se croiseront ? La réponse varie au cours du temps et l’étude historique que fait Suzanne Mériaux de ces deux disciplines nous le montre. L’évolution des sciences a dépendu en particulier de la façon dont les sciences étaient intégrées dans les autres champs culturels. Jusqu’au XVIIe siècle, science et poésie, unifiées, décrivaient un « Tout » créé et géré par des dieux. La réalité des choses était expliquée à la lumière d’une mythologie prégnante. Liée à Dieu, la cosmologie constituait une science majeure. La Nature comme divinité ou comme objet d’étude avait une place de choix. Cette globalisation répond aussi à l’existence d’individus comme Thalès de Milet, Aristote, Averroès ou Pierre de Ronsard dont la culture était généraliste. A la fois philosophe, poète et scientifique, entre autres, il était normal que leurs réflexions touchèrent et associèrent chacune des disciplines. A partir du XVIIe, la science évolue en particulier grâce à la mise en place d’une démarche d’observation et d’expérimentation moderne et rigoureuse. Francis Bacon et Galileo Galilée furent les précurseurs et la démarche s’appliqua à tous les domaines des sciences. Ce fut donc le début du triomphe de la raison sur la superstition. La poésie se joint d’abord lyriquement à cette nouvelle perspective. Cependant, bien que la science rationaliste cherche à tout expliquer, elle n’arriva pas à expliquer l’essentiel pour le poète c’est-à-dire les sentiments qui animent les êtres humains. C’est le courant romantique qui va mener la fronde et remettre en question la science qui s’accapare la nature pour la disséquer, la dévitaliser alors que la nature doit rester au cœur de la vie humaine.

La fin du XIXe va mettre en place un aspect nouveau qui sera la spiritualité. Par la théorie des quantas et la théorie sur la relativité, les notions de temps et d’espace sont remis en cause. Les moyens techniques nous rendent de plus en plus accessible la matière mais nous nous apercevons que la matière nous échappe aussi parce que constituée d’éléments toujours plus petits. La science, de même, ne s’exprime plus en terme de certitude mais en terme de probabilité. Le poète se voit alors ouvert de nouvelles pistes pour décrire et pour s’interroger sur son existence ou sur sa place dans l’univers. Des pistes différentes sont alors explorées bouleversant le fond et la forme. Les courants de la Novpoèsie amorcés par Georges Orwell réalisent une poésie appelant tous les supports possibles et se rapprochant du « happening » littéraire. Le courant d’approche de l’OULIPO avec comme représentant Jacques Roubaud appréhende les structures littéraires du monde à travers les mathématiques. Le courant de l’Holisme par la transdisciplinarité (Jean Piaget, Edgar Morin, etc.) cherche à réunir l’être et la connaissance, à montrer qu’il ne font qu’un et que cette unité s’exprime à différents niveaux reliés entre eux. Ils essaient d’unir leurs langages.

Enfin, l’évolution des sciences au cours des siècles s’est traduite par un changement des poètes parlant de science. Longtemps, ils ont été des littéraires mais désormais ce sont les scientifiques qui ont investi les champs de la littérature pour faire des œuvres de poésie comme Basarab Nicolescu ou Edmund Husserl.

Par son ouvrage, Suzanne Mériaux, nous invite à réaliser un double voyage. Le premier est un voyage historique. Nous parcourons avec elle plus de 30 000 ans d’histoire des sciences et d’histoire de la poésie. Ces deux parcours se croisent, se décroisent et s’entrecroisent en s’enrichissant et en faisant évoluer la vision de l’homme, la compréhension de son temps et de son environnement. Suzanne Mériaux nous montre surtout comment poésie et science, en synergie ou en opposition, répondent au besoin universel et intemporel qu’a l’homme de vouloir comprendre qui il est et pourquoi il est. Le second voyage est offert au lecteur. En effet, les propos de Suzanne Mériaux sont richement et rigoureusement illustrés par des poèmes d’écrivains ou de scientifiques.

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Publié par le janvier 22, 2011 dans May aime la lecture, May aime la poésie

 

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