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Archives de Catégorie: May a des coups de coeurs

Chanson De L’homme

J’étais ici dés le commencement, et je suis encore ici.
Et je resterais ici jusqu’à la fin du monde,
Car il n’est pas de fin à mon être en proie à la douleur.
J’ai arpenté le ciel infini, je me suis élevé dans le monde idéal,
Et j’ai flotté dans le firmament.
Mais je suis ici prisonnier de la matière.
J’ai entendu les enseignements de Confucius ;
J’ai écouté la sagesse de Brahmâ ;
Je me suis assis à côté de bouddha sous l’arbre de la connaissance.
Pourtant je suis ici, et mon existence est ignorance et Hérésie.
J’étais sur le Sinaï quand Jéhovah approcha Moïse ;
J’ai vu les miracles du Nazaréen au Jourdain ;
J’étais à Médine quand Mahomet fut visité.
Pourtant je suis ici, prisonnier de la confusion.
Puis j’ai été témoin de la puissance de Babylone ;
J’ai appris la gloire de l’Égypte ;
J’ai vu la grandeur guerrière de Rome.
Pourtant mes enseignements précédents,
M’ont montré la faiblesse, et la douleur de ces réalisations.
J’ai conversé avec les magiciens d’Ain Dour ;
J’ai débattu avec les prêtres d’Assyrie ;
J’ai sondé la profondeur des prophètes de Palestine.
Pourtant je recherche toujours la vérité.
J’ai recueilli la sagesse de l’Inde sereine ;
J’ai exploré les antiquités de l’Arabie ;
J’ai entendu tout ce qui peut être entendu ;
Pourtant mon cœur est sourd et aveugle.
J’ai souffert des mains des souverains despotiques ;
J’ai souffert l’esclavage des envahisseurs fous ;
J’ai souffert la faim imposée par la tyrannie ;
Pourtant je possède encore un pouvoir intérieur,
Avec lequel je lutte pour aborder chaque journée.
Mon esprit est rempli, mais mon cœur est vide :
Mon corps est vieux, mais mon coeur est un enfant.
Peut-être mon cœur rajeunira-t-il, mais je prie pour vieillir ;
ET atteindre l’heure de mon retour vers Dieu.
Alors seulement, mon cœur se remplira !
J’étais ici dés le commencement, et je suis encore ici.
Et je resterais ici jusqu’à la fin du monde,
Car il n’est pas de fin à mon être en proie à la douleur.
Kahlil Gibran.

http://oraney.blogspot.com/2011/07/chanson-de-lhomme.html

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Tolérance

Un homme mettait des fleurs sur la tombe de son épouse, quand il vit un chinois déposer un bol de riz sur la tombe voisine. L’homme s’adressa au chinois et lui demanda :

« Excusez-moi, Monsieur, Pensez-vous que le défunt viendra manger le riz ? »

« Oui »… répondit le chinois très calmement « quand le vôtre viendra sentir les fleurs… »

Moralité : Respecter les opinions des autres, c’est une des plus grandes vertu que peut avoir un être humain. Les personnes sont différentes, donc agissent différemment, pensent différemment.

Ne jugez pas … mais essayez de comprendre, si vous ne le pouvez pas, alors oubliez…

Rappelez-vous des 5 règles pour être heureux :

1- Libère ton cœur des rancœurs

2-Libère ton esprit des soucis

3- Vis simplement

4-Donne plus

5-Espère moins de l’humain

Et n’oubliez pas que « Vieillir est obligatoire, mais grandir est un choix ».

 

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Mon ami le pauvre

Je suis née pauvre, pauvre de nom, pauvre de sang, pauvre d’amour, pauvre d’argent, pauvre d’amis, ou de fratrie, pauvre de tout. Pauvre partout. Pour tout te dire

J’avais toutefois les qualités de mes défauts: une facilité scolaire, une sagesse exemplaire, une attraction pour l’univers

En bonne petite fille pauvre, j’ai bien écouté mes parents, leur ai obéi au doigt et à l’œil comme le recommande la religion. : le paradis n’est-il pas aux pieds des mamans !

En bons musulmans, mes parents ne cessaient de me dire qu’il fallait réussir mes études,  pour être une tête de classe. Cela allait jusqu’au sens littéral du mot des fois : ils voulaient que je

M’assoie à la première table, au premier rang en classe, alors que je n’vais même pas de problème de vue. L’important c’est d’être première en tout, première partout. ; Première c’est tout

Parents pauvres, amour de parents !

Pour bien accomplir ce qui sera sans doute la plus grande mission de ma vie, sortir de la précarité, et m’assumer un jour, être indépendante et financièrement autonome, ils n’ont pas lésiné sur les  moyens.

Se privant de tout, ils m’offrirent les plus beaux cahiers, un cartable neuf à chaque rentrée, une belle trousse garnie de jolis stylos colorés plus beaux habits qu’ils pouvaient m’offrir

A coups de préceptes religieux et de sagesse proverbiale : qui veut la gloire ,passe des nuits blanches, ils m’ont doté d’ une ambition dont j’étais trop jeune pour en connaître le nom ou le sens.

Travaillant beaucoup malgré ma facilité d’apprentissage, j’ai découvert d’autant plus vite l’ennui, le temps qui n’en finit pas de s’écouler, l’absence des moyens pour le meubler. Si bien qu’en définitive, loin de m’aider, mes études m’avaient fait prendre conscience de ma misère relationnelle, mon indigence matérielle, et à mesure que j’avançais dans l’âge et la scolarité, le fossé grandissant entre le monde de l’esprit et le monde de l’homme, la réalité, la réalité.

Et j’ai regretté de ne pouvoir avoir simplement avoir une poupée pour jouer. Je n’osais même pas en parler, la demander. Elle ne m’était d’aucune utilité pour mon avenir.

Avenir quand tu nous tiens !

Sans moyens pour faire autre chose, j’ai étudié nuit et jour, plus tellement pour faire plaisir à mes parents, apprendre un métier, obtenir un diplôme, devenir quelqu’un ou quelque chose un jour, mais parce que je ne savais faire que cela, je ne pouvais faire que cela,

Dans ma bulle de silence

Remplie de souffrance

L’ennui se drape d’éloquence

Le vide s’affranchit d’élégance

Je réussis sans trop de mal à entrer à l’université avec un bac mention bien qui a fait le bonheur de mes parents et leur fierté. J’ai même eu un certificat d’excellence de la part du  gouvernement dans une cérémonie très officielle sur invitation du président en personne.

Excusez du peu !

Mon pauvre  père en a même .fait un tableau en commandant le cadre chez le menuisier : mê me pas acheté le premier cadre à  trois sous. ! Non.

Un rêve réalisé  ne mérite –t-il pas le, plus beau des écrins !

Et me voilà parachutée à l’université sans armes ni bagages, si ce n’est mon fameux sésame en papier.

L’université…ce rendez vous de l’humain, si j’ose dire : j’y ai connu la lutte des classes, le conflit riche/ pauvre, le rejet le fossé grandissant et, la marginalisation, , l’exploitation des connaissances., la faiblesse., le réel dénuement, le réel but de mes parents.

Et j’ai déprimé !

Cela ne m’a pas empêché d’obtenir mon diplôme, autre sésame en papier qui devait  m’ouvrir les portes de l’aisance matérielle, la liberté, l’indépendance, la dignité.

Arrivée sur le marché du travail, j’ai eu la chance d’être engagée sur CV me retrouver dans l’antre d’une élite cosmopolite, une élite de rang et d’argent qui travaillait peu pour gagner beaucoup, exploitant les nouvelles recrues, les non initiés, les plus faibles

Sélection naturelle oblige, je me suis sentie aussi mal que possible dans cette atmosphère, n’ai pas pu occuper ou choisir la fonction que je voulais, ai perdu le gout du travail et démissionné.

Tout ça pour ça !

Retrouver du travail n’a pas été une mince affaire. Il fallait partout des relations que je n’avais pas.

J’ai alors tenté ma chance à l’étranger, repris des cours que je n’aimais par manque de liberté et de choix.

Ces études, j’aurais voulu ne les jamais finir, car je me suis affalée sur la ligne d’arrivée, éreintée par trop de pression, et trop d’effort.

Vidée, brisée par trop d’obstacles à surmonter, mes rêves les plus fous évanouis, j’étais dans l’incapacité physique d’exercer une quelconque profession.

On m’y reprendra.

Aujourd’hui je vis aux crochets de la vie, de la société, une vie de chagrins, futile et vain, de frustration à l’obsession, de migraines à répétitions.

Humainement pas capable d’accomplir des petits métiers, et intellectuellement pas capable d’accomplir mon propre métier, perdu sur toute la ligne : mon ambition, mes rêves, ma vie, pour revenir tout au début, dans l’enfance régresser, la santé en moins :

Pauvre un jour, pauvre toujours !

To be continued

Yano

 

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Confession d’un dyslexique

M’en serais-je douté, la première fois que j’ai touché un livre ? Ai-je pensé qu’ils m’accompagneraient, eux et leur contenu pour des contrées inexplorées pendant ces longs moments mélancoliques ?

Me suis-je interrogé, enfant, sur mon amour inconditionnel pour ces caractères classiques? Pour ces mots qui m’attirent et m’enivrent aussi certainement qu’une drogue. Pour ces trésors qu’abrite mon cœur. Ces mots poussiéreux que j’aime tout autant que j’aime une femme.

 Aujourd’hui, j’ai une pensée pour tous ces mots. Ces mots martyrisés, mais qu’on continue d’utiliser. Ces mots diminués qui poursuivent leur rôle. Ces mots que je n’aimerai jamais assez. Ces mots que j’ai si souvent soumis au fouet.

Dans leur robe fuligineuse, ils sont l’essence de l’écriture. Ils m’ont appris à créer un monde de papier. Un univers chaotique fait de lignes enchevêtrées, de termes désuets, de folies incarnées dans un terme oublié.
  J’aime les mots comme j’aime une femme. J’aime leur sens et leur son. J’aime leur habit et leur identité. Le leur ai-je dit quand je les blessais ? Le leur ai-je murmuré quand la morsure de mon Bic leur ôtait une part de vie ? Quand une lettre était substituée à l’autre. Quand l’encre stoppait sa course trop tôt…
 Faquin, bibus, asphalte, stryge… autant de mots chers à mon cœur pour leurs saveurs, leur sens, leur vie. J’aime les mots comme j’aime une femme. Les aligner et danser avec eux sur un air de valse. Les étreindre sur une feuille, leur raconter joies et peine.
 Les mots sont nos trésors. Ceux des pauvres hères fatigués d’errer sur cette terre, apportant à chacun le réconfort dont il a besoin, interprétant dans des lignes le sentiment qui leur permet de se lever le lendemain. Ils sont nos royaumes et notre paradis. Les perles de nos vies. Ils offrent cette chaleur qui brûle éternellement, cette tendresse qui adoucit nos cœurs, ces résolutions qui affermissent notre volonté.

Les mots sont des miracles, et j’espère qu’un jour ils me pardonneront de les molester alors que je prends tant de plaisir à les manier.

Source:

 

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Lamouni li gharou mini

 

Lamouni li gharou mini
9Alou li wash aajhbak fiha
Lamouni li rarou mini
Kalou li wash aajbak fiha
Jaoubt eli jahlou fani
kHoudou 3ini shoufou biha

Ha tifla li rertou menha
Ou habitouni bash nensaha
Ma nekdarsh neb3ad 3anha
Wana kil houta fi maha

Ha tifla li rertou menha
Ou habitouni bash nensaha
Ma nekdarsh neb3ad 3anha
Wana kil houta fi maha

maroum wi 3ashek fi bdanha
Wi mashour bi zerki 3inha

Refrain

Ana fi 3iniha adam
Whiya fi 3inaya hawa
lou li 3alash te3shak khadem
Oultilhom yzou min douwa

Samra wrani aliha lalam
Wilalam kolo shahiha

Refrain

Lamouni li rarou mini
Alou li wash aajhbak fiha
Lamouni li rarou mini
Alou li wash aajhbak fiha
Jaou bteli jahou fanj
Houdou eini shoufou biha

 

Gourmandise

Je suis gourmande…

Non seulement des mets étoilés

Mais encore, de bonnes vieilles potées!

Et puis aussi de ces caresses

Qui font de beaux matins tendresse…

De la pluie quand elle tombe drue

Surprenant mes épaules nues!

De la clarté d’un soir d’été

Qui fait bien-être…prolonger…

De ces parfums de coq au vin

Qui me donneront toujours faim!

De ces quelques mots murmurés

Qui se clôturent par un baiser!

 

Je suis gourmande…

Encore bien plus de tes lèvres

Qui apaisent si bien ma fièvre!

De ces promenades au bord de l’eau

Peu importe s’il ne fait pas beau!

Du temps passé près du prunier

Ecoutant les oiseaux chanter…

De la pléiade de mes envies

Aussi diverse qu’infinie!

De tous ces musées visités

Le coeur et les sens éveillés!

De l’odeur âcre du feu de bois

Et de ta tête tout contre moi…

 

Je suis gourmande…

De ces images prolifiques

De leur histoire souvent magique!

De ces discussions entre amis

Où peuvent diverger les avis…

Et de ce regard implorant

D’une belle histoire pour un enfant!

De ces fou-rires envahissants

Disant le bien-être présent!

De ces musiques qui font danser

Même de celles qui nous font pleurer…

De ce rosier si odorant

Qui flamboie au soleil couchant!

 

Je suis gourmande…

De ton sourire, rare et troublant

Me bouleversant si simplement…

De découvrir au petit matin

La mer qui clapote au lointain!

Du regard tendre de mon chien

De son pas au rythme du mien!

Et puis des vers de Cyrano

Disant l’amour comme un credo!

De ce quartier de mon enfance

Où je reviens les jours d’errance…

De ces instants de création

Qui mettent les sens en émotion…

 

Je suis gourmande…

Oh! De ce souvenir rétro

Ton coeur, tes mains et plus un mot!

J.G.

 
 

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Lettre d’un hypochondriaque

Ma chère amie

1995

Pardonnez à ma paresse et à mon modernisme mais, je préfère et de loin vous écrire à l’ordinateur

Quinze jours sans vos nouvelles me sont une éternité l’Eternité

Vous vous inquiétez si gentiment de ma santé voici de deux mots Je ne puis sortir de chez moi sans une grande difficulté je bute sur les bords du trottoirs lever le pied plus haut que la bordure est souffrance extrême cependant je me suis rendu à la Presse culture la semaine passées et j’y ai vu quelques ouvrages dont j’ai noté les titres dans le dessein de vous distraire je vous les cite je m’étais rendu donc à cette librairie afin d’y trouver un traite sur la PCE cette sortes de rhumatisme multiforme il me semblait essentiel de me documenter sur ce mal qui me ronge
Imaginez ma chère Agnès que le sujet m’intéressant je l’ai trouvé au rayon vie pratique (pas question de bricolage ») pour absurde que ce soit il s’agit bel et bien de médecine
Je parcourais du regard tout s ces livres sur les rayons en silence rangés…je déchiffrais les titres mon bloc-notes à la main au hasard de mon cheminement
Voici ce que vie pratique offre à l’humanité désemparée
« Tout est dans le geste » À côté de ce livre
Lève-toi Ça va ?
Autre recueil placé là par un esprit facétieux
Ostéopathie, des os qui craquent ; écoutent les autres Cet ouvrage m’intéresse sans doute puisque je souffre d’ostéoporose mais je cherchais la PCE et ne vis rien nulle trace serait-ce une malade inconnue ? Orpheline comme on dit à présent ou alors tellement grave ?…tout en songeant a des éventualités aussi dramatiques les unes que les autres je continuais ma promenade parmi les rayons « Elle a jeûné 24 jours et ne souffre » plus Heu un moment de réflexion svp ne me bousculez pas, ai-je affaire à une allégorie ? Certes il me faut perdre 10 kilos je vous l’accorde volontiers mais ’ que devais-je entendre par 24 JOURS, ET PUIS QUE DEVAIS_JE ENTENDRE PAR ELLE NE SOUFFRE PLUS ?,
Je déambulais toujours pour me distraire, me changer les idées Comment vivre avec un déprimé un aveugle un malentendant remarquez très chère qu’on a banni le terme de fous quoi qu’il en soi comment vivre avec un rhumatisant ne s’y trouve pas la question ne se pose pas semble-t-il de toute évidence les rhumatisants ne sont que douces plaisanteries je vous laisse le meilleur des titres pour la fin « La prière guérit » je suis resté songeur ; agnostiques depuis toujours je ne sais quel parti prendre devant une promesse de guérison aussi formelle j’en suis là de mes réflexions quand je lis: » arthrose cause: anxiété je me saisis du volume le feuillette d’un doigt noueux de rhumatisant là, sur cette page-là noir sur blanc frémissant comme un cancer la liste de mes repas habituels détaillés je demeurais écrasé de honte chips coca cola eau gazeuse et oui et oui même l’eau gazeuse est néfaste je reconnus ma culpabilité je suis malade par ma faute tout ce qui m’arrive est de ma faute vous me direz très chère que les traitements ambulatoires, les Aides à domicile sont bien organises ma demande pour une aide familiale a été remise à l’assistante sociale de ma commune le 23 octobre et nous abordons joyeusement décembre sans que l’on m’importunât le moins du monde par des soins ou une aide intempestifs, pas un mot, néant, je me débrouille seul mais il est vrai que les structures ambulatoires sont là mais si discrètes

Je vais devoir conclure ici mes mésaventures J’adore vous parler de moi !!!

 

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