RSS

Archives Mensuelles: février 2012

La maison de l’araignée


 

E

lle l’a découverte un beau matin, marchant à quatre pattes sur le sol. Surprise, elle eut d’abord l’envie de la détruire, puis par pitié l’a laissé vivre. Que pouvait lui faire une petite bête, qui n’avait même pas où dormir ? Que pouvait donc être le sort d’un être qui avait tout son droit de vivre ?

Elle décida alors de la suivre dans sa course folle vers nulle part, tantôt hésitante, tantôt rapide, jusqu’au moment où elle disparût sous le lit, dans un endroit connu d’elle seule.

Sait-elle ce qu’elle fait, ou court-elle sans but, juste pour fuir ?

De quoi a-t-elle peur, elle que tout le monde craint sans raison apparente ? Ni grande, ni forte, ni dangereuse ?

La soleil rougit et se coucha sous un ciel rempli de ses interrogations. Elle dormit d’un sommeil portant conseil, calmant ses frayeurs, et invitant autrement à une exploration florale d’une aube étoilée.

Elle fut réveillée par la lumière « d’une aurore ressemblant à une tendresse infinie » [Nicole Houde] et se précipita vers le jardin pour l’admirer.

 

Une fleur la détourna de son but et attira son regard par une rare beauté qui suscita sa curiosité.

Une rosée d’araignée formait un collier de perles scintillantes. Elle s’était formée entre le figuier et le mur

On avait coutume de dire que la présence d’une araignée était bon signe pour une maison, signifiât qu’elle était saine. Mais qu’en est-il pour une fleur, pour un jardin` ?

Par ailleurs, au Moyen-âge, un roi anglais est entré un soir dans une grotte pour se protéger de ses persécuteurs. Au matin, ces derniers passèrent devant la grotte sans s’y arrêter car pendant la nuit, une araignée avait tissé une immense toile qui couvrait totalement l’entrée. Le roi eut ainsi la vie sauve par une araignée.

–Le figuier et le mur ….pensa-t-elle`

Le figuier est un arbre aux vertus protectrices, fécondantes et regénérantes, aux apports mystérieux béni de Dieu.

Le mur a également des fonctions protectrices et mystique parfois

 

Mais pourquoi Diable, avoir construit sa maison, d’un enchevêtrement de mailles robustes et translucides entre un mur et un figuier, deux éléments aux vertus assez proches et facilement comparables : solidité, protection, croyance, isolement, etc…

Ne dit-on pas dans le Coran que la maison de l’araignée est la plus fragile des demeures.

Ne la compare-t-on pas à la maison du diable ?

Ne dit-on pas également que le net, la toile, est son nouvel habitat ? Le web serait le figuier et Facebook le mur ?

La maison du diable…Facebook ?!

 

Face à un mur, on se précipite

On parle fort, on écrit vite

Qu’on se livre ou se limite

Le fruit de nos pensées s’ébruite

 

Dans une toile, on se combat

Et des idées, on fait débat

On se déchire, on tombe bas

On oublie que la bulle s’ébat

Un vrai faux monde virtuel

Dans un écrin spirituel

Un habitacle continuel

D’amitiés conflictuelles

Ou la bête règne en roi

Asservissant toutes ses proies

En tissant à chaque fois

Une maille contre la foi

Perplexe et légèrement frissonnante, elle retourna dans son lit en pensant que :

«Dieu, c’est un lieu fermé dont l’aurore a la clé…»Victor Hugo

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le février 12, 2012 dans May aime l'actualité

 

L’amour maternel favoriserait la croissance d’une région du cerveau

Selon des chercheurs américains, l’amour maternel favorise la croissance de l’hippocampe de l’enfant, une région du cerveau liée aux capacités d’apprentissage, de mémorisation et impliquée dans la gestion du stress.

Amou mère Cerveau

Des chercheurs américains de l’Université de Washington, publiés dans le National Academy of Sciences, ont indiqué que la taille de l’hippocampe d’un enfant pouvait varier de plus de 10%, en fonction du degré d’amour et d’attention porté par sa mère. La taille de l’hippocampe est directement liée à la capacité d’apprentissage et de mémorisation. Elle est aussi très sensible au stress et est la première région atteinte lors du développement de la maladie d’Alzheimer. …

L’étude, menée par des pédo-et/ou-neuro-psys de l’Université de Washington, a impliqué 92 enfants de 3 à 6 ans, suivis pendant plusieurs années. En sus de l’imagerie cérébrale, elle a consisté à simuler quelques épisodes de la vie réelle et à mesurer l’attitude des mères envers leur enfant dans des situations bien précises, créées de toutes pièces. Plus ou moins attentionnées, plus ou moins aidantes, plus ou moins impliquées…

Les non dépressifs ont la plus grosse

Résultat : l’échantillon non dépressif de la cohorte (les bambins avaient participé à une autre étude sur la dépression infantile), composé de 51 enfants, a montré que les enfants soutenus et aimés développaient des hippocampes plus gros de presque 10% que les autres. Un résultat qui conforte les précédentes études réalisées sur les animaux. Mais ce résultat s’inverse (-6%) pour les (41) enfants dépressifs, qui présentent néanmoins fréquemment des débuts de désorganisation neurologique. Selon les chercheurs, il ne faudrait donc pas s’arrêter à cela. Simple effet de bord ou vraie découverte ? …

Aimez-vous les uns et les autres

« Le soutien parental, en particulier dans la petite enfance, est une force très très puissance […] Je pense que les implications en termes de santé publique sont telles que nous devrions accorder plus d’attention au soutien parental (*), et nous devrions faire ce que nous pouvons au niveau de la société pour encourager ces compétences parce qu’il est évident que ce soutien a un impact très, très important sur le développement ultérieur » a conclu le Dr. Joan Luby, auteur de l’étude.

(* nurturing en angliche dans le texte : acte de nourrir de façon générale, y compris d’amour et d’attention)

[Sources : news.wustl.edu, psychcentral.com, cbsnews.com, medicalnewstoday.com, ]

(Article publié sur le site « Les mots ont un sens »)

 

 
2 Commentaires

Publié par le février 7, 2012 dans May aime la psychologie, May aime les enfants

 

Étiquettes : , , , ,