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Quand l’histoire perpétue le projet

07 Fév

 

Le projet nous engage dans le réel, et cet engagement nous constitue. En se projetant, on se détermine, indépendamment du résultat envisagé.  Le projet consiste à regarder devant, en définissant à un instant précis ce que l’on souhaite qu’un temps prochain soit, avec la volonté de s’impliquer pour que ce souhait et la réalité future concordent. Le projet ainsi est affaire de concordance, dont l’efficacité se mesure en comparant ce qui en résulte avec l’intention initiale. Un projet se comprend aussi en tenant compte de ses ramifications dans l’ordre du réel au moment où il est décidé, ne serait-ce que pour s’assurer de sa viabilité avant de s’engager, mais aussi pour analyser les écarts éventuels entre le résultat est ce qui était projeté. Il faut un travail généalogique pour qu’un projet soit utile aux projets futurs. Ainsi, le projet s’inscrit, pendant toute sa durée de vie, dans la réflexion, avec des points de vue qui diffèrent selon les étapes. La perspective en effet n’est pas la même, que l’on se situe au début ou à la fin du projet. Le projet avance avec le temps, l’horizon temporel se rétrécissant au fur et à mesure des réalisations. Un projet nécessite également des outils : le langage pour être compris et partagé, la technique pour faire d’une idée une réalité concrète. Enfin, le projet une fois réalisé demeure toujours en suspens. Autant l’analyse de son efficacité est une des phases qui lui appartient, autant le projet se perpétue, à l’état fini, avec la possibilité d’une critique qui peut en être faite. Mais ce sont les conséquences, les suites inhérentes au projet, qui autorisent cette perpétuation, même si le projet s’est soldé par un échec. Il est en effet des projets avortés qui sont des références pour les générations futures, soit pour être repris, soit pour témoigner de ce qui ne doit pas être fait. Il est des projets victorieux qui prêtent à discussions, à commentaire, qui ne font pas l’unanimité, désapprouvés par certains, encensés par d’autres. Il est aussi des projets oubliés aucun rapport n’a été établi entre ses effets et la cause qu’il représentait. Le travail historique est de mettre en évidence ces causalités ignorées. Ainsi, l’histoire aide le projet à se perpétuer.

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Publié par le février 7, 2011 dans May aime la philosophie

 

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