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LA SANTE, UNE QUESTION DE FOI (E) ?

28 Jan

Le foie et la Foi, sont la « clé » de la santé nous affirme Alain HAUUY, ils sont étroitement liés…Au service du « foie » de ses patients en tant que praticien de santé naturopathe, il l’est également depuis une douzaine d’années, au service de la « Foi » par l’enseignement qu’il dispense auprès de groupes de plus en plus nombreux, de personnes en quête d’un meilleur équilibre physique et psychique.

ENTR’AIDE : Tout d’abord, comment pouvez-vous établir un lien entre ce qui est palpable, le foie et ce qui est impalpable, la Foi ?

Alain HAUUY: Une partie de la réponse est dans la mythologie grecque. Prométhée, ayant dérobé le feu aux dieux pour en faire cadeau aux hommes, fut condamné à être attaché sur un rocher, où chaque soir un aigle venait dévorer son foie qui renaissait le jour suivant. Le mythe est clair, le foie à la capacité de se régénérer ; les chirurgiens vous le confirment, le foie «repousse» s’il subit une amputation. Mais pourquoi doit-il subir le châtiment d’être «dévoré» ? Parce qu’avec le feu, l’homme détient un pouvoir avec lequel il cuit ses aliments. Notre foie en effet, subit indirectement les méfaits de la cuisson des aliments ; n’ayant plus une alimentation « vivante», chargée en particules vitales, le foie ne peut plus assu­mer son rôle de réservoir de vie, de «Yang» dirait-on en médecine traditionnelle chinoise. L’individu en baisse de yang perd de sa vitalité et de sa capacité à s’impliquer dans le processus créateur, perdant son foie, il perd la Foi. Heureusement, il a en lui le germe de sa régénération. Voilà en quelques «mots» l’origine de tous nos «maux » physiques et psychiques.

ENTR’AIDE : vous considérez donc le foie comme l’organe « moteur», le cœur n’aurait-il pas selon vous le rôle primordial ?

Alain HAUUY : le cœur, c’est l’organe central du corps, c’est l’échangeur du sang, c’est par lui que transite le sang « rouge » chargé d’énergie et le sang « bleu » de retour chargé des énergies usées. Quant au foie, il est le «starter» métabolique ; pour mettre du «cœur à l’ouvrage», il faut une impulsion, il faut une étincelle… Il faut la Foi, il faut un bon foie, un bon souffle et une volonté de faire ! Assurément, cette grosse glande molle joue un rôle primordial dans l’économie puisqu’elle fournit le sang et l’énergie, l’énergie étant liée à la qualité et à la quantité du sang qui la transporte. Le foie est l’organe «atelier» qui assume la synthèse d’environ toutes les protéines, tous les lipides, la plus grande partie de la gestion des sucres et pra­tiquement toute la désintoxication du sang, puisqu’il neutralise les toxines, les poisons, les bactéries pathogènes et les virus ! En conséquence, si le foie n’assume pas ses fonctions, vous vous intoxiquez, votre souffle faiblit et votre volonté aussi, vous déprimez et vos défenses fléchissent ; une moindre contrariété, un moindre obstacle et vous en faites une montagne, vous n’avez pas la Foi, l’énergie du foie, de la Foi qui vous permettrait de la soulever… cette montagne !

ENTR’AIDE : Expliquez nous ce rapport entre notre état de santé et notre perception de la réalité.

Alain HAUUY : L’interface entre la réalité extérieure perçue par nos cinq sens et notre vie intérieure est constituée par nos nerfs et nos glandes. La justesse de perception de la réalité extérieure est tributaire de la quali­té de notre vue, de notre audition, de notre goût, etc. mais aussi et corrélativement, de notre état d’être intérieur et de la qualité des échanges au sein des milliards de cellules qui nous composent. Nos cellules, il faut le savoir, échangent en permanence des informations : des informations en «matières » tels que nutri­ments et oxygène, les «flux vitaux» qui entretiennent les structures (donc la matière) et contribuent aux métabolismes, les mouvements associés à ces flux vitaux à savoir nos «émotions» et les pensées qui sont liées à notre vie psychique. De toute cette activité, résultent non seulement des résidus, des scories, des éner­gies usées qui doivent être recyclés, mais surtout une « valeur » ajoutée par la Vie, qui dans son périple, tend à se révéler à elle-même au cœur des êtres par le biais de la Conscience. L’état d’équilibre de l’individu, son état de santé, va donc dépendre de l’harmonie entre la vie extérieure perçue et sa vie inté­rieure. Plus il y a adéquation entre sa réalité intérieure et la réalité extérieure, plus il y a acceptation de la Vie telle qu’elle se présente, jalonnée de «plus» et de «moins», moins il y a possibilité de maladie ; autrement dit, si vous avez appris à vous positionner devant les obstacles, si vous avez la Foi en la Vie, vous évi­tez la maladie parce que vous acceptez pleinement de collaborer avec le processus créateur et bien au-delà, avec le Créateur ! La mala­die se révèle comme étant un problème fondamental de communication avec la Vie, la maladie, c’est le «mal-dit» ou «mal à Dieu», le mot Dieu signifiant lumière…« de Vie ».

ENTR’AIDE: Mais alors que faites vous des virus que traquent les chercheurs…

Alain HAUUY: le virus ou vi(e| – rus(e), «ruse» de la vie, il y en aura toujours et de plus en plus rusés et pourtant ils sont innocents, aussi innocents que les pensées que nous croyons produire avec notre cerveau. Lorsque nous aurons appris par l’expérience et non intellectuellement par un «formatage didactique», comment s’élaborent nos processus mentaux, lorsque les biologistes sortiront de leur laboratoire pour étudier la vie, lorsque nous apprendrons à nous libérer de nos négativités sans chercher dans les poubelles du passé, nous ne serons plus vulnérables aux virus, et nous serons libres de toutes superstitions et dogmes destructeurs. Ayant reconnu notre nature profonde nous n’aurons plus peur de la mort, mutation néces­saire au sein de la manifestation créatrice et délivrance pour celui qui a oeuvré toute sa vie pour la croissance de son être intérieur. La Foi est paisible, elle ne s’établit pas sur des croyances mais sur le bon sens et le bon sang.

ENTR’AIDE: Mais dites-nous, qu’est ce que le bon sens ?

Alain HAUUY : L’Homme doit découvrir par sa confrontation aux obstacles qu’il rencontre, le chemin qui ne le fait plus souffrir. Il est comme un aveugle qui cherche son chemin, il se cogne ou il chute et se fait mal et peu à peu il apprend et il trouve sa route. Il en est ainsi pour toute l’Humanité et les générations quise succèdent. Le monde que nous vivons est le reflet du cheminement et de l’équilibre cellulaire de chacun, de notre capacité à négocier les conflits ou à nous relever quand nous chutons, de la résistance de notre foie «bouclier des émotions», en un mot de notre Foi. Chacun est le monde, le mal et le bien font partie de la même réalité comme une feuille de papier présente deux faces, l’une qui est exposée à la lumière et l’autre qui est dans l’ombre, il nous faut apprendre à nous positionner pour recevoir la lumière. Il y a le monde à l’endroit et le monde à l’envers, le démon c’est l’anagramme de monde. Nous avons le choix, devenir co-créateur ou demeurer prédateur. Le jugement dernier dont nous parle la Bible c’est la « séparation du bon grain et de l’ivraie », la séparation entre ceux qui acceptent d’être au service de la Vie, de s’ou­vrir à la lumière de la Vie et les autres, quelque soient les bannières qu’ils brandissent ou la religion dans laquelle ils se sont enfermés et se croient protégés. A quel camp appartenez vous ?

ENTR’AIDE : la souffrance est donc un point de repère ?

Alain HAUUY : La souffrance peut effectivement servir de repère, c’est pourquoi dans certains cas il est stupide de vouloir l’occulter par des artifices qui ne font que la masquer sans nous en libérer. C’est ainsi que sur un plan général, en nous laissant subjuguer par ce qui est artificiel, nous nous éloignons de la Connaissance vraie et sombrons dans la dépression et la folie. Le seul fait de devenir attentif aux événements, aux obstacles, qui surviennent dans notre vie et que nous attribuons habituellement au hasard, peut nous per­mettre de développer cette faculté que nous appelons «intuition», sans laquelle notre savoir est de peu de valeur. Peu à peu, simplement en observant et en expérimentant, nous éprouvons un jour la certitude que seule l’intuition peut nous ouvrir les portes de la Connaissance. La maladie se révèle être un refus devant la vie, un refus parfois nécessaire pour nous permettre de dépasser nos conceptions toutes faites du monde, nos à priori et nos préjugés. La souffrance doit nous obliger à reconsidérer ce que nous croyons être, à modifier nos habitudes, nos comportements et notre façon de penser. Notre organisme dispose à l’origine, comme tout organisme vivant de tous les moyens nécessaires pour lutter contre la maladie, sinon il ne verrait jamais le jour. Les animaux sauvages ne tombent malades qu’en présence de la pollution, du manque d’eau potable et de nourriture et en fin de vie; ils échappent habituellement aux dysfonctionnements. – Le meilleur médecin est celui qui vous permet de chercher la guérison, non par des pilules ou par la «lumière guérisseuse » à X euros la séance, mais au plus profond de vous-même en collaboration avec votre «médecin intérieur», au-delà des symptômes, au-delà de la souffrance.

ENTR’AIDE : Quelle médecine nous conseillez-vous alors pour la santé du Foie?

Alain HAUUY: Le réflexe de tout professionnel de la santé (et non de la maladie), est d’aider à la restauration du foie. La naturopathie fondamentale (PV Marchesseau 1935) nous donne la méthode en trois temps : hygiène alimentaire avec le réglage alimentaire personnalisé, hygiène nerveuse et mentale avec la relaxation volon­taire et hygiène musculaire avec la «gymnastique des organes» qui réalise un auto-massage hépatique couplé à la respiration profonde volontaire. Si le protocole est adapté au sujet et est correctement suivi, les artifices médicamenteux « médica…menteurs », allopathiques ou homéopathiques que l’on préconise habi­tuellement pour tous les problèmes chroniques dont la plupart sont liés à des dysfonctionnements hépa­tiques (tels que sinusites, conjonctivites, sinusites, tendinites, mycoses, allergies cutanées, hémorroïdes, baisse de tonus, réveils nocturnes répétés entre 1 et 3 heures du matin), seront inutiles. Quant aux pratiques thérapeutiques telles que les plantes, les arômes, l’acupuncture, la réflexologie, l’ostéopathie, les massages, la sophrologie sans omettre la simple application des mains, seront valables, si elles sont utilisées à bon escient au sein du concept naturaliste que nous propose la naturopathie au cours de ses trois étapes incontournables : la désintoxication, la revitalisation et la stabilisation. Le retour à la santé n’est durable que s’il s’accompagne d’une prise conscience chez le patient de ses erreurs de vie et de la nécessité vitale d’une meilleure relation avec lui même, avec les autres, avec la création et avec le Créateur. Aucun procédé thérapeutique isolé n’est valable, car rien d’équilibré ne peut-être obtenu au niveau cellulaire, tant que l’ordre naturel n’est pas respecté au niveau biologique, la décancérisation de l’espèce n’est possible qu’en empruntant la voie que nous impose la Vie, tout artifice est voué à plus ou moins long terme à l’échec. Et en se rappelant simplement ce que disait St Vincent de Paul « il faut que le corps soit bien pour que l’âme s’y plaise…». ( d’après article publié dans le Journal « Entr’aide » N°51 Juin 2003)

A suivre

Article réalisé par Alain HAUUY

Lien : http://multimediaprevert.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=18

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6 réponses à “LA SANTE, UNE QUESTION DE FOI (E) ?

  1. Manouchka au Jardin d'Hiver

    janvier 28, 2011 at 10:17

    wow …vraiment intéressant cet article …je crois à la naturopathie …!
    Tout s’explique maintenant … » J’ai un très bon foie  » ……..lol
    Bisous May …à bientôt

    Manouchka

     
    • Yano

      janvier 29, 2011 at 10:51

      Bonjour Manouchka

      La naturopathie , c’est bien, la nutrithérapie , c’est mieux.
      Les deux sont l’avenir de la médecine ou la santé.
      « On est ce qu’on mange » ( yano Las)

      Bisous.

       
  2. Oceanelle

    janvier 29, 2011 at 10:31

    super cet article …on en a des choses à apprendre !!! très interessant, merci de nous le faire partager …. Bisous

     
  3. Yano

    janvier 29, 2011 at 10:58

    Bonjour Océanelle.
    Cet article m’a interpellé, car en islam et en arabe , l’enfant n’est pas le cœur, il est le foie.
    Et voilà qu’un article scientifique qui relie foi et foie!!
    Les chinois affirment quant à eux et par ailleurs que le foie est le bouclier des émotions.
    Ceci explique peut être cela.
    En tout cas, cela a l’air de converger vers un même sens, commun. Et la boucle est bouclée.
    je ne sais pas dans quoi j’ai mis les pieds mais c’est une piste de réflexion intéressante, un domaine d’investigation séduisant , pertinent, potentiel.
    A suivre..

     
  4. nicky68

    février 11, 2011 at 6:55

    ReBonsoir May….j’adhère complétement dans cette démarche présentée chez toi !
    Beaucoup de bienfaits ressentis corporellement et intérieurement …..notre âme ne demande que l’harmonie, à nous de la chercher …comme l’écris ton amie c’est une piste de réflexion & d’ investigation potentiellement régénératrice !!
    merci pour le lien …bisous

     
    • Yano

      février 11, 2011 at 6:58

      Bonsoir Nicky
      C »est toujours agréable et plaisant de connaitre et rencontrer des êtres qui partagent votre point de vue, votre façon de voir
      Amicalement.
      May

       

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