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Si tu m’apprivoises

24 Oct

Un texte bien connu..extrait :

Mais, si tu m’ap­pri­voises, ma vie sera comme en­so­leillée.
Je connaî­trai un bruit de pas qui sera dif­fé­rent de tous les autres.
Les autres pas me font ren­trer sous terre.
Le tien m’ap­pel­lera hors du ter­rier,
comme une mu­sique.
Et puis re­garde :

Tu vois, là-bas, les champs de blé ?
Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est in­utile.
Les champs de blé ne me rap­pellent rien.
Et ça, c’est triste !
Mais tu as des che­veux cou­leur d’or.
Alors ce sera mer­veilleux quand tu m’au­ras ap­pri­voisé !
Le blé, qui est doré, me fera sou­ve­nir de toi.
Et j’ai­me­rai le bruit du vent dans le blé …

Le re­nard se tut et re­garda long­temps le petit prince :
– S’il te plaît … ap­pri­voise-moi ! dit-il.
– Je veux bien, ré­pon­dit le petit prince,
Mais je n’ai pas beau­coup de temps.
J’ai des amis à dé­cou­vrir et beau­coup de choses à connaître.

– On ne connaît que les choses que l’on ap­pri­voise …
Il faut être très pa­tient, ré­pon­dit le re­nard …
Mais chaque jour tu pour­ras t’as­seoir un peu plus près …”

– Adieu, dit le re­nard. Voici mon se­cret. Il est très simple:
On ne voit bien qu’avec le cœur .
L’es­sen­tiel est in­vi­sible pour les yeux.

C’est le temps que tu as perdu pour ta rose,
Qui fait ta rose si im­por­tante.

Saint-Exu­péry  “Le petit Prince”

Bien sûr nous connais­sons tous ce dia­logue entre le re­nard et le petit Prince. Comme une mu­sique, une mé­lo­die dont le sens se perd un peu par­fois …

N’est-il pas sur­pre­nant, tout d’abord, que ce soit un re­nard, ani­mal aimé des en­fants dans les livres, mais tout de même sau­vage dans le réel, qui ex­plique ce que si­gni­fie “ap­pri­voi­ser” ?… Il l’ex­plique au petit prince d’une autre pla­nète, d’ac­cord !

Être ap­pri­voisé, qu’est-ce donc alors ? Être câ­liné, ca­jolé, ad­miré, consolé ?… Point, point, point !

Être ap­pri­voisé, c’est, ex­plique le petit rou­quin, se sou­ve­nir ! Pen­ser à ceux qui nous ont aimés, nous aiment, à tra­vers tout ce que nous voyons. Faire des liens entre na­ture, ob­jets et per­sonnes.

Mais sur­tout,  là où le re­nard fait très fort, c’est quand il nous laisse comme sym­bole du sou­ve­nir l’or des champs de blé. Cet or qui évoque le temps de l’en­fance.

Grandes per­sonnes, face aux blés, face à la na­ture, nous nous sou­ve­nons. Des en­fants qui ont tra­versé nos vies, que nous avons cô­toyés, aimés, édu­qués … Nous nous sou­ve­nons, rap­pe­lez-vous des pa­roles du rou­quin, parce que nous aussi nous avons été ap­pri­voi­sées ! Par … les pe­tits, les mômes, les lu­tins.

Gé­nial, ce texte se lit donc dans les deux sens ! Ap­pri­voi­ser, si­gni­fie aussi ac­cep­ter de “se lais­ser ap­pri­voi­ser” par plus petit. Et c’est tout sim­ple­ment le grand St-Exu­péry qui le dit !

Texte trouvé pat hasard sur le blog de lily:

http://www.marie-alex.fr/

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1 commentaire

Publié par le octobre 24, 2010 dans May aime la lecture

 

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Une réponse à “Si tu m’apprivoises

  1. llwynrt

    octobre 24, 2010 at 12:43

    juste une précision, l’adresse complète est :
    http://www.marie-alex.fr/lily-framboise/

     

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