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Conséquences d’être trop gentil

02 Avr

trop-gentil-dépendant-affectif-gros-nounours

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J’ai déjà partagé avec vous mes problémes d’apprentissages avce la dyslexie.

Suite aux différents commentaires, un internaute m’a fait parvenir une demande. Parler des gens qui sont trop gentils et qui vivent un enfer à être gentil.

Je ne parlerais pas d’un tel sujet d’une façon théorique. Mais plutôt de ce que j’ai pu vivre en étant le gentil nounours de tout le monde et des conséquences que j’ai eu à subir.

Gentillesse et dépendance affective

J’ai été un dépendant affectif. Toujours jouer le rôle du gentil est peut-être une des conséquences de ma dépendance affective. Peur de déplaire, peur de perdre, peur de ne pas être aimé… Aujourd’hui, j’aime les gens, mais pas au point de me perdre. Je veux faire un bout de chemin avec eux, mais pas au point de perdre mon propre chemin…

J’ai longtemps donné plus d’importance aux autres qu’à moi-même. De 16 à 21 ans, je me suis occupé de ma mère, divorcée et orpheline, qui avait le cancer. Je ne me suis pas donné le droit de prendre ma place devant ma mère, de lui parler de mes limites, de mes besoins. Finalement, j’étais le fidèle serviteur qui refoulait toutes ses émotions.

Après la mort de ma mère, il y avait mon père qui était très souffrant. Lui aussi était habité par la dépendance affective. Incapable de survivre au départ de sa femme, sa souffrance était plus importante que la mienne. Parce qu’être un éternel gentil c’est de toujours penser que la souffrance ou le bonheur des autres sont plus importants que les miens.

Pendant les réunions, c’est le gentil qui s’occupe de la musique, des boissons, faire la vaisselle, de ramasser les dégâts des autres…

Pendant que les autres s’amusaient, que les autres bénéficiaient des services du gentil, une rage, une frustration, une injustice grandissait en moi. Les autres étant toujours plus important que moi. Quand ils me quittaient, d’une façon ou d’une autre, je sentais un vide qui grandissait en moi.

Et mes relations amoureuses! J’en ai écrit plusieurs livres. Je n’ai jamais quitté une relation amoureuse. Ce sont les autres qui m’ont quitté. Je ne voulais pas leur déplaire et ne pouvait, n’y partir, n’y exprimer mes besoins.

Conséquences d’être trop gentil

Un vide qui ne cesse de se remplir de cette rage. Un gentil ne peut pas se choquer. Il ne peut pas déplaire.

Entre mes besoins et mes émotions, j’avais créé un mur pour m’empêcher de penser à moi et de vivre mes émotions que je pensais être négatives. Jusqu’au jour où tout a explosé comme un volcan. Ce qui m’a plongé dans une profonde dépression, suivi de deux tentatives de suicide. Toute cette rage qui m’habitait, je l’ai retourné contre moi.

Après avoir fait plusieurs thérapies, j’ai réussi à trouver un équilibre entre être gentil pour les autres et être gentil pour moi-même. Si je ne mets pas des limites, si je ne prends pas soin de mes besoins, je ne pourrais plus m’occuper des besoins des autres. Comme dit le dicton que je suis amusé à déformer: Gentillesse bien ordonnée commence par soi-même!

http://journaldelarue.wordpress.com/2009/12/23/consequences-d-etre-trop-gentil-emotion/

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7 réponses à “Conséquences d’être trop gentil

  1. fanny cros

    avril 2, 2010 at 12:11

    la gentillesse fait partie de l amour que l on a pour son prochain meme pour ces ennemis ecris moi on en parlera fannycros@yahoo.fr

     
  2. Yano

    avril 2, 2010 at 7:29

    Volontiers. A bientôt
    Yano

     
  3. Lila

    avril 2, 2010 at 8:07

    Moi aussi, je suis trop gentille, comment devenir plus méchante ????? 😦

    Moi ne plus craindre de ne pas plaire, oser dire non, dire clairement ce que l’on pense ?

     
  4. Yano

    avril 3, 2010 at 11:48

    C’est un problème typique des musulmans de ce siècle.

    Il faudrait cesser de se voir dans les yeux des autres pour commencer, ne plus exister que par leur regard , leur approbation.

    cela passe par une meilleure image de soi, plus de confiance en soi.

    les plus forts , les meilleurs ne sont pas les plus lisse, politiquement correct, sans défauts..non..

    Ce sont plutôt qui vivent librement et ouvertement avec leurs défauts et faiblesses affichés..je dirais même qu’ils cultivent leurs points faibles.

    Endosser l’habit , le rôle du méchant est le premier pas vers la liberté…
    la liberté d’être soi…!!

    Je te conseille deux livres sur le sujet:

    Le courage d’être soi..par Salomé
    Le bon heur d’être soi par Moussa Nabati ( je crois…)

     
  5. SimpleMohamed

    avril 5, 2010 at 1:19

    Salam ,

    Pour ce qui est de la gentillesse, je pose la question de la gentillesse naturelle.
    Notre caractère est le résultat de notre vécu mais aussi de nos facilités naturelles je pense.

    Il y a des gens, peut-être en faites-vous partie, qui sont facilement gentils car c’est une qualité de naissance, c’est génétique.
    C’est un dosage agréable de patience, de générosité , serviabilité, de bienveillance ,de timidité _aussi_,de pudeur,etc qui amène à se faire qualifier de  » gentil  » par les autres.

     » C’est gentil « . .. Cette expression s’emploie en général après un don matériel , mais aussi une bonne parole comme un compliment.

    Parfois la personne gentille est juste trop timide pour dire ce qu’elle pense de mal , mais elle a une patience qui se couple bien à sa timidité, donc elle ne dit rien et les gens la qualifie de gentille.

    D’autres, les gentils purs et durs , sont vraiment généreux, bienveillants, ils aiment partager , et ils voient les choses du bon côté ….. 😀
    Ils ont une trés faible méfiance envers les autres. Ils trouvent des excuses facilement aux gens et ils y croient.Ils ne comptabilisent pas ce que les autres leur ont rendus.
    Ce sont des bisounours bienheureux 🙂 …. Mais ce type de personnage ne peut exister durablement que s’ils sont nombreux à être mutuellement généreux.
    Car sinon, ils dépensent de l’argent, du temps, de l’énergie , et au final ils réalisent un jour qu’ils sont vides et qu’il n’y a personne pour les aider….même ceux envers lesquels ils étaient gentils les ont oubliés.
    Alors c’est le vécu qui force ces gentils à évoluer.

    ça se trouve même que parmi ceux qui ont profité de la gentillesse d’un gentil, il y a des opportunistes qui se disent  » ben de toutes manières c’est son plaisir de donner, alors moi je vais me servir sur lui autant que je peux »…

    Peut-être qu’on pourrait expliquer par cette loi de sélection naturelle, l ‘évolution individualiste des sociétés?

    C’est la rencontre entre 2 caractères différents : un généreux et un opportuniste…. L’opportuniste vampirise le généreux , et le généreux meurt.
    Et l’opportuniste se reproduit 🙂

    Il y aura des gens pour dire  » C’est bien d’être gentil, sois gentil avec les gens » …
    Et d’autres pour dire  » Faut pas se laisser faire dans la vie, faut s’affirmer, pas se laisser écraser » …

    Moi j’ai envie de considérer la gentillesse comme un désir auquel il ne faut pas toujours répondre.
    Parfois j’ai une envie de gentillesse, une idée d’être gentil avec quelqu’un, et puis je fais passer cette envie par ma raison et je décide après petite réflexion s’il est dommageable de répondre à cette envie.

    Avec ce petit traitement rationnel de la gentillesse, ça me permet de satisfaire mon penchant tout en évitant les abus (la plupart du temps, pas toujours).

    Parcequ’il faut que vous vous mettiez bien ça dans la tête, les gentils !
    Etre gentil avec quelqu’un peut nuire aux 2 personnes.
    Si cela nuit à la personne gentille , c’est déjà une bonne raison de ne pas être gentil.

    Dans votre cas, l’exemple de la gentille fille trés serviable …. on voit bien qu’à un moment il y a une frustration qui va naître et se développer.
    Mais elle est trop timide pour dire les choses en face  » Non, c’est à toi de le faire toi meme, pas à moi » / » Non, je n’aime pas « ,etc…
    Alors elle ne dit rien du tout …..Et elle encaisse mais ça fait mal.
    Une bonne solution dans un premier temps pour tromper sa timidité est de sortir des excuses bidons , c’est la fuite ou l’esquive. Cela permet de ne pas affronter l’interlocuteur en face, et de ne pas trop engager sa timidité.
    Exemple :  » j’peux pas, j’ai un truc à faire » .. « j’ai mal au pied » …etc…
    Ce n’est pas bien de mentir, alors essayez de trouver des excuses vraies 😀

    Le premier pas pour se décoincer de la timidité c’est de se justifier en impliquant les autres.
    Après quand vous serez un peu plus affirmés vous oserez dire : JE ne veux pas, JE trouve ça mal, etc…

     
  6. Yano

    avril 6, 2010 at 8:40

    Salam

    Tu dis , à propos de la gentillesse:
    «  » »C’est un dosage agréable de patience, de générosité , serviabilité, de bienveillance ,de timidité _aussi_,de pudeur,etc qui amène à se faire qualifier de » gentil » par les autres.«  » »

    Hmm..j’adore la formulation …à la fois poétique, lyrique, et scientifique, précise..!

    Plus qu’une qualité innée ou pas..la gentillesse peut être pour certain une valeur qui véhicule certains actes, motive certains comportements.

    Et oui …c’est un dosage , savant en plus , selon toi et j’adhère…dans ce sens qu’il faut bien savoir de quoi on parle, la gentillesse, bien la définir, en tant que concept , valeur ou qualité, bien comprendre de quoi elle est faite, ses composant plutôt que ses ingrédients, avant d’écrire l’équation de son équilibre: 20% d’altruisme, 5% d’égoïsme ( on ne survit pas sans..)15 % de générosité, 40% de patience, 10% de pardon,5% d’amour du prochain, 5% de foi pure ( ne jamais oublier le pourquoi on fait les choses..)

    On entre alors dans le domaine de la chimie .sinon mieux de l’alchimie

    Oui ..pour gentillesse utile, épanouie, forte, qui s’exprime simplement par quelques mots:

    Aider..non servir…non ..servile…

    Merci à toi

     
  7. lelsadenoch

    novembre 23, 2010 at 10:41

    Merci pour ton article Yano. J’aime beaucoup ! Oui, il est certain que trop gentil n’est pas bon, il faut être équilibré et gentil tout court, même pour soi… Moi aussi, cela venait d’un souci de manque d’amour et de dignité pour moi -même. J’ai beaucoup aimé ton article, il est important pour les gens comme nous de comprendre la dépendance affective !
    D’ailleurs, je partage avec toi cet article pour expliquer la signification chrétienne d’une belle parole de sagesse qui a été détournée de son sens malheureusement (Aime ton prochain comme toi-même), et plonge de ce fait dans la dépendance affective.. Je suis contente de t’avoir lu, et j’espère qu’on partagera encore de belles choses ensemble, c’est ce que j’aime le plus, quand les humains peuvent échanger, partager et aimer dans l’harmonie! Bisous à bientôt
    voici l’article : http://espritvivant.wordpress.com/2010/10/28/aime-ton-prochain-comme-toi-meme/

     

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