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I love Switzerland

03 Déc

Avant de venir y vivre, la Suisse était pour moi synonyme de banques, d’argent et de stations de ski: j’avais vaguement entendu parler à la télévision de Cran Montana, les paysages de carte postale. Par la suite, j’ai appris que c’était aussi le siège ou le symbole d’organisation internationales et humanitaires: l’onu, l’unesco, l’unicef. Un pays , tellement grand, tellement dans le trop, qu’on n’en rêve même pas.

Un peu plus tard, en France ou j’étais étudiante à quelques heures de Genève, j’eus l’idée d’aller faire un tour avec celui qui allait devenir mon mari , histoire de voir, assouvir une curiosité aussi féminine qu’intellectuelle.

Je garde un souvenir inaltérable du lac Léman et son fameux jet, des larges allées ombragées, propres, presque parfaites, des enseignes de luxe prestigieuses et bien sur de l’ONU que j’ai tenu à voir, sans pouvoir y entrer.

J’ai également visité Lausanne, Lausanne by nignt, faute de temps, on n’était là que pour un weekend.

J’en garde le souvenir d’un ville sympathique et chaleureuse, contrastant avec la stature et la froideur de Genève, une ville qui me convenait mieux par sa taille humaine, son aspect dynamique et vivant.

Quelques années plus tard, mariée , un enfant, une opportunité professionnelle se présente en Suisse que nous décidâmes de saisir.

Nous venions d’aménager dan un adorables 2 pièces dans une résidence un peu retirée de la ville, le summum du luxe après les chambre d’étudiants et nous avions même acheté un lave linge et une cuisinière tout neufs…on était riches.!

Quand vint l’heure du départ, il fallut songer au déménagement.

Incapables de se séparer d’objets qui représentaient tant à nos yeux, une partie de notre jeune histoire, un grand pan de notre vie, nous décidâmes d’emporter avec nous les objets neufs qui symbolisait une nouvelle étape de notre vie et laisser tout le reste.

C’est ainsi que nous primes la route, un beau samedi matin du mois de décembre , une journée aussi ensoleillée qu’enneigée, dans un camion de location . Heureux et anxieux, nous, notre enfant, le lave linge, la cuisinière à gaz et l’étagère en bois noir, que nous avons encore , 20 ans après, les deux autres étant devenus obsolètes.

Le voyage se déroula dans la joie et le bonheur sous un ciel bleu et un paysage enneigé.

A mesure que le temps passait cependant, les habitations se faisaient de plus en plus en basses , de plus en plus éloignées. à telle point que je me suis demandée si on laissait pas la civilisation derrière nous.Les petites maisons dans la prairie succédait aux petites maisons dans la foret, les poneys et chevaux aux vaches avec clochettes.

La gorge serrée et l’estomac noué, je n’osais même pas demander à mon mari:

Mais ou est ce qu’on va habiter?

Jusqu’au moment ou je l’entendis me dire:

Voilà , c’est là. Il y a un centre commercial à coté , le plus grand de la région.

C’était un lotissement de plusieurs immeubles de trois étages avec ou sans place de jeu pour le s enfants.

La civilisation …de retour…enfin!

Ouf, j’ai eu chaud.

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Publié par le décembre 3, 2009 dans May aime se poser des questions

 

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